مجمع الأخبار

Recherches actuelles sur le genre dans le monde arabo-musulman et en France

Calenda Proche-Orient - 12 November, 2014 - 01:00
Ce colloque international sera l’occasion de réfléchir à l’impact récent des évolutions sociales et des ruptures politiques des sociétés arabo-musulmanes sur les rapports de genre. Les femmes sont particulièrement concernées par ces changements sociaux et politiques, comme le montre leur présence active dans les mouvements urbains. Elles se mobilisent, expriment leurs revendications, développent des stratégies de contournement des normes établies pour arriver à leurs fins, témoignant ainsi de ce qu’il est d’usage d’appeler aujourd’hui en sciences sociales, l’agentivité (agency). Certaines femmes se sont à cet égard imposées comme des actrices essentielles des révolutions arabes, en prenant part à la contestation, défiant de la sorte de nombreux interdits tout en affirmant leur capacité d’autonomisation (empowerment).
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[hal-01077062] La coopération incertaine. Entrelacs associatifs en Méditerranée

Archives ouvertes de Loïc Le Pape - 31 October, 2014 - 03:06
Étudier les associations « françaises et algériennes » en Méditerranée paraît un prisme idéal pour saisir à la fois l'aspiration au partage, le conflit des mémoires et l'éventail des modalités du « vivre ensemble » méditerranéen. Pourtant, l'objet association est tout sauf une donnée facilement étudiable pour qui s'intéresse au phénomène. La première difficulté consiste à cerner la nature des flux entre France et Algérie. Il faut pour cela envisager les échanges associatifs dans une perspective qui se situe à mi-chemin entre la coopération décentralisée (coopération bilatérale ou institutionnalisée, c'est-à-dire suscitée par des administrations décentralisées) et les échanges informels, le commerce et le trabendo, qui sont les plus nombreux. Cela implique de prendre comme objet non pas les structures qui permettent les échanges mais les gens qui les font. fr
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[hal-01077023] « Tout change, mais rien ne change ». Les conversions religieuses sont-elles des bifurcations ?

Archives ouvertes de Loïc Le Pape - 31 October, 2014 - 03:06
Cet article vise à présenter l'application de la notion de bifurcation à l'étude sociologique des conversions religieuses. Il apparaît tout d'abord que la notion de bifurcation permet de décomposer des micro-séquences d'action qui permettent d'identifier l'en-semble des changements que provoque une conversion. Utiliser le concept de bifurcation permet aussi de mettre en lumière les conséquences de la conversion d'un point de vue plus macro-social en s'attachant à identifier les changements dans d'autres sphères sociales. Enfin, la notion de bifurcation permet de lier ces deux dimensions dans une perspective processuelle qui éclaire tout autant l'avant que l'après de la conversion religieuse. Le travail sociologique de la notion permet au final de préciser une définition opératoire de la conversion religieuse.
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[hal-01077068] Préface

Archives ouvertes de Loïc Le Pape - 31 October, 2014 - 03:06
A l'origine de ce livre, un programme de recherche (2006-2009) financé par le Ministère des affaires étrangères français, en collaboration avec la Fondation de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris. Ce type de programme, dit fond de solidarité priori-taire (FSP), initié pour la première fois, était explicitement conçu comme un échange entre la France et le Maghreb. En ce qui nous concerne, nous en avons envisagé une version légèrement extensive et pour ainsi dire émancipée, ce dont ce livre nous semble témoigner.
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[halshs-00319427] Pertinence et procédures démocratiques en contextes parlementaires non démocratiques

The article compares two parliamentary debates on issues of procedures in different contexts, one in Syria and the other in Afghanistan. In conflict with the theory of the "virtuous circle", which presupposes that the establishment of democratic institutions naturally leads to the adoption of consistent attitudes and behaviours with substantial consolidation of democracy, the article shows that democratic principles, considered individually or related to the rules of procedures, are not sufficient to establish this consolidation, regardless of the resources of the context.

