Denise Aigle

Courriel: 
d.aigle@ifporient.org

Statut Directrice de recherche EPHE (Anthropologie religieuse de l'Orient musulman médiéval)
Membre statutaire de l'UMR 8167 "Orient et Méditerranée" (laboratoire islam médiéval)

À l’Ifpo depuis septembre 2001

Département Études arabes, médiévales et modernes



 

À l’Ifpo

  • Pensionnaire de septembre 2001 à août 2005
  • Chercheure associée depuis 2005

Thèmes de recherche

  • Histoire de l’Orient musulman (XIIIe-XVe s.)
  • Étude des contacts entre Orient musulman et Occident latin

Direction de programmes de recherche


 

Publications

Ouvrages d’auteur

A paraître

  • 2014 : The Mongol Empire between Myth and Reality. Studies in Anthropological History, Leyden, Brill, à paraître.
    In the The Mongol empire between myth and reality, Denise Aigle present the Mongol empire as a moment of contact between political ideologies, religions, cultures and languages, and, in terms of reciprocal representations, between the Far East, the Muslim East, and the Latin West. The fist part is devoted to “The memoria of the Mongols in historical and literary sources” in which she examines how the Mongol rulers were perceived by the peoples with whom they were in contact, and in the late sources they were “Islamicized”. In the second part, “Shamanism and Islam,” she studies the perception of shamanism by Muslim authors and their attempts to integrate Genghis Khan and his successors into an Islamic framework. The two last sections “Conquering the world with the protection of the Eternal Heaven (tenggeri) and “Mamluks and Ilkhans the quest of legitimacy” deal with geopolitical questions involving the Ilkhans, the Mamluks, and the Latin West. Genghis Khan’s successors claimed the protection of “Eternal Heaven” to justify their conquests in Bilād al-Shām even after their Islamization
  • Holy Men in Medieval Persia (Xe-XVIes.). Anthropological Approches, Boston, Ilex Foundation.

Parus

  • 2005 : Le Fārs sous la domination mongole (XIIIe-XIVe s.). Politique et fiscalité, Leuven, Peeters, 2005 (Studia Iranica, Cahiers 31), cartes, tableaux généalogiques, lexique, index, 247 p. [ISBN : 2-910640-17-5].
    Quels furent les effets de la domination mongole en Iran ? La question est fondamentale, mais la réponse n’est pas aussi évidente que ce l’on pouvait penser. C’est ce que montre D. Aigle dans ce livre important à partir de l’exemple jamais étudié de la région du Fars, en Iran méridional, qui jouissait d’une semi autonomie. Partant du constat que la trame générale de la domination mongole en Iran étant désormais connue, l’aueur postule que seul le changement de l’échelle d’analyse est en mesure de faire avancer nos connaissances. Basé sur une analyse minutieuse et inédite de l’ensemble des sources disponibles (en particulier Vassaf), ce livre propose une nouvelle lecture de la période, avec à la clef des conclusions inédites. La conquête mongole représente bien une rupture, mais les causes de la régression économique sont à rechercher bien en amont de l’invasion mongole, dans la période seldjoukide. De même, les fameuses réformes de Ghazan Khan ne semblent pas avoir changé les pratiques fiscales dans la région contrairement à ce que laissait penser le témoignage célèbre de Rashid al-Din. Surtout, la prise en compte de trajectoires individuelles, sur le modèle de ce qu’avait fait Jean Aubin dans Émirs mongols et vizirs persans dans les remous de l’acculturation (1995), fait voler en éclat une certaine approche ethnique de la question : D. Aigle montre de façon saisissante comment les efforts de certains administrateurs turcs ou mongols pour rétablir la situation fiscale en Fars furent ruinés par les intrigues d’influents notables persans à la cour de l’Ilkhan. Ainsi, à la question « qui est responsable de la ruine du Fars ? », D. Aigle répond de façon provocante : les notables locaux qui stationnent dans l’entourage des souverains mongoles d’Iran pour veiller à leurs intérêts (p. 205). Ce livre prendra tout son sens quand d’autres études locales menées avec la même rigueur permettront de vérifier si les conclusions tirées de l’exemple du Fars ont valeur générale.
     
  • 2008 : Tārīḫ-i iǧtimā‘ī va farhangī-i Īrān [Histoire sociale et culturelle en Iran (IXe - XVe s.)], Téhéran, Studia Persica, 2008, 342 p.

