مجمع الأخبار

Dans sa longue et riche introduction à ce volume des « Anthologies missionnaires...

Page Facebook de l’Ifpo - 13 March, 2014 - 19:42
Dans sa longue et riche introduction à ce volume des « Anthologies missionnaires » qu’elle dirige, Chantal Verdeil retrace avec beaucoup de clarté les différentes étapes de l’histoire des missions catholiques et protestantes et souligne les …


Chantal Verdeil (dir.), Missions chrétiennes en terre d’islam (xviie-xxe siècles). Anthologie de tex

« État » de santé au Liban : une médecine à deux vitesses ?

Carnets de l’Ifpo - 13 March, 2014 - 16:21

Le Département des Études contemporaines (DEC) de l’Ifpo a lancé en 2012 un séminaire intitulé « Liban : quel État pour quels citoyens ? ». Rompant avec le discours récurrent et stérile sur l’exception libanaise dans ses multiples versions (« îlot démocratique », « démocratie consensuelle », « État mercenaire », « État confessionnel », etc.), le parti scientifique de ce séminaire est de prendre au sérieux le phénomène étatique au Liban, en analysant de manière empirique les mécanismes de production des politiques publiques, leurs modes de diffusion dans les différents secteurs de la société (armée, justice, éducation, santé, logement…) et, en retour, les mobilisations citoyennes qu’ils suscitent.
La séance du 20 février 2014 était consacrée au thème : « “État” de santé au Liban : une médecine à deux vitesses ? », avec la participation de Rouham Yamout (médecin, chercheuse associée à l’American University of Beirut), Alissar Elias (docteure en géographie de la santé, Child Protection Officer dans une ONG à Tripoli), et Filippo Marranconi (doctorant en anthropologie à l’Ifpo).

Hôpital privé de jour dans le quartier de Sioufi (Beyrouth) © Vincent Geisser

Un développement chaotique : la faute à la guerre ?

Depuis son indépendance, le Liban connaît un développement chaotique de son système de santé, donnant l’impression d’un « laisser faire » total de l’État en matière sanitaire. Il est vrai que la guerre civile (1975-1990) a anéanti la quasi-totalité des structures hospitalières publiques, favorisant corrélativement une croissance rapide du secteur privé et des ONG. Michèle Kosremelli Asmar, auteure d’une thèse de doctorat sur le système de santé libanais, relève ainsi que « les effets de la guerre ont été néfastes et les conséquences très lourdes. L’impact a été catastrophique sur les infrastructures, les ressources humaines et l’économie du pays dans les deux secteurs public et privé. Le système de santé libanais n’est pas épargné ; il est totalement désintégré. Mais curieusement, même chaotiquement, le secteur privé continue à se développer » (p. 195). Pourtant, au-delà des apparences d’un libéralisme débridé, la notion de santé publique n’est pas complètement absente du paysage sanitaire libanais. Elle renvoie à une organisation complexe, combinant l’intervention d’acteurs multiples aux intérêts plus ou moins convergents : le ministère de la Santé, l’administration centrale, les caisses de sécurité sociale, les assurances privées, les collectivités locales (les mouhafazat, les caza, les municipalités), les organisations non gouvernementales (ONG) libanaises ou étrangères, les ordres religieux gestionnaires d’établissements et, bien sûr, les professionnels du secteur (cabinets de praticiens, cliniques et hôpitaux). Cet enchevêtrement complexe du système de santé libanais soulève une question fondamentale : dans quelle mesure les exigences éthiques de la santé publique sont-elles conciliables avec le souci de rentabilité et la course au profit qui caractérisent aujourd’hui la majorité des acteurs du système de santé libanais ?

Entrée de l’hôpital de l’AUB, symbole de la médecine privée de pointe (Beyrouth)
© Vincent Geisser

Argent public pour santé privée

De son expérience comme praticienne (médecin de santé publique) et chercheuse spécialisée sur les politiques sanitaires (associée à l’AUB), Rouham Yamout tire un constat sans appel : « Au Liban, la santé relève du secteur privé. C’est un choix politique clairement assumé par les autorités publiques depuis l’indépendance qui fait consensus au sein de la société. Dans notre pays, la santé tend à être considérée comme une marchandise comme les autres, qui répond à la loi de l’offre et de la demande ». Aussi n’est-il pas étonnant que cette hégémonie du privé ne fasse l’objet d’aucune contestation sociale significative, ni de la part des professionnels du secteur, ni de la part des patients, ni même des syndicats de salariés et des partis de gauche qui s’accommodent très largement de la privatisation de la santé. R. Yamout relève « qu’aujourd’hui, il n’existe pas véritablement de revendications dans le sens d’un renforcement du secteur public de santé. Les Libanais se plaignent, contestant certaines défaillances ou dysfonctionnements mais jamais le système en tant que tel ».

Toutefois, malgré ce dogme du « tout privé », l’État libanais n’est pas absent du secteur de la santé. Depuis quelques années, il tend même à affirmer son rôle de régulateur (développement des audits, des programmes nationaux de prévention, des systèmes d’alertes sanitaires, etc.), répondant en cela aux pressions des bailleurs de fonds internationaux et notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’une part, l’État est présent par le financement direct de certaines structures. En 2012, on recensait ainsi 30 hôpitaux publics répartis sur l’ensemble du territoire libanais, ce qui représente environ 2500 lits, dont deux hôpitaux publics universitaires. Il est vrai, qu’en comparaison avec le secteur privé, le public ne pèse pas très lourd : on dénombre 138 hôpitaux privés, dont 11 CHU, c’est-à-dire environ 85 % des lits hospitaliers. D’autre part, l’État est présent par sa prise en charge des soins et des frais d’hospitalisation non seulement pour les patients les plus modestes – ceux qui ne sont pas couverts par la sécurité sociale, les mutuelles de fonctionnaires (militaires, enseignants du public, etc.) ou les assurances privées – mais aussi pour les patients atteints de maladies graves ou chroniques (dialysés, cancéreux et diabétiques).

Cependant, au Liban, « cette égalité d’accès aux soins reste purement théorique », rappelle R. Yamout. De plus, le financement public des patients nécessiteux et des malades chroniques profitent presque exclusivement au secteur privé, provoquant un certain nombre d’effets pervers comme le sous-développement de la médecine primaire et préventive (peu rentable), la sur-facturation des tarifs hospitaliers (parfois même l’émission de fausses factures), la tendance à la surmédicalisation (abus d’examens coûteux comme les IRM ou les TEP scanners qui ne sont pas toujours justifiés) et aussi une approche discriminatoire, tous les malades n’étant pas traités à la même enseigne : les pauvres sont considérés comme des assistés, les autres – ceux qui peuvent payer – comme des clients à choyer. Dans ces conditions inégalitaires, quelles sont les possibilités pour les populations précaires d’accéder aux soins ?

L’Hôtel-Dieu dans le quartier d’Achrafieh : un hôpital universitaire d’application de l’Université Saint-Joseph (Beyrouth) © Vincent Geisser

Une santé au service des pauvres ? Illustrations tripolitaines

À l’opposé de la médecine high-tech qui fait du Liban une référence valorisée dans tout le Moyen-Orient, Alissar Elias s’est intéressée, elle, à la santé primaire, à travers une étude sur les centres de soins et les dispensaires dans la ville d’El-Mina, l’une des municipalités les plus pauvres du pays (zone portuaire de Tripoli). Son approche « par le bas » permet de saisir de manière très empirique les différentes voies d’accès à la santé des populations précaires, parmi lesquelles de nombreux travailleurs étrangers, des déplacés et des réfugiés. S’il est vrai que les habitants des quartiers informels et squattés ne connaissent pas la même qualité de soins que les autres citoyens libanais, les structures de santé primaire restent relativement accessibles à des tarifs modestes (5 000 à 10 000 LL la consultation), grâce notamment aux réseaux d’ONG, d’associations religieuses et confessionnelles mais aussi d’initiatives conduites par un certain nombre de « militants de la santé » engagés dans des opérations de médecine communautaire. Par exemple, des élus municipaux de Tripoli et d’El-Mina, exerçant des professions médicales (généralistes, pédiatres, gynécologues, pharmaciens, etc.) acceptent de faire des consultations gratuites ou de fournir des médicaments à prix réduits. Au Liban, malgré le règne de la « santé de marché », il existe des formes de solidarité qui contribuent à réduire la « fracture socio-sanitaire ». Il n’en reste pas moins que ces modes de prise en charge sanitaire des populations précaires relèvent très largement de logiques de charité qui ne réduisent que partiellement et temporairement les inégalités d’accès aux soins, confortant ainsi le caractère dual du système de santé libanais.

