Département des études arabes, médiévales et modernes

Le Département des Études Arabes, Médiévales et Modernes (DÉAMM)

Directrice : Pauline Koetschet

Présentation du département

 Le DÉAMM est l’un des trois départements scientifiques de l’Ifpo. Héritier de l’Institut français d’Études Arabes de Damas (IFÉAD fondé en 1922), il fut intégré en tant qu’unité scientifique lors de la création de l’Ifpo, en 2003. Dès le début de la guerre en Syrie en 2011, le DÉAMM a été contraint de quitter Damas, son siège historique, pour se redéployer à Beyrouth, au côté des autres départements de l’Ifpo. La bibliothèque des études arabes, riche de 95 000 ouvrages et environ 500 périodiques, est demeurée à Damas et se trouve actuellement inaccessible aux chercheurs.

Le DÉAMM compte 4 chercheurs (3 MEAE, 1 CNRS), 1 doctorant AMI, 1 directrice scientifique, qui est aussi responsable des stages d’arabe, et 1 coordinateur pédagogique des stages d’arabe, également chercheur associé. Le département bénéficie également des travaux d’une dizaine de chercheurs et doctorants associés et deux bourses AMI de courte durée. Par ailleurs, le département bénéficie de l’appui de 10 chercheurs associés à ses programmes, au Liban, en Jordanie, Syrie et en France.

Le DÉAMM développe ses activités sur l’ensemble des espaces couverts par l’Ifpo : Liban, Jordanie, Territoires palestiniens et Irak (région du Kurdistan). Le DÉAMM continue également de travailler sur la Syrie, principalement à travers les productions culturelles (artistiques, littéraires), l’étude du dialecte et les questions patrimoniales.

Le DÉAMM a pour politique scientifique de promouvoir la recherche dans les domaines des études arabes au sens large (langue, littérature, linguistique, arabes, toutes périodes confondues), et de l’histoire du Proche-Orient depuis les débuts de l’Islam au VIIe siècle jusqu’à la fin de l’Empire ottoman dans le premier quart du XXe siècle (histoire, philosophie, histoire des sciences et des techniques, histoire de la pensée religieuse musulmane, mais aussi chrétienne ou juive de langue arabe). Le DÉAMM fait aussi valoir son expertise dans les domaines de l’archéologie, de l’épigraphie et de l’histoire de l’art d’époque islamique au Proche-Orient.

Axes de recherche

Les travaux du DEAMM s’organisent autour de 4 axes, tous transversaux et structurés par des programmes de recherche collectifs.

Axe 1 : Archéologie, épigraphie et culture matérielle.

Programme « Entre terre et mer » (culture matérielle).

Responsable : Valentina Vezzoli

Partenaires : Université libanaise, Università degli studi di Udine, American University of  Beirut, Deutsches Archäologisches Institut.

Le programme de Valentina Vezzoli « Entre terre et mer : culture matérielle et paysage humain à la période islamique au Liban » a débuté en septembre 2018. Il vise à reconstruire l’histoire du peuplement du Liban au cours de la période islamique en ciblant des régions significatives situées dans l’arrière-pays, les montagnes et la côte. La recherche s’appuie sur une étude archéologique de la région et sur l’analyse de la culture matérielle de l’époque islamique. Le programme peut compter sur la collaboration avec le Deutsches Archäologisches Institut et l’Université Libanaise pour l’étude de l’assemblage céramique issu des fouilles de Baalbek et l’American University of Beirut pour l’étude du matériel de la prospection Central Beqaa Archaeological Project. 

En 2019, le projet a vu s’agréger de nouvelles collaborations : Northern Lebanon Archaeological Project (Università degli studi di Udine et Université Libanaise) ; Mission Archéologique de Ej-Jaouzé (IFPO). De nouvelles collaborations démarreront en 2020 (American University of Beirut).

L’Axe 1 a également pour objectif de former les étudiants de l’Université Libanaise à l’étude des assemblages céramiques en archéologie. Deux formations ont été organisées et sont prévues de façon régulière pour les années à venir : en 2019, Formation à l’étude de la céramique en archéologie et en 2020, Formation au dessin de la céramique (ajournée).  Ces formations s’adressent aussi aux responsables de la Direction Générale des Antiquités. 

Programme d’archéologie islamique en Jordanie : étude historique et archéologique de Khirbat al-Dūsaq

Responsables : Elodie Vigouroux et René Elter, chercheurs associés.

Depuis 2015, l’Institut français du Proche-Orient est engagé dans l’étude historique et archéologique du site de Khirbat al-Dusaq, complexe d’époque ayyoubide (XIIIe siècle), bâti sur la route du hajj, dans le sud de la Jordanie actuelle. Après avoir fouillé le hammam et l’iwan, l’équipe a poursuivi ses investigations dans la partie résidentielle en 2019. Parallèlement, une campagne de restauration des parements du bain a été conduite par un tailleur de pierre.

Financée en partie par le Ministère des affaires étrangères, la missions poursuit et l’équipe espère notamment parvenir à éclairer les méthodes d’adduction et de gestion de l’eau sur ce site bâti dans une région semi-aride.

 

Axe 2 : Études historiques (des débuts de l’Islam à la fin de l’Empire ottoman).

Programme : Histoire orale et archives sonores – Lieux de mémoire en Jordanie.

Responsable : Falestin Naïli

Partenaires : Goethe Institute, Jordan University, Yarmouk University, Mutah University, Hussein Bin Talal University, National Library of Jordan, Phonothèque d’Aix-en- Provence

Dans sa 3e année, ce projet de collecte de récits d’histoire orale et de formation à la méthodologie de l’histoire orale a impliqué onze étudiants issus des quatre universités publiques de Jordanie. L’objectif de ce programme est triple : former des étudiants jordaniens à la méthodologie de l’histoire orale, créer un corpus de récits oraux à propos de l’histoire de Jordanie, et former les archivistes de la National Library au traitement et à la valorisation de ce corpus sonore. Ce projet a déjà abouti à la constitution d’un corpus sonore sur un quartier du vieux Amman, bientôt accessible au grand public, et à un glossaire (https://phonotheque.hypotheses.org/32107).

Programme : A century of Palestinian Nationalism: Modes of Political Organization and Representation since 1919.

Responsable : Falestin Naïli

Partenaires : Columbia Global Centers, Institute for Palestine Studies, Al Hekma Association

Cent ans après la tenue du Premier Congrès Palestinien qui rassemblait les associations islamo-chrétiennes (Muslim-Christian Associations) à Jérusalem, il s’agit d’analyser les différents modes d’organisation et de représentation politique des Palestiniens avant et après la grande rupture de 1948 et de comprendre l’impact des différentes idéologies politiques présentes parmi les Palestiniens. L’étude du nationalisme palestinien ayant été partielle jusqu’à présent, l’ambition de ce colloque était d’ouvrir le débat entre les spécialistes des différentes phases de ce nationalisme, de ses débuts à la fin de l’époque ottomane jusqu’à nos jours, en prêtant attention au moment de rupture que répresente la Nakba de 1948 et aux contraintes des différents contextes géopolitiques dans lesquels vivent les Palestiniens, y compris dans la diaspora.

Le travail sur la publication des actes du colloque a commencé avec l’ambition de publier l’ouvrage en 2020-2021, avec le soutien financier du Columbia Global Center Amman.

Programme « Débuts de l’Islam »

Simon Pierre, doctorant en troisième année de thèse, poursuit ses travaux sur les tribus arabes chrétiennes aux débuts de l’Islam. Il bénéficie de sa proximité avec les axes de recherche du Déamm et ceux de nombreux chercheurs du DAHA.

 

Axe 3 : Pôle philosophie (toutes époques confondues).

Le Pôle philosophie a été créé en septembre 2019 et étend ses travaux de la période médiévale à la période contemporaine.

Programme GAIA : Galen Into Arabic. More than a translation.

Responsables : Pauline Koetschet et Guillaume de Vaulx

Partenaires : American University in Beirut, University of Vienna, Centre Jean Pépin.