Direction et édition d’ouvrages collectifs

  • 1995 : Saints orientaux. Hagiographies médiévales comparées 1, Paris, De Boccard, 1995, 246 p.
    La collection Hagiograhies médiévales comparées a pour ambition de confronter les vies des saints chrétiens et des saints musulmans. Ce premier volume est consacré aux saints orientaux, issus de cette terre fertile en sacré, qu’est l’Orient médiéval.
    Les études réunies ici font apparaître entre ces deux grandes religions dites « du Livre » des convergences insoupçonnées, ainsi que la richesse en saints d’un islam que l’on aurait pu croire plus monolithique dans sa vénération envers le dieu unique. On ne peut qu’être frappé par la force et la permanence en Orient du modèle du holy man définit par Peter Brown pour l’Antiquité tardive. Cet ouvrage montre que la plupart des saints, qu’ils soient coptes, syriaques ou musulmans, ont commencé leur cheminement vers la sainteté par une période ascétique et solitaire, qui leur a permis d’acquérir des pouvoirs surnaturels, pouvoirs miraculeux qu’ils mirent aussitôt au service de leur communauté religieuse.
    Portées par un terreau commun, les similitudes entre les vies des saints orientaux ne doivent pas faire oublier que leur statut – et donc celui de la littérature qui les célèbre – n’est pas le même dans les deux religions. Cependant, l’expression littéraire, tout comme la thématique spirituelle, est voisine dans les deux traditions spirituelles. Et l’on comprend mieux, après avoir lu ce volume, que, de Saint Louis à Fénelon, certains aient parlé avec admiration d’une sainte femme nommée Râbi‘a al-‘Adawiyya, sans se douter qu’elle n’était pas chrétienne mais musulmane. Les saints de l’Orient médiéval n’ont pas fini de nourrir la dévotion des croyants.
     
  • 1997 : L’Iran face à la domination mongole, études réunies et présentées par D. Aigle, Paris/Téhéran, Institut Français de Recherche en Iran, 1997, 354 p.
    Au XIIIe siècle, la formation par les Mongols d’un empire qui, dans sa plus grande extension, s’étendit du Pacifique à la Hongrie et des plaines russes à une grande partie de l’Orient musulman, a marqué une rupture dans l’histoire de l’Eurasie. Pendant près de deux siècles, des pays de vieilles traditions sédentaires comme la Chine, l’Iran, la Mésopotamie (Irak) et à deux reprises la Syrie furent soumis à la même influence d’un peuple nomade issu de la steppe, au début non musulman, mais chamaniste.
    Au cours des siècles précédents, le monde musulman oriental avait subi d’autres grandes invasions qui, tout en ayant augmenté le nombre des tribus, notamment türkes, n’avaient pas transformé en profondeur les structures politiques et sociales, ils s’étaient installés dans cette partie du monde musulman convertis à l’islam. La domination de l’Iran et de la Mésopotamie par les Mongols, en revanche, représenta une phase historique sans précédent : pendant plusieurs décennies, ces régions furent assujetties à un pouvoir qui n’était pas islamique.
    Malgré les perturbations causées par l’imposition de pratiques politiques étrangères, le cœur du dâr al-islâm oriental est parvenu à maintenir ses traditions administratives, culturelles et religieuses. Au cours de son histoire, l’Orient musulman, et plus particulièrement l’Iran, a souvent retrouvé une unité sous la domination d’envahisseurs étrangers, les Mongols d’Iran et d’Irak, les Ilkhans, lui ont redonné un semblant d’unité politique qui a favorisé la circulation des hommes et des idées, ainsi que les échanges commerciaux, artistiques et scientifiques entre Orient et Occident.
     
