De la mesure à la norme : les indicateurs du développement

De la mesure à la norme : les indicateurs du développement

Philippe Bourmaud (dir.)

Co-édition Presses de l’Ifpo - BSN Press

Collection A Contrario - Campus, dirigée par Daniel Meier

CCO 31

Bangkok-Lausanne, 2011

ISBN : 978-616-90781-3-5

23 × 15 cm, 112 p., 16 €

Acheter au format PDF + epub (5,99 €) : http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9786169078135/de-la-mesure-a-la-norme-les-indicateurs-du-developpement

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Ouvrage publié avec le soutien du programme de recherche Tanmia (Ifpo), financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR).


Les indicateurs sont devenus un instrument omniprésent dans la conception des politiques de développement. À la fois outils informatifs et fondement des normes, ces indicateurs n’en sont pas moins critiqués comme autant d’artifices destinés à masquer l’ingérence des institutions internationales au service des agendas internationaux. Abordant le développement sur des terrains d’Afrique subsaharienne et du monde arabe, les contributions qui composent cet ouvrage s’attachent  à analyser où, précisément, dans le travail sur les indicateurs, interviennent des considérations normatives transnationales.

Sommaire

  • Philippe Bourmaud, « Introduction. Les indicateurs du développement, entre information scientifique et normativité », p. 5-10.

1. Mesures

  • Vincent Bonnecase, « Quantifier les niveaux de vie avant le temps de la pauvreté. L’exemple du Mali », p. 13-29.
  • Myriam Saadé-Sbeih et Ronald Jaubert, « Indicateurs de “surexploitation” des eaux en Syrie : base d’un diagnostic hégémonique », p. 31-46.

2. Seuils et normativité

  • Philippe Bourmaud, « Science internationale et élaboration des pratiques du développement : le débat sur les indicateurs de prévalence du paludisme dans les années 1920 », p. 49-67.
  • Ronald Jaubert et Myriam Saadé-Sbeih, « L’instrumentation locale des discours globaux : l’exploitation des steppes et des eaux souterraines en Syrie centrale », p. 69-85.

3. Objectifs et priorités

  • Françoise de Bel-Air, « Fighting Poverty: “Making up” a New Society around the Use of Human Developement in Jordan », p. 89-106.

Biographies des auteur-e-s, p. 109-110.

Table des matières, p. 111

Biographies des auteurs

Vincent Bonnecase est docteur en histoire, chargé de recherche en sciences politiques au CNRS et membre du laboratoire « Les Afriques dans le monde » de l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Il est auteur de La Pauvreté au Sahel. Du savoir colonial à la mesure internationale (Karthala, 2011). Il est également membre du comité de rédaction de la revue Politique africaine.

Philippe Bourmaud est maître de conférences en histoire contem­po­raine à l’université Jean Moulin Lyon III, et membre du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (UMR 5190). Il a passé plusieurs années au Proche-Orient, principalement dans les Territoires palestiniens occupés, avant de terminer, en 2007, une thèse sur la professionnalisation médicale à la fin de l’Empire ottoman. Il travaille aujourd’hui sur les processus normatifs internationaux dans les territoires sous mandat de la Société des Nations (SDN).

Françoise De Bel-Air est sociologue, docteur en démographie et sciences sociales de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Ancien chercheur à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo) d’Amman, en Jordanie, elle est actuellement membre du réseau CARIM d’étude des migrations dans le monde arabe et vers l’Europe, au Migration Policy Centre de l’Institut universitaire européen de Florence. Ses travaux et publications portent sur la démographie politique dans le monde arabe et sur l’économie politique des migrations et des politiques de développement social dans la région. Elle a dirigé l’ouvrage collectif Migration et politique au Moyen-Orient (Ifpo, 2006).

Ronald Jaubert est professeur à l’Institut de hautes études inter­nationales et du développement (IHEID), à Genève. Il est également professeur à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’univer­sité de Lausanne et chercheur associé à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (Université Lyon II et CNRS, France). Ses recherches portent sur les politiques agricoles, la gestion de l’eau, la désertification et le pastoralisme au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et au Sahel. Il a notamment codirigé Les Marges arides du Croissant fertile. Peuplements, exploitation et contrôle des ressources en Syrie du nord (MOM, 2006).

Myriam Saadé-Sbeih est docteur/doctorante à la Faculté des géo­sciences et de l’environnement de l’université de Lausanne. Ses recherches portent sur les enjeux de l’exploitation des eaux souterraines au Proche-Orient, plus particulièrement en Syrie. Dans ce cadre, elle a participé à différents projets tels que l’ANR « Tanmia. Le développement : fabriques de l’action publique dans le monde arabe ? », coordonné par l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo).