مجمع الأخبار

Teaching Gender. Theory and society in the classroom

Calenda Proche-Orient - 27 March, 2017 - 01:00
Now more than ever, gender as an analytical concept is being heavily contested from diverse quarters inside as well as outside academia. The panel discussion addresses key questions of how to teach gender as critical theory in the light of current societal and political tensions on the one hand and institutional constraints inside the university on the other hand. How can we teach “critique”? What does teaching gender mean in terms of methods and topics? And how can we engage in critical research and teaching while responding to societal expectations as to relevant output and knowledge transfer?
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Qal'at Sem'an Volume IV : Rapport final Fasicule 4 : Le verre

Galerie Flickr de l'Ifpo - 24 March, 2017 - 16:18
pa href=http://www.flickr.com/people/ifpo/Institut français du Proche-Orient/a a posté une photo :/p pa href=http://www.flickr.com/photos/ifpo/33493466511/ title=Qal'at Sem'an Volume IV : Rapport final Fasicule 4 : Le verreimg src=http://farm4.staticflickr.com/3778/33493466511_64eb621d60_m.jpg width=187 height=240 alt=Qal'at Sem'an Volume IV : Rapport final Fasicule 4 : Le verre //a/p pa href=http://www.ifporient.org/node/1906 rel=nofollowwww.ifporient.org/node/1906/abr / br / Qal'at Sem'anbr / br / Mission française de Qal'at Sema'anbr / br / Volume IV : Rapport finalbr / br / Fasicule 4 : Le verrebr / br / Par Odile Dussartbr / br / Avec la collaboration de Pierre-Marie Blanc, Arianna D'Ottone, Jean-Pierre Sodinibr / br / Bibliothèque archéologique et historique (BAH) 208br / br / ISBN 978-2-35159-727-9/p

État, rente et prédation

Livres électroniques de l’Ifpo - 23 March, 2017 - 01:00

Ce recueil est issu des travaux d’un colloque tenu à Beyrouth les 8 et 9 juin 2015. L’idée initiale était d’exposer quelques-unes des évolutions en cours dans le champ de l’économie du développement en présentant les outils théoriques nécessaires à leur compréhension. Or, les évolutions en question nous éloignent des schémas classiques qui marquent actuellement leurs limites. De la crise économique qui débute en 2008 et des errements et soubresauts des prix des matières premières, aux différents soulèvements et violences qui meurtrissent l’actualité, rarement le champ de la recherche économique et sociale n’a été aussi fortement sollicité pour renouveler ses outils d’analyse. C’est à cet effort que se consacre l’ouvrage, avec une partie méthodologique et critique inspirée de l’œuvre de Veblen et une deuxième partie consacrée à des études ciblées qui permettent de tester la pertinence de l’approche proposée.

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Le septième congrès du Fatah : entre affirmation d’autorité et perte de légitimité pour Mahmoud Abbas

Carnets de l’Ifpo - 22 March, 2017 - 19:01

Logo du 7e congrès du Fatah

Le septième congrès du Fatah s’est tenu à Ramallah du 29 novembre au 6 décembre 2016, en présence de 1400 délégués. Organisé pour renouveler les membres des deux instances du parti, le Comité Central (CC, corps exécutif du mouvement – 18 membres élus) et le Conseil Révolutionnaire (CR, assemblée du Fatah – environ 80 membres élus), la réunion du congrès est intervenue dans un contexte de rivalités internes liées à la succession de M. Abbas, âgé de 81 ans.

Sa succession à la tête du Fatah et de l’Autorité palestinienne (AP) est devenue un enjeu de lutte pour le pouvoir. Lors de ce congrès, le principal objectif pour M. Abbas était de sécuriser son héritage politique, en assurant sa réélection et en évinçant ses principaux opposants.

En se faisant reconduire à la tête du Fatah, M. Abbas a renforcé sa position et assis son contrôle sur le parti. Malgré tout, il a perdu beaucoup de crédit politique du fait de la gestion autoritaire de sa direction et du maintien des lignes politiques qu’il défend mais qui n’en demeurent pas moins contestées au sein du Fatah. La politique qu’il mène depuis plus de dix ans à la tête de l’AP et qui n’a pas empêché le maintien de l’occupation israélienne, est devenue très impopulaire, affectant directement sa légitimité. L’un des enjeux du congrès du Fatah était donc aussi celui du pouvoir sur l’AP. En outre, les rares débats qui auraient pu donner des gages à l’opposition sur la fonction des institutions, la transparence des procédures de nomination et la capacité des membres élus à rendre des comptes n’ont trouvé aucune traduction institutionnelle à l’issue du congrès.

Cette réunion apparaît comme une remise en ordre politique de M. Abbas, par étape et à son profit, de la base vers le national. En marginalisant ses opposants au sein du Fatah, M. Abbas les prive de la visibilité que la structure partisane leur offrirait lors des échéances politiques à venir. En effet, le congrès du Fatah intervient dans un contexte où les grands rendez-vous politiques palestiniens sont systématiquement reportés. Que ce soit en raison des ingérences israéliennes ou des tensions liées au processus de réconciliation, les partis ont le plus grand mal à s’accorder sur leurs modalités d’organisation, comme l’illustrent le report de la réunion du Conseil National Palestinien et de celui des élections municipales et législatives. Réunir le congrès était également un moyen pour la direction du Fatah de redéfinir une stratégie politique. En octobre 2015, le début de l’ « Intifada des couteaux » a mis en évidence l’isolement des auteurs des attaques qui ne se reconnaissent pas dans les partis traditionnels. L’impuissance de ces derniers à incarner un renouveau politique traduit, plus généralement, l’incapacité du mouvement national à se réinventer et à trouver une alternative politique au processus d’Oslo.

L’étude des évolutions du Fatah s’inscrit dans mon travail de doctorat sur les mouvements d’opposition au sein de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) depuis 1993. En 2009, lors de son dernier congrès, le Fatah, membre de l’OLP, ne s’était plus réuni depuis 20 ans. La difficulté pour les partis palestiniens de se réunir, en raison notamment de la dispersion de leurs membres et des entraves à leur circulation, donne à ces temps politiques une résonance particulière. Ils entérinent des évolutions anciennes et fournissent des indicateurs sur les politiques à venir.

1. Le renouvellement en trompe-l’œil du Comité Central et la succession de M. Abbas

L’élection d’un nouveau Comité Central devait donner des indications sur les potentiels successeurs de M. Abbas à la tête du Fatah, et donc éventuellement de l’AP. Peu avant les débats, la possible nomination d’un vice-Président du Fatah était apparue comme une manière indirecte de désigner parmi ses proches le futur successeur du président.

Parmi les 18 membres élus du Comité, on compte 6 nouveaux entrants et 12 réélus en plus de M. Abbas dont le mandat a été renouvelé par acclamation (comme en 2009) au premier jour du congrès. Par ailleurs, pour la première fois, trois leaders historiques du Fatah ont été nommés membres honoraires à vie du CC : M. Ghnaym et S. al-Zaanun, tous deux anciens membres du CC de 2006, et F. al-Qaddumi, membre du Comité Exécutif de l’OLP. Avec ces trois nominations, le nouveau CC compte désormais 22 membres.

En l’absence de vice-président élu ou nommé, ceux qui ont obtenu le plus de voix semblent privilégiés en cas de succession, même si aucune procédure formelle n’existe. C’est le cas de Marwan al-Barghouti (élu en première position), emprisonné en Israël depuis 2002 et aujourd’hui très populaire. S’il est l’une des rares figures à pouvoir rassembler au-delà du parti, ses chances de succéder à M. Abbas demeurent néanmoins limitées tant l’éventualité d’une libération paraît faible. Jibril Rajoub (2nd), militant historique du Fatah, ancien chef de la sécurité préventive en Cisjordanie, serait quant à lui en position de force du fait de sa popularité au sein du parti. Ce dernier s’est néanmoins légèrement détourné, au moins en apparence, des jeux politiques classiques après sa défaite aux élections législatives de 2006. En cas d’absence de candidat consensuel pour la succession, Nasser al-Qidwa (11ème), neveu de Yasser Arafat et longtemps ambassadeur de la Palestine à l’ONU, pourrait être un recours.

En outre, l’élection des nouveaux membres du CC conforte l’idée d’une absence de renouvellement de leadership au sein du Fatah. Il n’y a pas non plus renouvellement générationnel au sein du CC puisque l’âge moyen de ses membres passe de 63 à 64 ans entre 2009 et 2016.

Ces jeux internes au Fatah sont surtout l’expression d’une incertitude chronique liée à la succession de M. Abbas à la tête des organes qu’il dirige (Fatah, AP, OLP). Ils ne doivent pas faire oublier d’autres figures importantes du leadership palestinien, marginalisées des centres décisionnels ou extérieures au Fatah, qui pourraient elles aussi revendiquer une légitimité à diriger l’un (ou l’ensemble) de ces organes. Les noms de M. Dahlan, A. al-Quri, S. Fayyad, Mustafa al-Barghouti, M. Farraj ou encore, plus récemment, Kh. Mishaal reviennent fréquemment.

2. Une opposition provisoirement neutralisée

La tendance qu’a eue M. Abbas à personnaliser le pouvoir et à museler toute opposition a franchi une étape supplémentaire lors de ce congrès. La tension s’est polarisée autour de M. Dahlan, ancien membre du CC, en exil depuis 2011 et actuellement installé à Abu Dhabi. La mise à l’écart de ses soutiens était l’un des enjeux de la réunion alors que les deux hommes s’accusent réciproquement de corruption, sur fond de rivalité politique.

Au-delà du retard pris dans l’organisation du congrès, évoqué par les membres du Fatah pour justifier son organisation, ce sont les manœuvres politiques de M. Dahlan qui semblent avoir fortement contribué à « accélérer » sa tenue afin d’écarter ses partisans au sein du Fatah. Cette tension s’est manifestée au mois d’octobre lorsque le Quartet arabe – Égypte, Jordanie, Arabie Saoudite et Émirats Arabes Unis – a tâché de faire pression pour autoriser le retour en Palestine de M. Dahlan. Les tensions avec M. Abbas se sont ensuite exacerbées à la mi-octobre lors d’une conférence ad hoc du National Center for Middle East Studies, organisée officieusement par M. Dahlan à Ayn Sukhna (Égypte) sur l’avenir de la question palestinienne. Cette dernière avait été considérée par la présidence de l’AP comme une « interférence » des pays arabes dans les affaires palestiniennes.

Le choix des membres invités au congrès a été l’outil principal de la marginalisation des opposants des instances du parti puisque seuls les congressistes étaient autorisés à participer au vote. Ce choix, réalisé par un Comité préparatoire, s’est officiellement porté sur les élus (membres de districts, comités locaux, etc.) et les personnes mandatées par le Fatah (représentants des commissions) auxquels des points ont été attribués en fonction de différents critères (ancienneté, fonction, « réalisations »). Entre le congrès de Bethléem (2009) et celui de Ramallah, le nombre des congressistes est passé de 2265 à 1400. En 2009 pourtant, le nombre de participants avait presque doublé (de 1252 à 2265) pour, à l’époque, diluer l’opposition. Le choix des membres invités à participer au congrès était donc éminemment politique.

Le fait que la mise à l’écart de l’opposition incarnée par M. Dahlan soit omniprésente, notamment dans la presse, a d’ailleurs fortement contrasté avec le silence des membres du congrès sur ce sujet. Ces derniers se sont attachés à recentrer les débats sur le programme politique et le rôle des institutions.

3. La réaffirmation de la ligne idéologique et de la stratégie diplomatique du Fatah

Le 30 novembre, dans un long discours adressé aux membres du congrès, M. Abbas a défendu le bilan de sa politique dans un exposé relativement classique, oscillant entre le rappel de l’héritage révolutionnaire du Fatah et celui de la défense de son bilan à la tête de l’AP. Il a réaffirmé les grandes orientations des vingt dernières années, fondées sur le respect du droit international. Elles devraient constituer son programme pour les cinq années à venir : poursuite du dialogue avec Israël et d’une solution négociée (négociations multilatérales et soutien à l’initiative française), défense de la « résistance populaire pacifique », maintien de la politique d’adhésion aux instances internationales et de la solution à deux États, rejet des phases intérimaires, non reconnaissance du caractère juif de l’État d’Israël.

Ce faisant, M. Abbas réaffirme sa stratégie politique extérieure fondée sur la diplomatie internationale qui a connu son apogée en novembre 2012 lors de la reconnaissance à l’ONU de la Palestine comme État observateur non membre. Cette logique légaliste de recours systématique au droit international n’a en pratique aucun effet puisque la colonisation n’a cessé de s’étendre en Cisjordanie. La volonté de M. Abbas d’apparaître comme un interlocuteur légitime et crédible auprès des Israéliens ne rencontre plus de soutien dans la société palestinienne. Celle-ci dénonce une forme de violence à vouloir imposer une démarche fondée sur le dialogue avec Israël face à un système colonial brutal. Cette « violence de la non-violence » se double d’une accusation de collusion incarnée par la coopération sécuritaire de l’AP avec Israël.

Enfin, les débats précédant le congrès, qui auraient permis à M. Abbas de revendiquer une modernisation de la structure du parti et de son fonctionnement, n’ont finalement pas été soumis au vote. Ils concernaient les modalités du scrutin et ses conséquences pratiques dans le fonctionnement des institutions : élection en deux temps, des membres du CR d’abord, puis des membres du CC par les membres du CR nouvellement élus, ce qui aurait permis de tenir le CC responsable devant le CR et non devant le congrès.

Conclusion

En l’absence d’avancée politique significative, il est peu probable que le discours de M. Abbas lors du congrès permette encore de rallier des sympathisants à la politique du Fatah et donc de l’AP. Ce rendez-vous confirme la politique menée par M. Abbas avec un maintien de la structure exécutive du Fatah et une mise à l’écart institutionnelle de ses opposants les plus visibles. Les deux questions qui étaient au centre de l’organisation du congrès demeurent. D’une part celle de la succession reste posée, et à moins d’une nomination surprise et/ou de la création d’un poste de vice-président du parti, M. Abbas devrait se maintenir à la direction du Fatah encore cinq ans. Compte tenu de son âge, cette question est cruciale alors que les commentaires décomplexés de la classe politique israélienne se multiplient,  menaçant d’annexer la Cisjordanie et de faire disparaître l’AP en cas de transition problématique. D’autre part, M. Abbas confirme l’orientation autoritaire de sa politique et réaffirme ses choix stratégiques pour le mouvement national sans parvenir à convaincre de sa légitimité à gouverner.

Bibliographie Pour citer ce billet : François Ceccaldi, « Le septième congrès du Fatah : entre affirmation d’autorité et perte de légitimité pour Mahmoud Abbas », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), le 22 mars 2017. [En  ligne] http://ifpo.hypotheses.org/7463

François Ceccaldi est doctorant en Études politiques à l’EHESS (CETOBaC), associé à la Chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France. Boursier à l’Ifpo-TP de 2014 à 2016, sa thèse porte sur les mouvements d’opposition au sein des factions de l’OLP depuis la signature des accords d’Oslo.

Page personnelle sir le site du CETOBaC

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Le Proche-Orient antique : enjeux identitaires et patrimoniaux contemporains

Calenda Proche-Orient - 22 March, 2017 - 02:00
Dans le cadre du colloque international Le Maghreb antique : enjeux identitaires et patrimoniaux contemporains, les organisateurs souhaitent préparer des ouvertures plus largement méditerranéennes en proposant une session poster consacrée au Proche-Orient. L’étude du riche patrimoine antique de cette région dans son rapport aux constructions identitaires nationales et arabo-musulmanes contemporaines promet des comparaisons particulièrement intéressantes avec le domaine maghrébin.
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La Bible ses lectures : « Rumeurs et renommées »

Calenda Proche-Orient - 10 March, 2017 - 02:00
Ce colloque international est consacré à l’étude des rumeurs et des renommées dans le « monde biblique », c’est-à-dire d’une part dans les textes bibliques et apparentés (Bible hébraïque, Bible grecque, Nouveau Testament, littératures intertestamentaire et apocryphe etc.), et relativement à leurs différents contextes sociohistoriques de production (Proche-Orient et Méditerranée), et d’autre part, dans le cadre de leurs réceptions les plus immédiates, principalement au sein des communautés juives et chrétiennes antiques.
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Deuxième Congrès du Groupement d’intérêt scientifique Moyen-Orient et mondes musulmans

Calenda Proche-Orient - 6 March, 2017 - 02:00
Les objectifs du Congrès est d'encourager les jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants, faire connaître les associations travaillant sur le champ, réunir des chercheurs d’horizons divers pour pallier le cloisonnement inévitable des équipes de recherche, permettre à des thèmes de recherche d’être abordés en commun par des spécialistes de différentes sciences humaines et sociales, répondre aux défis posés par les bouleversements en cours au Maghreb et au Moyen-Orient, développer l’histoire de l’islam, rendre compte des mobilisations de la société civile. Des ateliers d’une journée ou d’une demi-journée présenteront des recherches en cours en favorisant les débats entre chercheurs. Il s’agit de mobiliser la communauté scientifique française et francophone par des échanges entre spécialistes de différentes périodes, de différentes disciplines et de différentes aires géographiques ou pays (Turquie, Iran, monde arabe, Indonésie,…).
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Vénus Khoury-Ghata : pour un dialogue transculturel

Calenda Proche-Orient - 3 March, 2017 - 02:00
Cette journée d'étude est la première consacrée à l'ensemble des oeuvres de Vénus Khoury-Ghata, poète et romancière libanaise francophone. Il s'agit d'un premier état des lieux des études sur cette oeuvre majeure, encore largement inexplorée par la critique.
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Baths and Bathing in the East – call for papers ASOR 2017

Le carnet de Balnéorient - 1 February, 2017 - 09:20
About the 2017 Meeting

The 2017 ASOR Annual Meeting will be held in Boston, MA from November 15th to 18th at the Weston Boston Waterfront. The Annual Meeting brings together ASOR’s vibrant academic community to present their current findings and discuss their research. The conference attracts over 1,000 scholars and enthusiasts of archaeology, linguistics, geography, epigraphy, anthropology, and other fields related to the study of the ancient Near East (see the Conference Information on the ASOR website)

About the « Baths and Bathing in the East » Session

Baths and bathing practices have long been important aspects of archaeological investigation, and they still remain crucial for the examination of the ancient world. New discoveries, technologies, and lines of questioning have greatly advanced our understanding of these cultural institutions and have shed more light on their development and evolution throughout antiquity. This session aims to bring together international and North American scholars to present and discuss resent research on baths and bathing in the Near East from the Hellenistic to the Early Islamic periods. By inviting papers on recent fieldwork, comparative analyses, architectural studies, the social use of baths, and other topics, this session will facilitate and inspire a holistic examination of baths and bathing. The wide geographic and temporal spread of this session will also encourage discussions to focus on comparative issues.

Session Chair: Craig Harvey, University of Michigan

Submission: All abstracts must be submitted via ASOR’s Online Abstract Management System powered by Oxford Abstracts.  The deadline to submit paper abstracts for the 2017 ASOR Annual Meeting is February 15, 2017.