  • 2000 : Figures mythiques de l’Orient musulman, Revue du Monde Musulman et de la Méditerranée, 89-90, 2000, 382 p.
    En rapportant des récits extraordinaires mettant en scène des ancêtres fondateurs, l’historiographie islamique remplit une fonction mythique. Dans la mémoire des peuples, l’histoire est en effet dominée par une longue succession de figures glorieuses qui fondent, défendent et rénovent, au fil des siècles, une memoria. Ces grands ancêtres deviennent des modèles de référence qui se chargent progressivement de symboles. Iskandar, l’Alexandre le Grand des musulmans, le Prophète et ses Compagnons, Saladin, Baybars, Gengis Khan, Hülegü, qui mit fin au califat abbasside à Bagdad, Tamerlan et bien d’autres encore sont devenus source d’inspiration littéraire et artistique.
    Le rattachement à d’illustres devanciers anoblit un personnage, une dynastie, un peuple et légitime des prétentions présentes. À ce titre la créativité mythique est un acte culturel de portée politique éminente, comme l’a bien montré Gabrielle Spiegel dans ses études sur l’historiographie occidentale. L’historien médiéval officialise la renommée d’un personnage d’un lignage, laquelle est consacrée par ailleurs par le conteur, comme dans le cas de la Sîrat Baybars, et le romancier qui inscrivent le « héros » dans la culture vivante.
    Les études réunies dans ce volume témoignent des amplifications mythiques qu’ont inspirées les figures d’exception qui ont fait l’histoire de l’Orient musulman. De l’Égypte ayyoubide et mamelouke, du monde de la steppe de Gengis Khan au Tatarstan et à la Tchétchénie aujourd’hui, les héros varient, mais les inventions historiographiques se ressemblent.
     
  • 2000 : Miracle et karâma. Hagiographies médiévales comparées 2, Turnhout, Brepols, (Bibliothèque de l’École des Hautes Études, Sciences religieuses), 2000, 690 p., index, bibliographie générale.
    Ce volume constitue le second volume de la collection Hagiograhies médiévales comparées. Toujours dans la perspective comparatiste entre le christianisme et l’islam qui est le but des études réunies dans les volumes de cette collection, les articles rassemblées dans cet ouvrage sont consacrées à étudier le statut miracle dans les deux univers religieux, son rôle (spirituel, éducation, social, etc.) ainsi que les typologies de miracles établies par les hagiographes.
    La reconnaissance du miracle suscita des discussions théologiques dans le christianisme comme dans l’islam. Mais, alors qu’une pratique du miracle sur les tombes des saints chrétiens est attestée par les recueils de miracula, la littérature hagiographique musulmane reste généralement sobre en la matière, même lorsqu’il s’agit de saints réputés pour leurs charismes. Les auteurs qui ont apporté leur contribution à ce volume tentent de déterminer les raisons de ces réticences et leurs rapports avec les circonstances historiques.
    Bien que de nombreux miracles soient rapportés par les Traditions, le Prophète de l’islam ne se distingue pas par des miracles spectaculaires, contrairement à Jésus, considéré comme le thaumaturge par excellence. En revanche, Muhammad, recevant la révélation coranique à travers l’archange Gabriel, a été sujet à de multiples visions. Ce contraste entre les modèles, posés par les fondateurs respectifs du christianisme et de l’islam, pourrait expliquer que, dans la littérature hagiographique musulmane, les miracles sont plutôt constitués d’apparition, de rêves ou de pouvoir d’ordre initiatique, alors que les miracles à dominante thaumaturgique abondent dans les vies (vitæ) des saints chrétiens.
    L’étude des miracles conduit enfin à des comparaisons intéressantes entre christianisme et islam. La proportion entre miracle in vita et post mortem (tombeaux, reliques, images pieuses) semble constituer une différence majeure entre les deux religions, tandis que le recensement et la comparaison des topoi mènent à des rapprochements féconds, étant entendu que ces topoi sont susceptibles de donner lieu à de nouvelles interprétations à chaque époque.
     
  • 2000 : La politique des esprits. Chamanisme et religions universalistes, sous la direction de D. Aigle, B. Brac de la Perrière et J.-P. Chaumeil, Nanterre, Collection ethnologie, Recherches thématiques, 2000, 444 p.
    L’ouvrage, issu d’une étroite collaboration entre orientalistes, historiens et ethnologues, traite des rapports du chamanisme avec trois grandes religions : le bouddhisme en Asie du Sud-Est et extrême-orientale, l’islam principalement en Asie centrale, le christianisme en Amérique latine. Les changements survenus ces dernières décennies dans le monde ont en effet fait ressurgir des questions que l’on avait, longtemps, cru réglées : les religions à vocation universaliste qui avaient accompagné les entreprises de colonisation ou de formation étatique avaient forcément, pensait-on, eu raison des coutumes des peuples chez lesquels elles s’étaient implantées. Or, les réalités contemporaines révèlent le décalage entre la puissance de la propagation et son résultat. Non seulement le chamanisme n’a pas disparu, mais il connaît aujourd’hui un nouvel essor dans nombre de sociétés confrontées à de profondes mutations. C’est précisément sur l’étude des interactions entre le chamanisme et ces trois religions que les textes réunis ici mettent l’accent.
    Recension par Catherine Laflamme, Université du Québec, religiologiques.
    Recension par Laurent Dubreuil, Labyrinthe, 16, 2003.
     