Quartier d’habitat informel d’El Mina : une santé au service des pauvres ?
© Alissar Elias, 2012-2013

La psychiatrie : exception ou miroir grossissant du système de santé libanais ?

Les travaux de Filippo Marranconi sur le secteur psychiatrique au Liban mettent en exergue les logiques sociales qui structurent le champ sanitaire, au-delà du caractère spécifique et souvent tabou du domaine de la santé mentale.

En premier lieu, l’héritage religieux et confessionnel a marqué durablement le développement de la psychiatrie libanaise. Le rôle des ordres religieux reste très influent malgré les tentatives de certains psychiatres pour s’émanciper du « prisme confessionnel ». Aujourd’hui, le seul établissement à ne pas appartenir à une association religieuse est l’Hôpital Al-Fanar de Beyrouth, créé par le docteur Labban qui fut d’ailleurs un temps ministre de la Santé.

Ensuite, à l’instar de l’ensemble du secteur médical, la domination du « tout privé », la psychiatrie publique étant quasiment inexistante selon F. Marranconi. « Il existe une soixantaine de psychiatres au Liban. Beaucoup d’entre eux exercent leur profession dans plusieurs cadres à la fois : cabinets privés, hôpitaux, ONG ou au sein de grands établissements psychiatriques ».

De même, la psychiatrie souffre d’un manque patent d’encadrement législatif et réglementaire. Si des textes ont été promulgués (notamment le décret-loi de 1983 relatif à la protection des droits des malades mentaux), ceux-ci ne peuvent, en aucun cas, constituer le support d’une véritable politique publique.

Enfin, l’inégalité d’accès au soins apparaît encore plus criante en matière psychiatrique que dans les autres secteurs : « les assurances privées ne couvrent ni les consultations, ni les médicaments, ni même l’hospitalisation. Quant à l’État libanais, il ne rembourse que partiellement les soins et les frais de séjour en hôpital ». Il faut bien admettre que, dans la société libanaise actuelle, « la question de la santé mentale reste une affaire de charité ».

Entrée du département psychiatrique de l’hôpital de l’AUB © Vincent Geisser

En définitive, au Liban, l’argent public permet de faire prospérer un secteur médical privé en pleine croissance, avec un droit de regard limité de l’État, confortant ainsi les logiques du marché, le patient étant d’abord traité comme un client et un consommateur.

Bibliographie
  • Catusse Myriam, 2009, « La décharge à l’épreuve : les chemins de traverse de la réforme de la caisse nationale de la sécurité sociale au Liban », intervention dans le cadre de la section thématique « Les politiques sociales : mutations, enjeux, théories », dirigée par F.-X. Merrien et M. Steffen au 10e congrès de l’Association française de science politique.
  • Kosmerelli-Asmar Michèle, 2011, La collaboration interprofessionnelle : le cas d’un service de pédiatrie dans un hôpital universitaire au Liban, thèse de doctorat en sciences de gestion, Université Paris/Dauphine.
  • Van Lerberghe Wim, Ammar Walid, Mechbal Abdelhai, 1997, De l’impasse à la réforme. La crise du secteur de santé au Liban, Antwerp, Instituut voor Tropische Geneeskunde, ITG Press (Studies in Health Services Organisation & Policy 2). [En ligne] http://hdl.handle.net/10390/6091