Le 1er janvier 2019 a débuté le programme GAIA, coordonné par Pauline Koetschet, et dans lequel Guillaume de Vaulx d’Arcy est responsable scientifique. GAIA entend explorer les points de contact de trois courants intellectuels dans le monde arabo-islamique des IXe et Xe siècles : la tradition médicale grecque issue du corpus galénique, la philosophie islamique (falsafa), et la théologie rationnelle (kalam). Par hypothèse, le projet suppose que les débats intellectuels qui animèrent le monde arabo-islamique eurent un profond impact sur la manière dont la tradition médicale grecque fut reçue. Comme de nombreuses traductions arabes de traités de Galien, aussi bien les abrégés composés par la suite, demeurent à ce jour non édités, le projet fournira de nombreuses éditions dont le besoin se fait grandement sentir. Il s’agit d’un projet international (PRCI), qui associe l’Ifpo à l’université de Vienne ainsi qu’au centre Jean Pépin. Il est également à l’origine de plusieurs collaborations avec le centre Farouk Jabre (AUB). Ce projet bénéficie d’un financement de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et du Austrian Science Fund (FWF).

Programme Ecologie politique : « La nature est-elle un acteur politique « ?

Responsable : Guillaume de Vaulx et Jihad Farah (UL)

Partenaire : Université libanaise

L’Ifpo et le département d’urbanisme de l’Université libanaise ont lancé en janvier 2019 un cycle commun de séminaires d’écologie politique sur le thème : La nature est-elle un acteur politique ? Le séminaire propose plusieurs rencontres tout au long de l’année 2020-2021, chacune centrée sur un lieu précis de crise et de mobilisation écologique au Liban et regroupant le monde académique, les acteurs de la société civile et les décideurs politiques. Voir: https://libecolo.hypotheses.org/

 

Axe 4 : Langue, littérature et culture (toutes époques confondues).

Programme : Linguistique de l’interaction en arabe

Responsable : Véronique Traverso 

Partenaires : Université Libanaise, AUB, AUF, USJ

Ce programme comprend trois opérations de recherche. Tout d’abord la mise en place d’une convention de transcription de l’arabe parlé répondant aux besoins de l’étude des usages situés de la langue, et la réalisation d’un corpus qui sera mis à la disposition des chercheurs (collaboration IFPO / Université Libanaise / American University of Beirut). Voir : https://hypotheses.org/author/arapi. La seconde opération porte sur les difficultés communicatives que peuvent rencontrer les déplacés/réfugiés syriens dans les cadres de consultations médico-sociales (collaboration IFPO / USJ-Département de Psychiatrie) au Liban. Voir http://www.icar.cnrs.fr/sites/projet-remilas/remilas-liban/. En troisième lieu,« LanĠ(u)āGeS : les langues à Beyrouth »,en place en 2018, en collaboration entre l’IFPO, l’Université Libanaise (Centre des Sciences du Langage et de la Communication) et l’Université Américaine de Beyrouth,porte sur les pratiques linguistiques et communicatives à Beyrouth, dans les contextes de la vie quotidienne, qu’ils soient professionnels, privés ou didactiques. Il concerne les pratiques orales mais aussi écrites, et ouvre la discussion sur les choix et les mélanges de langues (arabes, anglais, français, etc.), les formes linguistiques pré-construites aussi bien qu’émergentes, les représentations écrites ou scripturales de ces usages et la créativité qu’ils permettent.

Programme : Édition critique de Sīrat al-Malik al-Ẓāhir Baybarṣ

Responsables : Georges Bohas et Iyas Hassan, chercheurs associés.

Partenaires : ICAR UMR 5191 ; LARHRA – UMR 5190 ; IREMAM UMR-7310.

En 2020, le projet LiPoL (Littératures Populaires du Levant. Archiver, analyser et conter le Roman de Baybars au XXIe siècle), financé par l’ANR, a démarré. LiPoL permet la structuration d’un nouveau réseau de recherche autour des littératures populaires arabes, regroupant trois UMR et un IFRE. Ce projet donne un nouveau souffle au projet Baybars, né en 2000 autour de l’édition critique de la Sīrat al-Malik al-Ẓāhir Baybarṣ. C’est le plus long et le plus ancien programme en place au DEAMM (http://icar.cnrs.fr/recherche/cedilles/cedilles-llma/). Cette édition s’appuie sur trois séries de cahiers manuscrits (60 000 folios au total), ayant servi à des ḥakawātī-s qui contaient cette geste dans les cafés de Damas entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Dix-sept volumes sont déjà parus aux Presses de l’Ifpo.

Programme: « Dictionnaire d’arabe dialectal de Damas »

Responsables: Jérôme Lentin et Claude Salamé, chercheurs associés.

Le DEAMM soutient, depuis 2010, le projet de constitution d’un dictionnaire d’arabe dialectal damascène en ligne (archives ouvertes HAL-SHS, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00504180/fr/ ).

 

Axe méthodologique : traduction

Cet axe regroupe les initiatives basées sur un travail de traduction à partir de l’arabe. Leur premier objectif est de rendre disponible et faire connaître des textes en arabe, toutes époques confondues, encore trop peu accessibles dans des langues européennes. C’est le cas par exemple de l’ouvrage de Najla Nakhlé-Cerruti, L’individu au centre de la scène. Trois pièces palestiniennes (https://www.ifporient.org/lindividu-au-centre-de-la-scene-trois-pieces-palestiniennes/), ou de celui de Guillaume de Vaulx, Procès animal de la domination humaine, qui est une traduction d’une épître des Frères de la pureté.

Certaines de ces initiatives réfléchissent aussi à la dimension historique de l’acte de la traduire, comme dans le cas du mouvement de traduction du grec vers l’arabe (ANR GAIA).

Cet axe est aussi un pont entre le DEAMM et le stage d’arabe. Nous espérons mettre en place une école d’été de traduction annuelle, à compter de 2021, qui portera tour à tour sur sur la littérature contemporaine syrienne, jordanienne et libanaise.

 

Séminaires du DEAMM

Séminaire annuel du Pôle philosophie (Beyrouth)

Responsables : Guillaume de Vaulx et Nibras Chehayed

Chaque année, le Pôle philosophie de l’Ifpo fixe le thème d’un séminaire annuel. En 2019-2020, ce thème était « Créer-détruire-disparaître ». Il part d’une citation de Günther Anders (1902‒1992), philosophe pour lequel le bombardement de Hiroshima constitua l’événement fondateur d’une pensée de la « destructivité », entendue comme dynamique dans laquelle le sujet est agent de sa propre disparition : « Nous vivons dans une époque où nous travaillons en permanence à la production de notre disparition ». Nous ancrerons cette problématique de la destructivité spécialement dans le contexte régional. Quand un slogan politique syrien en vient à crier « À bas le monde ! À bas toute chose ! », et qu’un autre slogan libanais décrit le gouvernement comme un « conseil du sabotage et de la destruction », le renouvellement de notre analyse géopolitique se fait urgent. Un ouvrage sur l’art contemporain syrien post-2011 est en préparation.

« Patrimoine et cinéma » (Beyrouth)

Responsable : Valentina Vezzoli

Ce nouveau programme propose d’aborder le patrimoine culturel et archéologique du Proche-Orient par le cinéma et d’en interroger sa représentation. Comment le patrimoine architectural, archéologique et artistique du monde médiéval est-il représenté dans les films hollywoodiens et du monde arabe ? Pour le savoir, chaque film sera précédée d’une courte conférence et suivi d’une discussion et d’un dialogue avec des artistes et/ou des chercheurs.

Séances : « Bleu-gris », de Mouhamad al-Roumi (Syrie, 2005), sur le patrimoine disparu de la vallée du Moyen Euphrate.

D’autres séances seront programmées à la rentrée 2020.

Séminaire Revisiter le patrimoine intellectuel en temps de conflit et de crise (Amman)

Responsable : Abdul-Hameed al-Kayyali

Ce séminaire, qui débutera à la rentrée 2020, entend explorer l’utilisation qui est faite, dans les débats contemporains, des figures intellectuelles de l’époque classique (par exemple al-Farabi, Ibn Sina/ Avicenna, Ibn Rushd/ Averroes, Ibn Maymun/ Maimonides, Ibn Taymiyya, Ibn Khaldun…), et montrera donc quelle importance il y a à revisiter cet héritage.