  • 2008 : Barhebraeus et la renaissance syriaque (Actes du colloque, Collège de France, décembre 2007), D. Aigle (éd.), Parole de l’Orient, vol. 33, 2008.
    Gregorios Abû l-Faraj Jamâl al-Dîn (m. 1286) est également connu sous le surnom de « Ibn al-‘Ibrî », par rapport à son village natal situé sur l’Euphrate, près de Métilène. Barhebræus commença sa carrière ecclésiastique très jeune, puis, en 1264, il accéda à la fonction de patriarche de l’Église jacobite orientale. Au service des Mongols d’Iran, les Ilkhans, il passa une grande partie de sa vie dans leur capitale, située à Maghâra, en Azerbaïdjan. Dans cette ville cosmopolite, il fut en contact avec des populations de diverses confessions et cultures : musulmans sunnites et chiites, chrétiens jacobites et nestoriens, Arméniens, Géorgiens, Chinois et Persans, en particulier avec le célèbre savant ismaélien, Nasîr al-Dîn al-Tûsî qui exerça une profonde influence sur sa pensée éthique. Barhebræus fut un éducateur ; les centres d’intérêts multiples de son œuvre en sont le témoignage. Selon la liste établie par son frère, il a laissé trente et un ouvrages dans des domaines aussi variés que la médecine, la pharmacopée, l’astronomie, les mathématiques, l’histoire, la théologie, la philosophie, la grammaire et les belles-lettres. La culture syriaque à cette époque faisait figure de « culture de contact » avec l’islam comme en témoigne la familiarité de Barhebræus avec les sources musulmanes. (Lire la suite)
     
  • 2008 : Les relations diplomatiques entre le monde musulman et l’Occident latin, sous la direction de D. Aigle et P. Buresi, Oriente moderno, vol. LXXXVI/1 octobre 2008, 285 p.
  • 2010 : Miscellanea Asiatica. Festchrift in Honour Françoise Aubin, D. Aigle, I. Charleux, V. Goosaert et R. Hamayon (éd.), Sankt Augustin, Institut Monumenta Serica, 2010, 811 p. 

  • 2011 : Les autorités religieuses entre charisme et hiérarchie. Approches comparatives, D. Aigle (dir.), Turnhout, Brepols, 2011, 303 p. 

  • 2012 : Le Bilād al-Šām face aux mondes extérieurs. La perception de l’Autre et la représentation du souverain, D. Aigle (dir.), Beyrouth, Ifpo, 2012, 425 p., in 4°,
    [En ligne] http://books.openedition.org/ifpo/3884

  • 2013 La correspondance entre souverains. Approches croisées entre l’Orient musulman, l’Occident latin et Byzance (XIIIe-début XVIe s.), D. Aigle et S. Péquignot (dir.), Turnhout, Brepols, 239 p.

  • 2013 : Correspondances diplomatiques et traités de chancellerie, D. Aigle et M. Bernardini (éd.), Eurasian Studies, vol. 11

                                                                                        