Pour citer ce billet : Vincent Geisser & Filippo Marranconi, « “État” de santé au Liban : une médecine à deux vitesses ? », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), 13 mars 2014. [En ligne] http://ifpo.hypotheses.org/5836

Vincent Geisser est chercheur CNRS à l’Ifpo de Beyrouth depuis le 1er septembre 2011. Il anime un programme de recherche sur « Femmes et Pouvoir au Liban » et coordonne le séminaire général du Département des études contemporaines : « Liban, quel État pour quels citoyens ? ». Parmi ses dernières publications, l’ouvrage Renaissances arabes. Sept questions sur des révolutions en marche, paru aux éditions de l’Atelier en 2011 (avec Michaël Béchir-Ayari) et Dictateurs en sursis. La revanche des peuples arabes, éditions de l’Atelier, 2009 (avec Moncef Marzouki).

Page web : http://www.ifporient.org/vincent-geisser

Tous les billets de Vincent Geisser

Filippo Marranconi est doctorant à l’Ifpo depuis septembre 2013. Sa thèse en cours, Expériences de patients et dispositifs psychiatriques au Liban, s’intéresse aux modes de construction de la subjectivité des patients des structures psychiatriques au Liban, et prend pour objet d’analyse les relations thérapeutiques afin d’en interroger les enjeux politiques impliqués.

Page web : http://www.ifporient.org/filippo-marrancon

التصنيفات: Ifpo

Ce soir à 18 heures, l'Ifpo vous invite au séminaire « Le Musée de Préhistoire l...

Page Facebook de l’Ifpo - 13 March, 2014 - 12:00
Ce soir à 18 heures, l'Ifpo vous invite au séminaire « Le Musée de Préhistoire libanaise : Une expérience en médiation ».

L'événement aura lieu en salle de conférence de l’Institut français du Liban - Espace des Lettres - Rue de Damas - Beyrouth

Chantal Verdeil (dir.), Missions chrétiennes en terre d’islam (xviie-xxe siècles). Anthologie de textes missionnaires (Brepols, 2013)

Le BEO en ligne sur revues.org (docs) - 13 March, 2014 - 02:00

Dans sa longue et riche introduction à ce volume des « Anthologies missionnaires » qu’elle dirige, Chantal Verdeil retrace avec beaucoup de clarté les différentes étapes de l’histoire des missions catholiques et protestantes et souligne les transformations de leur organisation, la diversité de leurs objectifs et de leurs formes d’apostolat. Elle met ainsi en lumière les spécificités de l’action missionnaire, les difficultés auxquelles elle se heurte, ainsi que la conception de l’islam et des sociétés orientales qui la sous-tend. Dès les premières pages, elle précise que les textes présentés par les sept contributeurs datent pour la plupart de la période qui s’étend des dernières décennies du xixe siècle aux années 1930 et que l’expression « terre d’islam » ne renvoie ici qu’à quelques régions et pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, à savoir, l’Algérie, la Tunisie, la Syrie, la Palestine, l’Anatolie et l’Iran.

En dépit de la relative étroitesse de ces limites chronologiques ...

Chercheur islamologue connu pour ses travaux sur les religions iraniennes, sur l...

Page Facebook de l’Ifpo - 12 March, 2014 - 21:52
Chercheur islamologue connu pour ses travaux sur les religions iraniennes, sur la théologie musulmane et l’exégèse coranique, Guy Monnot a enseigné pendant quinze ans à la Section des Sciences religieuses de l’EPHE. Il était naturel que ce volume de …


Islam : identité et altérité. Hommage à Guy Monnot, o.p., sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moe

Le rapport du Dr Marcelin Carbonell constitue un témoignage unique sur les condi...