[halshs-00339390] News Headlines: Stating in Brief what is Relevant in Today's World (al-Arabiya, al-Jazeera, al-Manar, BBC World)

In considering the relevance of media as it emerges from the presentation of the news headlines, we will begin by describing the general sequence of the television news broadcasts into which they are inserted. We will then concentrate on the segment of that sequence extending from the lead-in announcement of the television news up to the presentation of the first news item. Next we will describe in detail the presentation of the news headlines on four channels, three Arab and one British, paying particular attention to the operations of selection, sequencing, hierarchization, and categorization of pertinent information. In the discussion of this description, we will aim to observe how sounds, voice, images, and text are organized in a sequential framework and to analyze the question of relevance insofar as it is the result of an activity of selection and interpretation inscribed in courses of action oriented toward specific goals.

[halshs-00339381] Legislating at the shopfloor level

The issue of context has fuelled much debate in the social sciences, stretching from broad conceptions to narrow ones. It is our contention that ethnomethodology's unique adequacy requirement furnishes a sound solution, providing it is tamed with a conception of feasibility. Within parliaments, a distinction must be drawn between the dialogical site of parliamentary debates and their embedment within the broader dialogical network of public debates. On the dialogical site, parliamentary debates are organized in contextually dependent though institutionally constrained ways.Within dialogical networks, parliamentary debates are publicly and explicitly oriented to their social out-of-the-parliamentary-precinct dimension. The contribution first introduces the various ways in which the issue of context is tackled by the social sciences and re-specified by conversation analysis, arguing that a distinction must be drawn between background knowledge and context. Second, it turns to parliamentary contexts and argues that there is no context to hypothesise outside what is publicly available and empirically observable in the course of exchanges constituting and embodying parliamentary activities. Third, drawing from the empirical material of one specific parliamentary debate that took place in Syria on the issue of family and family law, it demonstrates that legislative activities within a Parliament are constrained by the MPs' orientation to audiences, search for legislative relevance, and reference to, and use of, procedural rules.

[medihal-00528469] Bains romains de Sha'ra (Syrie du Sud), vue panoramique de la salle du bain chaud avant la fouille

Les bains de Sha'ra, construits vers le 3e siècle de notre ère dans un village du Léjà, utilisent presque exclusivement le basalte, omniprésent dans cette région volcanique de syrie du sud. Ces petits thermes de village, très bien conservés, font parti d'un groupe d'édifices balnéaires d'époque romaine et byzantine étudiés par la Mission Archéologique française en Syrie du Sud, en collaboration avec l'Ifpo.

Correspondre au Proche-Orient ancien : lettres et messages en tous sens

Calenda Proche-Orient - 29 October, 2014 - 01:00
L’objet de cette journée d’études est d’isoler les caractéristiques d’un type de corpus particulier, la correspondance, au sein des civilisations du Bassin Méditerranéen ancien (Égypte, Proche-Orient, monde biblique et monde grec). Les lettres relèvent d’un genre d’écriture spécifique plus ou moins codifié autant du point de vue de la langue que du contenu, et elles fournissent, en outre, un témoignage précieux de la vie quotidienne. À travers cette journée, nous chercherons à mettre en lumière à la fois les traits communs et les divergences entre différents corpus de lettres.
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Anatolie : de l'époque archaïque à Byzance

Calenda Proche-Orient - 24 October, 2014 - 00:00
La journée d’étude « Anatolie : de l’époque archaïque à Byzance » est l’occasion de réunir des doctorants de l’École doctorale 1 : « Mondes anciens et médiévaux ». La journée se tiendra le samedi 8 novembre à la Maison de la Recherche de l’université Paris-Sorbonne.
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Préservation de la forteresse hellénistique de Faïlaka : premiers pas et solutions d’urgence