Participation à des ouvrages collectifs

  • « Le rayonnement d’une grande famille du sud de l’Iran et sa contribution à la transmission du savoir chaféite aux XIVe-XVe siècles », dans Cahiers d’Onomastique Arabe 1988-1992, CNRS-Editions, octobre 1994, p. 105-161.
  • « Sainteté et miracles en islam médiéval. L’exemple de deux saints fondateurs iraniens », dans Miracles, prodiges et merveilles au Moyen Age, Paris, 1995, p. 47-73.
  • « Un fondateur d’ordre en milieu rural. Le cheikh Abû Ishâq de Kâzarûn », dans Saints orientaux, sous la direction de D. Aigle, Paris, De Boccard, 1995, p. 181-209.
  • « Les miracles dans l’islam médiéval : des classifications des hagiographes aux typologies des historiens », dans Santità, culti, agiografia. La storiografia degli ultimi vent’anni e le prospettive di ricerca, sous la direction de S. Boesch-Gajano, Rome, Terza Universita degli Studi di Roma, 1997, p. 51-78.
  • « Introduction », L’Iran face à la domination mongole, études réunies par D. Aigle, Paris-Téhéran, Institut Français de Recherche en Iran, 1997, p. 7-18.
  • « Le soufisme sunnite en Fârs. Cheikh Amîn al-dîn Balyânî », dans L’Iran face à la domination mongole, études réunies par D. Aigle, Paris-Téhéran, Institut Français de Recherche en Iran, 1997, p. 233-261.
  • « Le mythe créateur d’histoire », dans Figures mythiques de l’Orient musulman, sous la direction de D. Aigle, Revue du Monde Musulman et de la Méditerranée, 89-90, 2000, p. 7-38.
  • « Figures mythiques et histoire. Réinterprétations et contrastes entre Orient et Occident », dans Figures mythiques de l’Orient musulman, sous la direction de D. Aigle, Revue du Monde Musulman et de la Méditerranée, 89-90, 2000, p. 39-71.
  • « Les transformations d’un mythe d’origine : l’exemple de Gengis Khan et de Tamerlan », dans Figures mythiques de l’Orient musulman, sous la direction de D. Aigle, Revue du Monde Musulman et de la Méditerranée, 89-90, 2000, p. 151-168.
  • « Aux marges centrasiatiques », dans La politique des esprits. Chamanisme et religions universalistes, sous la direction de D. Aigle, B. Brac de la Perrière, et J.-P. Chaumeil, Nanterre, Collection ethnologie, Recherches thématiques, 2000, p. 313-331.
  • « Miracle et karâma. Une approche comparée », dans Miracle et karâma. Hagiographies médiévales comparées 2, sous la direction de D. Aigle, collection de l’École pratique des hautes études, Turhout, Brepols, 2000, p. 13-35, (en collaboration avec C. Mayeur-Jaouen).
  • « Hommes de Dieu en islam. Le cas des sayyids dans l’Iran médiéval (IXe-XIVe s.) », dans Histoires des hommes de Dieu dans le christianisme et l’islam, sous la dir. de D. Iogna-Prat et G. Veinstein, Flammarion, 2003, p. 43-65.
  • « La parole et l’écrit. Baybars et le califat abbaside au Caire », in Oralité et lien social au Moyen Âge (Occident, Byzance, Islam) : parole donnée, foi jurée, serment, M. F. Auzépy (éd.), Paris Centre de recherche d’histoire et civilisation de Byzance, Monographies 29), 2008, p. 123-136.
  • « Les correspondances adressées par Hülegü au prince ayyoubide de Syrie, al-Malik al-Nāṣir Yūsuf. La construction d’un modèle », in Sagesses orientales. Mélanges offerts à Michel Tardieu, M.-A. Moezzi et J.-D. Dubois (éd.), Turhout, Brepols (Bibliothèque de l’École pratique des Hautes Études, Sciences religieuses), 2010, p. 1-21.
  • « L’intégration des Mongols dans le rêve eschatologique médiéval », in Miscellanea Asiatica. Festchrift in Honour Françoise Aubin, D. Aigle, I. Charleux, V. Goosaert et R. Hamayon (éd.), Sankt Augustin, Institut Monumenta Serica,  2010, p. 687-718, in 4°.
  • « Legitimizing a low-born, regicide monarch. The case of the Mamluk sultan Baybars and the Ilkhans in the 13th century », in Representing power in ancient Inner Asia : Legitimacy, transmission and the sacred, Charleux, I., Hamayon, R. and Delaplace, G. (eds), Bellingham, Western Washington University (Center for East Asian Studies), 2010, chap. I, p. 1-27.
  • « Essai sur les autorités religieuses de l’islam médiéval », in Les autorités religieuses entre charisme et hiérarchie ? Approches comparatives, sous la direction de D. Aigle, Turnhout, Brepols, sous presse, 2011, p. 1-26.
  • « Introduction », dans Les autorités religieuses entre charisme et hiérarchie. Approches comparatives, D. Aigle (dir.), Turnhout, Brepols, 2011, p. 9-16.
  • « Essai sur les autorités religieuses de l’islam médiéval oriental », dans Les autorités religieuses entre charisme et hiérarchie. Approches comparatives, D. Aigle (dir.), Turnhout, Brepols, 2011, p. 17-40.
  • « Les détenteurs de l’autorité religieuse. Un objet des sciences de l’Homme », in Les autorités religieuses entre charisme et hiérarchie ? Approches comparatives, sous la direction de D. Aigle, Turnhout, Brepols, 2011, p. 231-258.
  • « Les pays du Levant au carrefour des systèmes de représentation. Perspectives d’Orient et d’Occident », dans Le Bilād al-Šām face aux mondes extérieurs. La perception de l’Autre et la représentation du souverain, D. Aigle (dir.), Beyrouth, Ifpo, 2012, p. 11-37, in 4°.
  • « Les invasions de Ġāzān Ḫān en Syrie. Polémiques sur sa conversion à l’islam et la présence de chrétiens dans ses armées », dans Le Bilād al-Šām face aux mondes extérieurs. La perception de l’Autre et la représentation du souverain, D. Aigle (dir.), Beyrouth, Ifpo, 2012, p. 293-323, in 4°.
    [En ligne] http://books.openedition.org/ifpo/3957
  • « Rédaction, transmission, modalités d’archivage des correspondances diplomatiques entre Orient et Occident (XIIIe-début XVIe s.) », dans La correspondance entre souverains. Approches croisées entre l’Orient musulman, l’Occident latin et Byzance (XIIIe-début XVIe s.), D. Aigle et S. Péquignot (dir.), Turnhout, Brepols, 2013, p. 9-26.
  • « Introduction », dans Correspondances diplomatiques et traités de chancellerie, D. Aigle et M. Bernardini (éd.), Eurasian Studies 11, 2013 [2014], 125-129.