Page Facebook de l’Ifpo - 12 March, 2014 - 18:53
Le rapport du Dr Marcelin Carbonell constitue un témoignage unique sur les conditions de transport des pèlerins de la Mecque au début du xxe siècle. Cette nouvelle édition, remarquablement préparée par Laurent Escande, déjà à l’origine de la première …


Avec les pèlerins de La Mecque. Le voyage du docteur Carbonell en 1908, édité par Laurent Escande (P

Aujourd'hui à 16 heures, dans le cadre de son séminaire « Conflits de sources, s...

Page Facebook de l’Ifpo - 12 March, 2014 - 12:00
Aujourd'hui à 16 heures, dans le cadre de son séminaire « Conflits de sources, sources de conflits », l’Institut français du Proche-Orient a le plaisir de vous inviter à une conférence consacrée à l’histoire et l’historiographie des expéditions contre le Kisrawān à l’époque mamelouke.

Cette séance aura lieu à l'Ifpo, Espace des Lettres, Rue de Damas, bâtiment G.

Islam : identité et altérité. Hommage à Guy Monnot, o.p., sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi, (Brepols, 2013)

Le BEO en ligne sur revues.org (docs) - 12 March, 2014 - 02:00

Chercheur islamologue connu pour ses travaux sur les religions iraniennes, sur la théologie musulmane et l’exégèse coranique, Guy Monnot a enseigné pendant quinze ans à la Section des Sciences religieuses de l’EPHE. Il était naturel que ce volume de mélanges publié en hommage à son œuvre, conçu à l’initiative de M. A. Amir-Moezzi, soit accueilli par la BEHE. Il est introduit par un entretien entre G. Monnot et l’editor du volume, retraçant la courbe de sa recherche, complété par une bibliographie de ses ouvrages et articles.

Les dix-neuf études présentées dans ce volume abordent des sujets assez variés. La chose est normale s’agissant d’un volume d’hommage. Elle est accentuée par la diversité et l’ampleur des thèmes qui ont été abordés par G. Monnot. On y trouve bien évidemment des articles portant sur la pensée musulmane médiévale, singulièrement celle de l’Iran. Ainsi l’ample étude de Christian Jambet – près de cinquante pages – sur l’exégèse du verset du Trône chez Molla Sadra. À...

Abū Kabīr al-Huḏalī, Zuhayra ! Quatre poèmes à sa fille sur la vieillesse et la mort, édition bilingue, traduits de l’arabe, présentés et annotés par Pierre Larcher (Actes Sud – Sindbad, 2014)

Le BEO en ligne sur revues.org (docs) - 12 March, 2014 - 02:00

Poursuivant son engagement scientifique dans la traduction commentée et annotée de poèmes arabes archaïques, Pierre Larcher propose à l’orée de l’année 2014, un petit recueil bilingue dans lequel il met à la disposition du lecteur, amateur ou spécialiste, une œuvre singulière, aussi rude que remarquable. Si le nom du poète traduit, Abū Kabīr al-Huḏalī, est retentissant dans l’histoire littéraire, ses poèmes sont inconnus ou méconnus, exception faite de quelques vers sporadiques.

Comme le rappelle le traducteur en introduction, l’œuvre d’Abū Kabīr est constituée, « à quelques fragments près » (p. 7) de quatre poèmes. Du moins, c’est ainsi qu’elle nous est parvenue, filtrée par le temps, les transmetteurs et la consignation écrite. Peu importe qu’il ne soit guère possible d’affirmer qu’une hypothétique œuvre « originale » du poète était de fait aussi succincte ou au contraire plus abondante. Loin des arguties factices d’une certaine critique, il est très intéressant d’observer qu’en to...