 

Les chercheurs du DÉAMM

En juin 2020, sont en poste à l’Ifpo :

KOETSCHET Pauline (Beyrouth, directrice scientifique, philosophie arabe médiévale)

DE VAULX D’ARCY Guillaume (Beyrouth, chercheur MEAE, philosophie arabe classique)

–  PIERRE Simon (Beyrouth, doctorante en mobilité internationale, historienne, époque omeyyade)

NAÏLI Falestin (Amman, chercheure MEAE, historienne, époque ottomane)

TRAVERSO Véronique (Beyrouth, directrice de recherche CNRS en mobilité, linguistique)

VEZZOLI Valentina (Beyrouth, chercheure MEAE, céramologie d’époque islamique)

Chercheurs du DÉAMM ayant récemment quitté l’Ifpo

Août 2019 :  IMBERT Frédéric (Beyrouth, directeur scientifique, épigraphie islamique, didactique de la langue arabe)

Août 2018 : Boris James (Erbil, histoire du Kurdistan islamique) ; Elodie Vigouroux (Beyrouth, histoire et archéologie islamiques, édition de textes médiévaux syriens)

Août 2017 : Iyas Hassan (Beyrouth, littérature classique et populaire, édition de textes), Vanessa Guéno (Amman, histoire de l’époque ottomane dans les villes et campagnes en Syrie et Jordanie)

Des stages de langue arabe renommés

Dans le cadre spécifique de la formation linguistique, le DÉAMM coordonne un programme de formation linguistique en langue arabe : fort de 40 années d’expérience, le stage d’arabe en vue de la recherche et les stages intensifs accueillent chaque année environ 140 stagiaires de France, d’Europe et du monde entier venus se former en arabe à des fins professionnelles à l’Ifpo. Ces stages de langue, fleuron de la formation linguistique des arabisants, traditionnellement implantés à Damas depuis 1975, ont dynamiquement rebondi à Beyrouth où ils se sont désormais ancrés et ont diversifié leur offre de formation. Depuis 2014, les stages sont également proposés sur le site d’Amman où un espace dédié aux enseignements de langue permet d’accueillir à l’année une trentaine de stagiaires. L’accès, chaque année, d’enseignants, de chercheurs, de diplomates, de militaires, de journalistes, etc. à des carrières où la maîtrise de la langue arabe est nécessaire prouve en soi la qualité et la solidité de cette formation.

Formations doctorales et écoles d’été

 Le DÉAMM se trouve particulièrement investi dans les formations doctorales ou des écoles thématiques d’été au Liban, en Jordanie et à l’international (Turquie, France). En 2012, une formation doctorale sur l’Histoire des textes arabes anciens a vu le jour. Ce séminaire doctoral interuniversitaire a évolué dès 2016 et a investi le champ des Études critiques des manuscrits, archives et inscriptions arabes. Il implique dynamiquement 5 universités libanaises (Université Saint-Joseph, Université Libanaise, Université Saint-Esprit de Kaslik, Université de Balamand).

Dans le champ des études ottomanes, plusieurs formations doctorales ont été proposées depuis 2016 sous la forme d’écoles d’été, bénéficiant selon les années du soutien du GIS Moyen-Orient/mondes musulmans, du CNRS ou de l’AUF. Dans le cadre de programmes transversaux avec le DÉC, et en collaboration avec des institutions et universités partenaires (IFEA, OIB, CETOBaC, Ankara Sosyal Bilimler Üniversitesi, İbn Haldun Üniversitesi, JACMES, IREMAM), quatre écoles thématiques se sont tenues en 2016 à Amman, 2017 à Beyrouth et 2018 à Aix-en-Provence et Ankara. Elles proposent une formation à la lecture et l’analyse des sources issues de l’administration ottomane (Reading and Analysing Ottoman sources) sous forme d’ateliers paléographiques et philologiques.

Publications du DÉAMM (depuis 2015)

Le département des études arabes, médiévales et modernes dispose d’une collection aux Presses de l’Ifpo (PIFD) et d’une revue à parution annuelle, le Bulletin d’Études Orientales. Un comité de rédaction et un comité de lecture rassemblent des chercheurs français et internationaux, majoritairement extérieurs à l’Institut. Il permet de veiller à la qualité scientifique des ouvrages et articles publiés.