Articles

  • « Les tableaux dynastiques du Muntakhab al-tawârîkh-i Mu‘înî : une originalité dans la tradition historiographique persane », Studia Iranica, 21/1, (1992), p. 67-83.
  • « Les biographies de saints de ‘Attâr et de Jâmî prolongements des écrits fondateurs du soufisme », Anatolia Moderna, V (1994), p. 1-41. Traduction en persan : « Tazkirat al-awliyâ-yi ‘Attâr va Jâmî tadâv‚m-i nivishtahâ-yi bunyâdî tasavvûf », Ma‘ârif, 13/ 3 (2001), p. 158-197.
  • « Le symbolisme religieux chiite dans l’éloge funèbre de l’Imam Khomeyni à l’occasion de la prière de Kumayl », Arabica, XLI /1 (1994), p. 59-83.
  • « Charismes et rôle social des saints dans l’hagiographie médiévale persane », Bulletin d’Études Orientales, XLVII (1995), p. 15-36.
  • « Tazkirat al-awliyā-yi ‘Aṭṭār va Ǧāmī tadāvvūm-i nivištahā-yi bunyādī taṣavvūf », Ma‘ārif, 13/3, 2001, p. 158-197.
  • « Le ‘grand yasa’ de Gengis-khan, l’empire, la culture mongole et la sharî‘a », Journal of the Economic and Social History of the Orient , JESHO, vol. 47/1 (2004), p. 31-79.
  • « The Letters of Eljigidei, Hülegü and Abaqa : Mongol Overtures or Christian Ventriloquism ? », Inner Asia 7/2, 2005, p. 143-162.
  • « Loi mongole vs loi islamique. Entre mythe et réalité », Annales. Histoire, Sciences Sociales, vol. 5/6, 2005, p. 971-996.
  • « Bar Hebraeus et son public, à travers ses chroniques en arabe et en syriaque », Le Muséon, vol. 118/1-2 (2005), p. 83-106.
  • « Les inscriptions de Baybars dans le Bilâd al-Shâm. Une expression de la légitimité du pouvoir », Studia Islamica, fasc. 96, 2003, p. 87-115 [paru en mai 2006].
  • « La légitimité islamique des invasions de la Syrie par Ghazan Khan », Eurasian Studies, vol. V/1-2, 2006, p. 5-29.
  • « The Mongol invasions of Bilād al-Shām by Ghāzān Khān and Ibn Taymiyya’s three ‘anti-Mongol’ fatwas », Mamluk Studies Review, vol. 11/2, 2007, p. 89-120.
  • « La conception du pouvoir en islam. Miroirs des princes persans et théories sunnites (XIe-XIVe siècles) », Perspectives médiévales, vol. 31, 2007, p. 17-44.
  • « Persia under Mongol domination. The effectiveness and and failings of a dual administrative system », in Le pouvoir à l’Âge des sultanats dans le Bilād al-Šām/Power in the Age of the Sultanate sin the Bilād al-Šām (Seminar ACOR-Ifpo, Amman 15-16 May 2005), Bethany Walker et Jean-François Salles (éd.), American Center of Oriental Research/Institut français du Proche-Orient, Bulletin d’études orientales, vol. 57, 2006-2007, Supplément, p. 65-78, in 4°.
  • « Francyin mongolc’i erdemten Professor Egle Denis », (Professeur Denise Aigle, mongolisante de France), Acta Mongolica (National University of Mongolia, Ulaanbaatar), vol. 7, 2008, p. 131-144, [Preface in mongolian by Ts. Shagdarsu’rung].
  • « Introduction » in Barhebraeus et la renaissance syriaque (Actes du colloque, Collège de France, décembre 2007), D. Aigle (éd.), Parole de l’Orient, vol. 33, 2008, p. 19-23.
  • « L’œuvre historiographique de Barhebraeus. Son apport à l’histoire de la période mongole », in Barhebraeus et la renaissance syriaque (Actes du colloque, Collège de France, décembre 2007), D. Aigle (éd.), Parole de l’Orient, vol. 33, 2008, p. 25-61.
  • « De la “non négociation” à l’alliance inaboutie. Réflexions sur la diplomatie entre les Mongols et l’Occident latin » in Les relations diplomatiques entre le monde musulman et l’Occident latin, sous la direction de D. Aigle et P. Buresi, Oriente moderno, vol. LXXXVI/1, 2008, p. 32-64.
  • « L’histoire sous forme graphique en arabe, persan et turc ottoman. Origine et fonction », Bulletin d’études orientales, vol. 58-59, 2008, p. 10-49. 
  • « Sainteté et miracles. Deux saints fondateurs en Iran méridional (XIe et XIVe s.) », Oriente moderno, vol. 93, 2013, p. 79-100.