Avec les pèlerins de La Mecque. Le voyage du docteur Carbonell en 1908, édité par Laurent Escande (Presses universitaires de Provence, 2012)

Le BEO en ligne sur revues.org (docs) - 12 March, 2014 - 02:00

Le rapport du Dr Marcelin Carbonell constitue un témoignage unique sur les conditions de transport des pèlerins de la Mecque au début du xxe siècle. Cette nouvelle édition, remarquablement préparée par Laurent Escande, déjà à l’origine de la première édition en 2001, bénéficie cette fois de l’apport d’Internet. Publié dans la collection des Presses universitaires de Provence « La page et l’écran », le foisonnant récit du Dr Carbonell est prolongé par une série de documents publiés en ligne (http://books.openedition.org/pup/1936), notamment des écrits médicaux de l’époque et des rapports sur le pèlerinage. Liés aux principales thématiques évoquées dans le récit, ils viennent, tout comme l’introduction et l’important appareil de notes dans l’ouvrage, à la fois préciser et contextualiser le voyage exemplaire du médecin français à bord du Nivernais.

C’est en tant que médecin sanitaire maritime, fonction rendue obligatoire sur les navires dits « à pèlerin » par la convention sanitaire in...

Cycle de conférences « Les rendez-vous de l’Ifpo » Conférence : Les nécropoles...

Page Facebook de l’Ifpo - 11 March, 2014 - 17:06
Cycle de conférences « Les rendez-vous de l’Ifpo »

Conférence : Les nécropoles chalcolithiques au Liban : Byblos et Saida Dakerman

Gassia Artin
Archéologue / UMR 5133 – Archéorient / Université Saint-Joseph

Conférence en langue française

Mardi …


Conférence : Les nécropoles chalcolithiques de Byblos et de Saida-Dakerman au Liban (Beyrouth, 18 ma

Séminaire de traduction organisé par le DEAMM Ta‘rīb et taġrīb Questions...

Page Facebook de l’Ifpo - 11 March, 2014 - 16:06
Séminaire de traduction organisé par le DEAMM

Ta‘rīb et taġrīb
Questions de traduction et de réécriture
D’Isho ‘bokht à Ibn al-Tayyib
La traduction en arabe du droit canonique syriaque au XIe siècle

Mathieu Tillier
Chercheur …


Séminaire : Ta‘rīb et taġrīb : Questions de traduction et de réécriture (Beyrouth, 26 mars 2014)

Séminaire : « Conflits de sources, sources de conflits » Le sac de Kisrawān, pa...

Page Facebook de l’Ifpo - 11 March, 2014 - 16:06
Séminaire : « Conflits de sources, sources de conflits »

Le sac de Kisrawān, particularisme communautaire

Ahmad Hoteit
Université Islamique
Nayel Abu Chaqra
Historien indépendant

Mercredi 12 mars 2014 à 16h00
Ifpo, Espace des Lettres, Rue de …


Séminaire : Le sac de Kisrawān, particularisme communautaire (Beyrouth, 12 mars 2014)

Conférence : Les nécropoles chalcolithiques de Byblos et de Saida-Dakerman au Liban (Beyrouth, 18 mars 2014)

Galerie Flickr de l'Ifpo - 11 March, 2014 - 15:53
pa href=http://www.flickr.com/people/ifpo/Institut français du Proche-Orient/a a posté une photo :/p pa href=http://www.flickr.com/photos/ifpo/13082499564/ title=Conférence : Les nécropoles chalcolithiques de Byblos et de Saida-Dakerman au Liban (Beyrouth, 18 mars 2014)img src=http://farm3.staticflickr.com/2722/13082499564_8b27fd1f88_m.jpg width=170 height=240 alt=Conférence : Les nécropoles chalcolithiques de Byblos et de Saida-Dakerman au Liban (Beyrouth, 18 mars 2014) //a/p pCycle de conférences « Les rendez-vous de l’Ifpo »br / br / Conférence : Les nécropoles chalcolithiques au Liban : Byblos et Saida Dakermanbr / Gassia Artinbr / Archéologue / UMR 5133 – Archéorient / Université Saint-Josephbr / br / Conférence en langue françaisebr / br / Mardi 18 mars 2014 à 18hbr / Salle de conférence de l’Institut Français du Libanbr / Espace des Lettres - Rue de Damas - Beyrouthbr / Tél Ifpo 01.420 291/293/p

Ce soir à 18 heures, « Les rendez-vous de l’Ifpo » vous invitent à la conférence...