Carnets de l’Ifpo - 23 October, 2014 - 10:00

En 2011, M. Gelin (CNRS-Ifpo) et Sh. Shehab (Département koweïtien des Antiquités et des Musées, National Council for Culture, Arts and Letters DAMK-NCCAL),  créent la Mission Archéologique Franco-Koweïtienne de Faïlaka (MAFKF). Depuis, quatre carnets ont été publiés : « De retour de mission… Faïlaka au Koweït, 1, 2 et » et « Al-Qusūr (Koweït), état des recherches de la mission archéologique franco-kowétienne de Faïlaka (2011-2013) ». Alors que les travaux scientifiques des fouilles archéologiques ont  été diffusés par ailleurs, nos efforts mis en œuvre pour la préservation de la forteresse n’avaient pas encore été spécifiquement présentés. Alors qu’une nouvelle ère s’ouvre pour la protection et la mise en valeur du patrimoine historique, archéologique et naturel de l’île, il nous a paru important d’exposer les problématiques globales liées à la conservation et la présentation de cette place forte, ainsi que nos réalisations en matière de préservation, activité intrinsèque à notre mission.

Le contexte patrimonial de la forteresse

Cette puissante place forte (un quadrilatère d’une soixantaine de mètres de côté entouré d’un fossé maçonné de pierres) comprend principalement des fortifications et édifices civils, deux temples et un puits. Construite en grès marin et briques de terre crue (fragiles et sensibles aux intempéries), elle est fouillée depuis la fin des années 1950 par diverses équipes dont les excavations ont complexifié la topographie du site. Ces fouilles, qui pour la plupart n’ont pas été parachevées par une protection des vestiges, ont en grande partie engendré les difficultés actuelles de conservation.

Vue d’ensemble du site de la forteresse hellénistique après les pluies torrentielles de novembre 2013 (H. Al Mutairi © DAMK)

Les problématiques de préservation et de présentation du site

Avant 2012, les vestiges bénéficiaient de mesures de protection d’urgence mises en place par les missions française (en 2004) et franco-koweïtienne (de 2011 à 2013) au cours et à la suite des fouilles annuelles. Néanmoins, depuis quelques années, le NCCAL œuvre en faveur du patrimoine national et a mis en place une première mesure conservatoire : clôturer l’ensemble des zones archéologiques de l’île pour les protéger des intrusions.

Par ailleurs, le Koweït poursuit activement sa politique patrimoniale. Il a entrepris un vaste projet de conservation et de présentation des vestiges archéologiques du sud-ouest de l’île (dont deux sites de l’âge du Bronze et la forteresse hellénistique). Dans ce cadre, le NCCAL a déposé en 2013 à l’UNESCO une liste indicative recensant les biens qu’il souhaiterait voir bénéficier d’un classement au « Patrimoine Mondial », selon les critères culturel et naturel. Puisque nous avons toujours porté une attention particulière à la protection de nos secteurs de fouilles, le NCCAL désirerait que nous développions une stratégie de préservation et de présentation de la forteresse s’intégrant dans un programme général à venir.

Établir un plan de conservation se heurte à un certain nombre d’obstacles. En effet, en matière de conservation, il n’existe pas de « guide à tout faire » applicable « en série », surtout face à un site complexe où chaque vestige est un cas particulier. D’autre part, il est primordial que toutes les parties s’accordent pour concilier « bonnes pratiques patrimoniales internationales » (UNESCO) et critères esthétiques de présentation au public, qui sont imprégnés des valeurs propres aux cultures locales.

La position de l’équipe française La préservation du site

Depuis 2011, M. Gelin tente, outre la fouille proprememt dite, de freiner le processus de dégradation du site. De menus travaux de consolidation et protection ont été réalisés et documentés.

Consolidations réalisées dès 2011 dans la partie sud de la forteresse par M. Gelin (sur la base du plan Mission française de O. Callot © MAFKF)

Mais pour mettre en place une méthodologie d’intervention, une étude globale de la forteresse devait être réalisée en dressant des constats annuels, en enregistrant les pathologies destructives et les nouvelles interventions de protection effectuées. Ainsi, un des membres de l’équipe est chargé de traiter cette question : le Dr M. Bendakir, assisté de M. Imbert, en 2012 ; E. Devaux (architecte Ifpo), depuis 2013.

Deux premiers documents fondamentaux ont été élaborés :

  • premier état des lieux général : description et état de conservation des maçonneries ; ruissellement des eaux pluviales (M. Imbert) ;
  • axes d’orientation pour la mise en place d’un plan de gestion pour la conservation des sites de Faïlaka (le Dr. M. Bendakir).

En nous fondant sur ceux-ci, a débuté un programme d’interventions (2013, E. Devaux) dont nous poursuivons le développement.

La présentation du site

Actuellement, des vestiges de plusieurs périodes historiques (Ier millénaire av. J.-C. et époque hellénistique) sont visibles simultanément, ce qui brouille la compréhension des édifices et le phasage chronologique des vestiges. Avant toute intervention, il faut donc qu'archéologues et architectes s'accordent pour définir :

  • les priorités historiques : ce qui doit rester visible pour être présenté ; ce qu’il serait souhaitable de restituer en partie pour une meilleure lecture du site ;
  • les priorités et contraintes techniques : ce qui est en danger immédiat ; ce qui peut rester à l’air libre ; ce qui doit être à nouveau enseveli ; ce qu’il est possible ou non de restaurer ou consolider.

Pour fonder et mener à bien ce dialogue, il est essentiel de disposer de la documentation scientifique réalisée depuis les premières fouilles et actions préventives de conservation. En effet, nous sommes ici confrontés à un problème éthique. Ce qui doit être donné à voir doit correspondre à l'état des vestiges tels qu'on les a dégagés ou à une restitution que justifie l'étude archéologique et qui se conforme aux techniques de construction originelles.

Les réalisations de l’équipe française État des lieux

En 2013, la majorité du travail de conservation s’est déroulé prioritairement sur nos propores secteurs et secondairement sur ceux des précédents fouilleurs. D’autre part, une tempête a marqué cette campagne. Elle a considérablement aggravé l’état du site et provoqué l’effondrement, partiel ou total, de nombreux murs fragiles. Malgré tout, ces intempéries nous ont permis d’affiner nos observations sur les directions des écoulements d’eau, d’apporter immédiatement des solutions pour les détourner et de  mesurer aussitôt l'efficacité de celles-ci et d'envisager sur le champ les modifications nécessaires.

Ainsi, les plans suivants ont pu être créés ou complétés :

  • zones d’accumulation des eaux et des écoulements ;
  • murs-canaux mis en place depuis 2011 ;
  • murs effondrés depuis 2004 et en danger en 2013 ;
  • zones d’interventions en 2004 et de 2011 à 2013.
Identification des facteurs de dégradation

Après l’identification des pathologies destructives, il est nécessaire, afin d’y remédier, de comprendre leurs processus de formation, c'est-à-dire de déterminer les facteurs de dégradation du site.

Les principaux facteurs naturels d’érosion sont l’action directe de l’eau de pluie ; les ruissellements superficiels et profonds, les stagnations et infiltrations ; l’érosion éolienne et la végétation.

État du fossé est lors de sa mise au jour dans les années 1950 (© Moesgaard Museum, Danemark) et en 2013 (©MAFKF).

Les principaux facteurs liés à l’action humaine sont de deux ordres. L'activité archéologique vient au premier rang. Sans programme de conservation initialement associé, elle est irrémédiablement destructrice. Les excavations réalisées depuis des décennies ont laissé ainsi derrière elles des sondages se remplissant d’eau de pluie qui créent des poches de rétention d’humidité, des maçonneries mises au jour et non protégées, ce qui cause leur destruction progressive, ainsi que des résidus de démolitions accidentelles de murs en briques crues, par méconnaissance de ce matériau. Les mauvaises protections précédemment mises en œuvre constituent un facteur aggravant. Ainsi, d’une part, en est-il de l’installation d’une toiture partielle mal adaptée et destructrice. Conçue sans mesure d’évacuation des eaux, elle les projette sur les vestiges avoisinants et ceux qu’elle protège. D’autre part, la réfection au ciment blanc  empêche les murs de respirer et provoque à terme leur pourrissement intérieur. Le lecture du site se trouve enfin brouillée par la transformation abusive de bermes en murs de ciment, qui masque de surcroît tout contact stratigraphique entre les structures.