Notes, brèves contributions, articles d’encyclopédies

  • « Les ‘hommes de religion’ : un groupe dans la société musulmane » ; « Le miracle dans l’islam : de la doctrine à l’interprétation anthropologique », Annuaire de l’École Pratique des Hautes Études. Section sciences religieuses, t. 104 (1995-1996), p. 271-277.
  • « Saints hommes du Fârs. Itinéraires personnels et place dans la société » ; « Le statut du miracle dans l’islam », Annuaire de l’École Pratique des Hautes Études. Section sciences religieuses, t. 105 (1996-1997), p. 281-289.
  • « Fonctions et images des autorités religieuses dans l’islam médiéval », Annuaire de l’École Pratique des Hautes Études. Section sciences religieuses, t. 107 (1998-1999), p. 27-35.
  • « Le Dhayl Mir’ât al-zamân de Qutb al-dîn Mûsâ al-Yûnînî et l’historiographie mameloluke » ; « Les Sarbedars : un mouvement politico-religieux au Khorassan au XIVe siècle », Annuaire de l’École Pratique des Hautes Études. Section sciences religieuses, t. 109 (2000-2001), Paris, 2002, p. 299-307, p. 299-307.
  • « Les Sarbedars : un mouvement politico-religieux au Khorassan au XIVe siècle », Annuaire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Section sciences religieuses, t. 109 (2000-2001), Paris, EPHE, 2002, p. 299-307.
  • « L’histoire médiévale du monde iranien », in Guide interdisciplinaire des études médiévales, sous la direction de Dominique Boutet, Paris, Honoré Champion (Collection Moyen Age - Outils et synthèses), 15 p., sous presse (manuscrit remis mars 2002).
  • « Au carrefour des religions. Mythes et réalités de l’Empire mongol », Annuaire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Section sciences religieuses, t. 114 (2005-2006), Paris, EPHE, 2007, p. 153-163.
  • « Barhebraeus et la renaissance syriaque », Journal du Collège de France, vol. 22, février 2008, p. 32 [en collaboration avec M. Tardieu].
  • « Des chrétiens chez Gengis Khan », Le Monde de la Bible, n° 184, 2008, p. 42-45.
  • « Anthropologie religieuse de l’Orient musulman médiéval », Annuaire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Section sciences religieuses, t. 115 (2006-2007), Paris, EPHE, 2008, p. 129-134.
  • « ‘Emad al-din Baliani », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 3 p., sous presse.
  • « Gog et Magog », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 3 p., sous presse.
  • « Bar Hebraeus ii », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 3 p., sous presse.
  • « Natanzi », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 2 p., en préparation.
  • « Ilkhans/Occident », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 5 p., en préparation.
  • « Les relations Ilkhans-Mamelouks », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 4 p., en préparation.
  • « Jean Aubin », Encyclopaedia Iranica, E. Yarshater (éd.), New York, 6 p., en préparation.