Page Facebook de l’Ifpo - 11 March, 2014 - 15:22
Ce soir à 18 heures, « Les rendez-vous de l’Ifpo » vous invitent à la conférence de Maher Charif « Le djihad et le martyre dans la pensée islamique moderne ».

Cet événement aura lieu en salle de conférence de l’Institut français - Espace des Lettres - Rue de Damas - Beyrouth.

Séminaire : Ta‘rīb et taġrīb : Questions de traduction et de réécriture (Beyrouth, 26 mars 2014)

Galerie Flickr de l'Ifpo - 11 March, 2014 - 15:02
pa href=http://www.flickr.com/people/ifpo/Institut français du Proche-Orient/a a posté une photo :/p pa href=http://www.flickr.com/photos/ifpo/13081429965/ title=Séminaire : Ta‘rīb et taġrīb : Questions de traduction et de réécriture (Beyrouth, 26 mars 2014)img src=http://farm8.staticflickr.com/7336/13081429965_36d012d39b_m.jpg width=170 height=240 alt=Séminaire : Ta‘rīb et taġrīb : Questions de traduction et de réécriture (Beyrouth, 26 mars 2014) //a/p pSéminaire de traduction organisé par le DEAMMbr / br / Ta‘rīb et taġrīb br / Questions de traduction et de réécriturebr / D’Isho ‘bokht à Ibn al-Tayyibbr / La traduction en arabe du droit canonique syriaque au XIe sièclebr / Mathieu Tillier br / Chercheur Ifpobr / br / Séminaire organisé par Claire Savina et Peter Hill (DEAMM)br / br / Mercredi 26 mars 2014 de 18h à 20hbr / Ifpo – Beyrouth, Espace des Lettres, rue de Damas, bâtiment G – 1er étagebr / br / Tél. 01.420 291/3/p

Formation, qualification, métiers. Évolution du marché de l’emploi et information sur les métiers

Galerie Flickr de l'Ifpo - 11 March, 2014 - 13:44
pa href=http://www.flickr.com/people/ifpo/Institut français du Proche-Orient/a a posté une photo :/p pa href=http://www.flickr.com/photos/ifpo/13080488503/ title=Formation, qualification, métiers. Évolution du marché de l’emploi et information sur les métiersimg src=http://farm8.staticflickr.com/7431/13080488503_46bc1ee715_m.jpg width=170 height=240 alt=Formation, qualification, métiers. Évolution du marché de l’emploi et information sur les métiers //a/p pLe présent volume réunit les travaux d’une table-ronde tenue en mai 2012, à l’Universitébr / libanaise, dont l’objectif était de faire un premier état des lieux de la façon dont est affrontéebr / la question de l’ajustement des formations aux nouveaux besoins du marché de l’emploi etbr / dont sont identifiés les nouveaux métiers et métiers émergents au Liban. La participation debr / quelques chercheurs et experts d’Algérie et d’Égypte a permis d’ouvrir la réflexion sur desbr / situations voisines, tandis que la présentation des représentants de trois organismes françaisbr / travaillant à l’information sur l’emploi, les métiers et les qualifications, visait à mettre enbr / débat acquis et limites de l’expérience française. Plus qu’un simple recueil d’actes, cetbr / ouvrage se veut le produit d’une réflexion collective qui se poursuit au delà de la tableronde,br / et dont rend compte une longue introduction de caractère plus théorique, permettantbr / de situer les communications dans le champ des travaux sur l’emploi, le marché du travail etbr / la formation professionnelle.br / br / a href=http://www.ifporient.org/node/1449 rel=nofollowwww.ifporient.org/node/1449/a/p

This encyclopedia entry is about the relationships between judges and rulers in...

Page Facebook de l’Ifpo - 11 March, 2014 - 04:12
This encyclopedia entry is about the relationships between judges and rulers in Medieval Islam. In early Islam, the qadi was no more than a legal official under the ruler's supreme judicial power. Between the eighth and the tenth centuries, as …


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