Submit online: English or French

The deadline to submit paper abstracts to the 2017 ASOR Annual Meeting has been extended to March 1
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Le hammâm de Qalhât (Oman)

Le carnet de Balnéorient - 23 January, 2017 - 13:15

Auteur : Axelle Rougeulle (Cnrs – Umr 8167 Orient & Méditerranée)

Qalhât

Couvrant environ 35ha intra-muros, Qalhât était une grande ville portuaire du Sultanat d’Oman, datée des XIIe-XVIe siècles, qui fait l’objet depuis 2008 d’un important programme de recherche et de développement (Qalhât Development Project)[1]. En 2003, lors de la seule campagne de fouille menée sur le site avant le début du QDP[2], un hammâm avait été découvert et fouillé, qui ne fut jamais étudié ni publié en détail[3]. Les fouilles ont été complétées en 2016 et le bâtiment est actuellement en cours d’analyse et de conservation.

Le hammâm

Ce hammâm, le seul jamais répertorié en Oman, se trouve à la porte nord-ouest de la ville médiévale, dans une sorte de sas d’entrée cerné de murailles qui avait été aménagé en terrasses à flanc de berge pour permettre à la route côtière d’atteindre la ville depuis le lit du grand wadi qui la borde au nord, près de 40m en contrebas. Il mesure environ 9.60m x 14.80m et a été largement érodé vers le wadi, en même temps que les terrasses et le mur de soutènement de la muraille nord.

La porte du hammâm se trouvait près de son angle sud-est et donnait accès par quelques marches à la pièce d’entrée, large d’environ 3.20m (I, 26m²). Le fond de la pièce était aménagé avec une grande plateforme d’environ 35cm de hauteur, qui se poursuivait comme une banquette le long du mur est. Les bases de trois petites niches sont visibles dans la partie conservée de ce mur, au sud.

Au centre du mur ouest de cette entrée, une porte donnait accès à un corridor (H), long d’environ 3.20m, qui ouvrait par une seconde porte sur une grande pièce oblongue (C) de 7.80 x 2.60m (20.30m²). A l’est, de part et d’autre du corridor, se trouvaient deux pièces de taille moyenne (A-B, ca 6.80m²), chacune munie d’une baignoire contre son mur extérieur. A l’ouest s’ouvraient quatre petites pièces (D-G, ca 3.40m²), chacune avec un petit bassin dans l’angle sud-ouest. Et contre les murs nord et au sud de la pièce centrale se trouvaient deux baignoires.

L’hypocauste, la chambre de chauffe et les circuits de circulation d’air

Toute cette partie du bâtiment reposait sur un hypocauste haut d’environ 90cm, constitué de rangées de petits piliers surmontés de linteaux en pierre ou d’arcs en briques, un matériau absent par ailleurs à Qalhât. Cet hypocauste est en fait divisé en deux parties non communicantes par un mur axial plein qui passe sous le mur entre les pièces E et F et se subdivise ensuite en deux branches, laissant le centre de la pièce C et le corridor en dehors de la zone chaude. Située à l’extérieur du bâtiment, au centre du mur ouest, la chambre de chauffe permettait de chauffer les deux moitiés du bâtiment, nord et sud, les petites pièces D-E/F-G  surtout, puis les baignoires de la pièce centrale C, enfin les pièces A et B, sans doute beaucoup moins chaudes ; la circulation de l’air était permises par des cheminées en terre cuite maçonnées dans l’angle des pièces. La chambre de chauffe a malheureusement été partiellement détruite mais deux phases architecturales ont pu y être repérées ; l’analyse des cendres conservées sur le substrat, sous le niveau d’arrêt des fouilles de 2003, a montré la présence de nombreux os de poissons, qui devaient donc servir de combustible comme cela a déjà été mis en évidence dans les fours de potiers fouillés sur le même site (un parallèle « thermal » récemment mis en évidence existe également dans des bains monumentaux d’époque byzantine, à Bosra, en Syrie du Sud).