Méfaits de l'utilisation du ciment blanc qui empêche l'évaporation de l'humidité (©MAFKF)

Les différents types et degrés d’interventions d’urgence

D’une part, nous avons recours à des protections provisoires réversibles telles que :

  • le bâchage lors d’intempéries ;
  • le remplissage, entre les campagnes, des zones fouillées (sacs de sable, géotextile et terre) ;
  • le rebouchage de sondages (avec marqueurs modernes au fond) ;
  • le renforcement de structures à leur base (sacs de sable, parpaings de terre cuite ou pierres de grès marin) ;
  • l’injection de mortier de terre au cœur de maçonneries ;
  • l’application d’enduits sacrificiels protecteurs en terre  ;
  • l’étayage (structures en bois).

Exemple de consolidation et de protection réversible d'une partie du rempart nord menaçant de s'effondrer (©MAFKF)

Exemple de la mise en place ponctuelle de dizaines de mètres de bâches en plastique pour protéger des averses les zones en cours d'étude (©MAFKF)

Exemple des mesures de protection mises en place entre deux campagnes dans les secteurs fouillés : pose de géotextile, renforcement avec des sacs de sable et remplissage avec de la terre (©MAFKF)

 

D’autre part, nous avons établi, systématiquement, autour et aux abords de nos zones de travail, un système de drainage en surface qui oriente et évacue les eaux pluviales grâce à un réseau de banquettes de terre, façonnées et fondées sur des pierres pour les plus importantes. Cependant, un projet global de drainage pour tout le site doit être élaboré et va impliquer d’importants rebouchages. Ces choix seront à décider en accord entre le NCCAL et les archéologues, puisqu’ils auront un impact sur l’aspect, la perception et la lecture du site.

Exemple du système de drainage de surface mis en place dans le secteur de la tour 4 (nord-est) et s'évacuant dans le fossé (Y. Guichard©DAMK)

Œuvrer pour la mise en valeur du site

Les actions que nous avons réalisées sont les balbutiements d’un vaste programme à venir. En fonction de notre identification précise des facteurs dévastateurs, il conviendra de passer par des phases de tests plus approfondis et in situ, avant de planifier des interventions « lourdes ». Celles-ci devront s’inscrire dans un programme complet, détaillé et planifié. En effet, la gestion et la planification sont les clefs indispensables à la pérennité des mesures conservatoires qui seront mises en œuvre. C’est donc une véritable politique de conservation à l’échelle locale qui doit prendre forme. Bien que le chemin à parcourir reste long, nos efforts et investissements humains commencent à porter leurs fruits. Nous pouvons à présent espérer que, dans un avenir proche, nos opérations ponctuelles de sauvetage laisseront place à un projet de planification et de réflexion d’ensemble sur la mise en valeur des divers sites de l’île qui, nous en sommes convaincus, représente un intérêt scientifique et patrimonial hors du commun.