  • Van Renterghem, V., 2015 : Les élites bagdadiennes au temps des Seldjoukides, Presses de l’Ifpo, PIFD 284, 530 + 493 p.
  • Guéno V. et Knost S., 2015 : Lire et écrire l’histoire ottomane : examen critique des documents des tribunaux ottomans du Bilād al-Šām, Beyrouth, Ifpo – OIB, PIFD 813, 226 p.
  • Bohas, G. et Hassan, I. (éd.), 2015 : Sīrat al-Malik al-Zāhir Baybars, vol. 13, Beyrouth, Presses de Ifpo, 485 p.
  • Bohas, G. et Hassan, I. (éd.), 2016 : Sīrat al-Malik al-Zāhir Baybars, vol. 14, Beyrouth, Presses de Ifpo, 488 p.
  • Bohas, G. et Hassan, I. (éd.), 2017 : Sīrat al-Malik al-Zāhir Baybars, vol. 15, Beyrouth, Presses de Ifpo, 477 p.
  • Valter, S., 2015 : Islamité et identité d’après Ali Sulayman al-Ahmad, Traduction, introduction et notes, Ifpoche 4, Bilingue 2, 288 p.
  • Koetschet, P. et Pormann, P.E., 2016 : La construction de la médecine arabe médiévale. Co-édition, Ifpo-IFAO, Beyrouth, PIFD 812, 192 p.
  • 2016 : Histoire du mouvement littéraire dans l’Église Melchite du Ve au XIXe siècle (Vol. I – Période byzantine 451-634). Beyrouth, co-édition Ifpo-CERPOC-Éditions de l’USJ, 2016, 256 p.
  • Al-Akra, H., 2016 : L’histoire de Baalbek à l’époque médiévale d’après les monnaies (636-1516), Beyrouth, Presses de l’Ifpo, 2016, PIFD287, 352 p.
  • L’Hopital, J.-Y., 2016 : Al-Tā’iyya al-Kubrā de ‘Umar b. alFāriḍ., traduction et commentaire, édition bilingue. Beyrouth-Damas, Presses de l’Ifpo. PIFD 289, 264 p.
  • Bulletin d’Études Orientales 64 (2015), 2016 : Histoire et anthropologie des odeurs en terre d’Islam à l’époque médiévale (sous la direction. J. Bonnéric), Beyrouth-Damas, Presses de l’Ifpo, PIFD 964, 390 p.
  • Hassan, I., (dir.), 2017 : La littérature aux marges du ʾadab. Regards croisés sur la prose arabe classique, Marseille et Beyrouth, Presses de l’Ifpo et Diacritiques Éditions, 361 p.
  • Bulletin d’Études Orientales 65 (2016), 2017 : Mélanges en mémoire de Djamel Eddine Kouloughli, (sous la direction de Georges Bohas et Bruno Paoli), Beyrouth-Damas, Presses de l’Ifpo, 302 p.
  • Eychenne, M., Meier, A., Vigouroux, E., 2018 : Le waqf de la mosquée des Omeyyades de Damas, le manuscrit ottoman d’un inventaire mamelouk établi en 816/1413, Presses de l’Ifpo, PIFD 292, 738 p.
  • Bulletin d’Études Orientales 66 (2017), 2018 : Pouvoir et culture dans le monde arabe et musulman médiéval : études dédiées à la mémoire de Thierry Bianquis, (sous la direction de Abbès Zouache), Presses de l’Ifpo.
  • Hassan, I., 2018 : Moïse l’Africain, migration de récits et brassage de mythologies en Afrique Subsaharienne, édition critique, traduction et commentaires, Ifpoche 5, bilingue 3, 138 p.
  • Mouton, J.-M., Guilhot J.-O. et Piaton, C., 2018 : Portes et murailles de Damas, de l’Antiquité aux premiers Mamlouks. Histoire, architecture, épigraphie, Presses de l’Ifpo, PIFD 293, 355 p.

Les Carnets de l’Ifpo (DÉAMM)

Les Carnets de l’Ifpo (plateforme Hypotheses.org) demeurent également un support d’édition du DÉAMM, abritant des billets thématiques assez courts. Parmi les derniers publiés :

Un département récompensé pour sa production scientifique

  •  Van Renterghem, V., 2015 : Les élites bagdadiennes au temps des Seldjoukides, Presses de l’Ifpo, PIFD 284, 530 + 493 p. Premier prix d’histoire du monde arabe de l’Institut du monde arabe (IMA) le 21 mai 2016.
  • Al-Akra, H., 2016 : L’histoire de Baalbek à l’époque médiévale d’après les monnaies (636-1516), Beyrouth, Presses de l’Ifpo, 2016, PIFD287, 352 p. Ouvrage récompensé en 2018 par la médaille Drouin, prix de numismatique orientale décerné par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.