Les bassins et circuits de circulation d’eau

La chambre de chauffe était surmontée d’un bassin cylindrique (L, dia 1.80m), destiné à l’eau chaude. Ce bassin n’est conservé que sur une cinquantaine de centimètres de hauteur et son système d’alimentation n’est pas connu. Dans le fond, deux canalisations en terre cuite permettaient d’alimenter deux réseaux distincts de circulation de l’eau chaude, jusqu’aux bassins/baignoires des moitiés nord et sud du hammâm ; ces canalisations reposaient sur une étroite banquette maçonnée le long des murs périphériques, traversant les refends. Au sud du bassin circulaire un second bassin, rectangulaire (J, 1.50 x 2.10m), était installé sur un socle plein, légèrement au-dessus du bassin d’eau chaude qu’il approvisionnait sans doute. Deux petites canalisations dans son angle nord-est permettaient d’alimenter les deux réseaux de circulation d’eau froide, par des canalisations maçonnées au-dessus de celles de l’eau chaude. Les diamètres progressifs des canalisations de sortie des bassins, et la pente légèrement ascendante des banquettes, permettaient de contrôler le débit et d’éviter les pertes. De même, la pente soigneusement calculée des sols des bassins et des pièces, tous recouverts d’un bel enduit hydrofuge, permettait l’évacuation des eaux usées à travers les seuils jusqu’à deux petites canalisations longeant les grands côtés de la pièce centrale et s’évacuant à l’extérieur vers le wadi. L’eau nécessaire au fonctionnement du hammâm provenait d’un grand puits situé à une douzaine de mètres vers l’ouest, probablement par une canalisation aujourd’hui disparue. Adossé au mur de soutènement de la muraille nord, ce puits de près de 1.50m de diamètre et d’une vingtaine de mètres de profondeur ne fut pas véritablement creusé à partir du niveau de la terrasse mais pour l’essentiel taillé dans la berge originale du wadi qui fut ensuite rechapée par la muraille.

 

Datation et origine

Rien n’est connu du matériel exhumé lors des fouilles de 2003 et il est donc impossible de restituer les superstructures du hammâm ; il est néanmoins probable que la présence d’un décor aurait été notée. De même il n’est pas possible de dater ce bâtiment à partir du matériel associé. Pourtant il peut vraisemblablement être attribué à l’époque de l’apogée du site, sous le règne de Baha al-Dîn Ayâz Seyfin, gouverneur de Qalhât pour le royaume d’Hormuz, et de sa femme Bîbî Maryam (c. 1280-1320). Sous l’autorité de cette dernière la ville connait en effet à cette époque un intense programme de construction qui inclut non seulement un magnifique mausolée et un grand complexe architectural centré autour d’une nouvelle grande mosquée, mais également la restructuration du quartier central et l’extension de la ville vers les quartiers périphériques. La construction d’un bâtiment aussi unique que ce hammâm, associée très probablement à celle du puits et donc de la muraille nord et de l’ensemble du sas d’entrée, ne peut que lui être attribuée. Et ceci d’autant plus que Bîbï Maryam et Ayâz étaient tous deux d’anciens esclaves turcs du prince d’Hormuz  Mahmûd al-Qalhâtî. Il est logique de penser qu’ils ont voulu doter leur ville d’un système de bains, par ailleurs étranger à la tradition locale.

Axelle Rougeulle (Cnrs – Umr 8167 Orient & Méditerranée)

[1] Ministère du Patrimoine et de la Culture d’Oman / CNRS UMR8167 / Eveha International  / World Monuments Fund / MAEDI

[2] Mission omano-australienne dirigée par T. Vosmer. Le site n’a par ailleurs fait l’objet que de rares prospections, dans les années quatre-vingt-dix.

[3] Vosmer 2004. Qalhât, an ancient port of Oman: results of the first mission. Proceedings of the Seminar for Arabian Studies 3, p. 389-404 (hammâm p. 396-397).

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