Bibliographie
  • Feilden B. M., Jokilehto J., Guide de gestion des sites du patrimoine culturel mondial, Rome, ICCROM, 1996.
  • Houben H. et Guillaud H., Traité de construction en terre, Marseille, Éditions Parenthèses, 1995.
  • Bendakir M., Les vestiges de Mari. La préservation d’une architecture millénaire en terre, Paris, Éditions de la Vilette, 2009  (collection École nationale d’architecture de Grenoble).
Soutiens de la mission archéologique franco-koweitienne de Faïlaka Autorités scientifiques de tutelle
  • Institut français du Proche-Orient (http://www.ifporient.org), direction de la partie française de la mission : E. Kienle, Directeur de l’Ifpo.
  • Kuwaiti National Council for Culture, Arts and Letters (http://www.nccal.gov.kw), direction de la partie koweïtienne de la mission : Ing. A. Al Youha, Secrétaire Général
  • Département koweïtien des Antiquités et des Musées
Autorités françaises au Koweït Mécénat Membres de l’équipe en 2013
  • Duwish S. (directeur scientifique de la partie koweïtienne).
  • Bonnéric J. (directrice scientifique de la partie française à partir de juillet 2014 ; responsable de l’étude d’Al-Quṣūr —A4).
  • Gelin M. (directrice scientifique de la partie française jusqu’en juin 2014 ; responsable de l’étude de la forteresse —A1 Sud, A2 Est, temples).
  • Alami S. (restauration d’objets).
  • Al Ansary M. (restauration d’objets).
  • Al Mutairi H. (Al-Quṣūr).
  • Alpi F. (épigraphie).
  • Al Saei T. (muséologie).
  • Baier S. (topographie).
  • Couturaud B. (forteresse —A1 Nord).
  • David-Cuny H. (dessins d'objets).
  • Devaux E. (forteresse —préservation du patrimoine bâti).
  • Gelin J.-M. (forteresse —tour 8).
  • Humbert J. (plan d’Al-Quṣūr, relevés de terrain)
  • Khawam R. (forteresse —A2 Ouest).
  • Rivoal M. (Al-Quṣūr —A5).
Pour citer ce billet : Emmanuelle Devaux, « Préservation de la forteresse hellénistique de Faïlaka : premiers pas et solutions d’urgence », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), 23 octobre 2014. [En ligne] http://ifpo.hypotheses.org/6231

Emmanuelle Devaux est architecte DPLG, spécialisée en architecture de terre (DPEA) et archéologie. À l’Ifpo depuis septembre 2010, elle est co-responsable, avec Mathilde Gelin, du programme de restauration de la forteresse hellénistique de Faïlaka-Ikaros pour la mission franco-koweïtienne (MAFKF).

Page personnelle et bibliographie sur Ifporient : http://ifporient.org/emmanuelle-devaux

Tous les billets d’Emmanuelle Devaux

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Restauration des bains omeyyades de Qusayr' Amra

Le carnet de Balnéorient - 22 October, 2014 - 16:20

International Conference Rome 22 - 23 October 2014 Istituto Superiore per la Conservazione ed il Restauro

The Colours of the Prince Conservation and Knowledge in Qusayr ‘Amra Baths (Jordan)

The complex of Qusayr ‘Amra, built during the Umayyad period, in the 8th century AD, consists of a bath, a qasr (palace), a watchtower, an hydraulic system and other unexcavated infrastructures. The extensive cycle of wall paintings in the interior of the qasr is a unique testimony of early Islamic art. The paintings are extraordinary in their style and representations, and because they are largely preserved. For these reasons the site deserved its inscription on the UNESCO World Heritage List in 1985.

Since 2010 the site is undergoing a throrough conservation process, which is a joint collaboration between the World Monuments Fund (WMF), the Jordanian Department of Antiquities (DoA) and the Italian Istituto Superiore per la Conservazione ed il Restauro (ISCR). The project targets simultaneously the building and its decorative features (in particular wall paintings), as well as the management of the site and its community-based preservation and enhancement.

The main objective of the conference is to present to the academic world and the public the outstanding results of the last conservation project of the monument. Particular attention will be addressed to the conservation work on the wall paintings that has revealed unprecedented aspects of these rare artistic representations, such as the vibrant colors of the decorations and unexpected details that shed new light on the interpretation of the subjects and the patron of the paintings. The two-days conference also aims to bring together scholars from different fields of study and implicate them in a discussion on the building and its decorations.

For further informations: Conference Scientific Committee

  • Dr. Giovanna De Palma - giovanna.depalma@beniculturali.it
  • Dr. Francesca Manuela Anzelmo  - anzelmo.francesca@gmail.com

 

En savoir plus : Télécharger le programme / Aller sur le site de l'ISCR / communiqué de presse (en italien)

 

 