 

Membre de commissions diverses

  • Membre du conseil scientifique des « Ehsan and Latifeh Yarshater Distinguished Lectures of Iranian Studies » (Chicago).
  • Membre nommé du conseil interlaboratoire de l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée »
  • Membre élu de la Commission scientifique de l’EPHE (section des sciences religieuses).
  • Membre élu du conseil d’administration de l’Association française pour l’étude du monde arabo-musulman (AFEMAM).

Responsabilités éditoriales

  • Direction de la collection Miroir de l’Orient musulman (Turnhout, Brepols, Belgique).

Membre de comité de lecture, conseil scientifique de revues ou collections

  • Abstracta Iranica (IFRI, Paris/Téhéran)
  • Annales Islamologiques (IFAO, Le Caire)
  • Bulletin Critique des Annales Islamologiques (IFAO, Le Caire)
  • Bulletin d’Études orientales (Ifpo, Damas), membre du comité éditorial.
  • Central Eurasian Reader (EHESS, Paris)
  • Études mongoles& sibériennes, centrasiatiques et & tibétaines (Paris)
  • Nouvelle revue des études iraniennes (IFRI, Téhéran).
  • Publications de la section des sciences religieuses de l’EPHE (Paris)
  • Publications de l’Institut des langues orientales (Paris)
  • Review of the History of Sufism (Paris/Istanbul).
  • Revue des Mondes Musulmans et de la Méditerranée (MMSH, Aix-en-Provence)

Organisation de colloques et tables rondes (sélection)

  • Colloque international (23-25 novembre 1995, CNRS, Ivry-sur-Seine) : « Les saints et leurs miracles à travers l’hagiographie chrétienne et islamique ».
  • Table ronde (16-18 décembre 1996, Mission historique française en Allemagne, Göttingen) : « Peut-on parler d’Hommes de religion dans les sociétés chrétiennes et musulmanes médiévales ? »
  • Colloque international (1er-5 septembre 1997, Chantilly) : « Le chamanisme : perspectives religieuses et politiques », en collaboration avec R. Hamayon, directrice d’études à l’EPHE.
  • Colloque international (2-4 juin 2003, IfpoO, Damas) : « Le Prêtre Jean et l’Orientalisme », en collaboration avec M. Tardieu, professeur au Collège de France.
  • Colloque international (10-12 décembre 2003, Ifpo, Damas) : « Lectures historiques des chroniques médiévales (mondes arabe, persan, syriaque et turc) », en collaboration avec G. Martinez-Gros, F. Micheau et H. Touati.
  • Table ronde (9-10 avril 2005, IFEA, Istanbul) : « L’historiographie de l’Antiquité gréco-romaine aux littératures chrétiennes et islamiques », en collaboration avec P. Chuvin, directeur de l’IFEA.
  • Colloque international (5 décembre, Collège de France, Paris) : « Barhebraeus et la renaissance syriaque ».
  • Table ronde (11-12 avril 2008, IFEA, Istanbul) : « Les conventions diplomatiques dans l’Orient musulman ( XIe-fin XVIe s.) ».
  • Colloque international (15 novembre 2008, EPHE, Paris) : « Figures de Moïse. Approches textuelles et iconographiques », en collaboration avec F. Briquel-Chatonnet, directrice de recherche au CNRS.
  • Colloque international (2-3 décembre 2008, EPHE, Paris) : « La correspondance entre souverains, princes et cités-États. Approches croisées entre l’Orient musulman, l’Occident latin et Byzance (XIIIe-début XVIe s. ) »,en collaboration avec S. Péquignot, maître de conférences à l’EPHE.
  • Colloque international (17-19 décembre 2008, Ifpo, Damas) : « Le Bilād al-Šām face aux mondes extérieurs. La perception de l’autre et la représentation du souverain », en collaboration avec K. Zakharia, professeur à l’université de Lyon 2.