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Les croisade en Égypte

Calenda Proche-Orient - 22 October, 2014 - 00:00
Les historiographies arabes et occidentales des croisades orientales sont dynamiques. Les chercheurs explorent désormais des champs quelque peu délaissés par leurs devanciers. Ainsi, dans la lignée d’Alphonse Dupront, les croisades sont désormais plus souvent appréhendées dans le temps long, comme un phénomène mémoriel qui marqua les consciences collectives des peuples d’Orient et d’Occident. Cette journée d’étude vise à mieux comprendre, dans la longue durée, l’impact des croisades sur les hommes et les sociétés d’Occident et d’Orient. En réunissant des chercheurs occidentaux et égyptiens, elle a aussi pour objectif majeur de mettre en dialogue des historiographies de la croisade (arabe, occidentale) qui se méconnaissent. Elle est largement centrée sur l’Égypte, mais s’inscrit dans le cadre plus large du Proche-Orient : aux yeux des croisés eux-mêmes, l’Égypte et le Bilād al-Šām formaient un ensemble peu dissociable.
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Spa cities in the Roman Empire

Le carnet de Balnéorient - 16 October, 2014 - 15:08
Programa| Program

oct. 16:

  • Discurso de abertura pelo Sr. Presidente da Câmara, Arq.º António Cabeleira
  • Apresentação dos conferencistas por Sérgio Carneiro, coordenador científico do simpósio
  • Elogio de Helena Frade (Ana Margarida Arruda, Universidade de Lisboa)
  • De lo general a lo particular: el estudio de los enclaves termales de época romana en la fachada atlántica de la Península Ibérica (Silvia González Soutelo, Universidade de Vigo)
  • El balneario medicinal romano. Edificio o ciudad (Carme Miró i Alaix, Institut de Cultura de Barcelona e María Jesús Pérex Agorreta, Universidad Nacional de Educación a Distancia)
  • De Fortuna a Hispania. El “Proyecto Balnearios”. planteamiento, método y resultados (Gonzalo Matilla Séiquer, Universidad de Murcia)
  • El enclave de As Burgas y el aglomerado romano de Ourense (Celso Rodríguez Cao, Universidade de Vigo e José Mª Eguileta Franco, Ayuntamiento de Ourense)
  • El Balneario romano de Lugo. Campañas 1998-2013 (Gonzalo Meijide Cameselle, Consellería de Cultura da Xunta de Galicia e Francisco Hervés Raigoso, Arqueoconsulting S.l.)

Oct. 17:

  • The golden age of spas: roman thermal baths of the High Empire (2nd century AD) (Jens Koehler, American University of Rome / John Cabot University)
  • Thermalism in Ancient Italy. Results and perspectives of an archaeological research program (Maddalena Bassani, Università degli Studi di Padova)
  • New data from the site of Campetti, area south-west (Ugo Fusco, Università “La Sapienza”, Roma)
  • Allianoi thermal bath (Ahmet Yaraş, Trakya University)
  • Baths and bathing in Aquincum (Gabriella Fényes, Aquincum museum, Budapeste)
  • As termas medicinais romanas de Chaves: saúde, religião e política na periferia do império (Sérgio Carneiro, Município de Chaves)
  • Visita ao balneário termomedicinal romano de Chaves

Oct. 18:

  • Visita aos balneários romanos de Lugo e Ourense

Voir en ligne : Programme / Résumés des communications / Page Facebook 

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L’art de raconter et l’art de jouer, entretien avec Hassan El-Geretly, artiste et homme de théâtre égyptien

Carnets de l’Ifpo - 14 October, 2014 - 14:03

Premier spectacle égyptien programmé au Festival d’Avignon, Haeeshek, Je te (sur)vivrai, a été présenté pour la première fois en France dans la Cour minérale de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse du 14 au 18 juillet 2014. Puisant dans des sources de différentes natures, le travail de Hassan El-Geretly explore la culture populaire et la tradition orale dans l’Égypte de l’après Moubarak. Entretien réalisé à Avignon, le 22 juillet 2014, par Najla Nakhlé-Cerruti.

Hassan El-Geretly, photo Tamer Eissa

Hassan El-Geretly, qui êtes-vous ?

Je suis un artiste, intégré dans le monde de l’art au sens large du terme. Je n’aime pas uniquement me définir comme un homme de théâtre. Je ressens souvent plus d’affinités, de liens de solidarité, avec des artistes d’autres domaines, issus d’univers et de contextes très différents. J’aime le travail collectif en accord avec les spécificités de chacun et les différentes responsabilités, mais d’une certaine façon, partagées. Le résultat finit donc par nous représenter tous. Au théâtre, il est difficile d’attribuer une découverte, une idée, ou une image à quelqu’un en particulier, car tout évolue, tout change. Je me considère comme un artiste. C’est un bien grand mot.
À l’âge de neuf ans, j’ai su que je voulais m’engager dans la voie artistique. Je n’ai jamais abandonné. J’ai fait des études théâtrales à l’université de Bristol. Grâce à mes professeurs, j’ai pu établir des contacts en France. J’ai suivi des stages puis j’ai été engagé comme assistant de mise en scène dans un petit centre dramatique dans le Limousin.

Les intervenants sur scène sont très différents, par leur âge et leurs compétences notamment (musiciens, chanteurs, conteurs, comédiens), comment les choisissez-vous ?

Ils sont très différents mais sont tous des comédiens qui aspirent à faire de leur vocation un métier, dans une Égypte où le statut de l’artiste n’existe pas. Ce sont des gens que j’ai découvert. Je suis ce que les Anglais appellent un talent scout, je trouve des gens. Au début surtout, j’explorais, sans but précis. Je ne cherchais à engager personne, mais j’observais le paysage régional artistique alternatif. Ce n’est bien plus tard que j’ai commencé à recruter des talents.

Quel est le statut du personnage dans Haeeshik ? Proposez-vous une nouvelle forme de personnage ?

Beaucoup de récits composent Les Oiseaux du Fayyum (NDLA : Le soir de la première, le 14 juillet 2014, Hassan El-Geretly ouvre la représentation en annonçant ce changement de titre). Ce sont des histoires vécues, des fables, des nouvelles. Le registre de la pièce oscille entre l’art de raconter et celui de jouer, qui se manifeste à des degrés différents dans la construction des personnages.

Haeeshek, sur scène à Avignon, 2014 (photo Christophe Raynaud de Lage, Festival d’Avignon)

Le comédien incarne plusieurs personnages et le spectateur assiste à leur multiplication. Cela construit-il une fonction particulière du personnage ? Un nouveau statut ? Cherchez-vous à questionner le personnage de théâtre ?

Ce qui a été présenté au Festival, à part Zawāya (« Angles », cinq témoignages des « 18 jours » de 2011 recueillis par l’écrivain Shady Atef), est d’abord un travail sur le chant et le conte. Je travaille très longtemps avec les comédiens, beaucoup et souvent, jusqu’à retrouver ce moment d’illumination qui m’avait décidé de travailler avec un acteur en particulier. Ce moment est souvent obscurci par la suite, ce qui me fait me demander ce qui m’avait amené à travailler avec lui. C’est la base du travail. Il arrive souvent que les comédiens retrouvent leur accent d’origine, qu’ils effacent parce qu’ils parlent à quelqu’un comme moi, au Caire. Pour moi, le concept de personnage ne trouve pas sa source dans le théâtre mais dans les personnes mêmes : leur présence, leur disponibilité, et leur fragilité assumée.

Photo Benoît Benichou

Vous tenez une place particulière sur scène en vous adressant à la salle, en commentant, en expliquant, jouez-vous un rôle ?

Le premier soir, j’ai joué un rôle un peu docte, un peu universitaire, un peu trop. Mais il fallait travailler avec le public français qui écoute et ne répond pas, à la différence des publics égyptiens chez qui l’interaction est permanente. Au cours des représentations suivantes, j’essayais de ne dire que le minimum. Mon rôle n’est pas d’expliquer mais de contribuer à la fabrication du spectacle sur scène. En Égypte, il arrive que le cheminement de la soirée me suggère un élément de programme non préparé à l’avance. C’est lié au moment : le moment d’un pays, du sentiment dans la salle, du rythme du spectacle. Je suis dans l’instant. J’étais vraiment dans l’instant avec Ǧafrā (chanson populaire palestinienne jouée le 14 juillet 2014 en solidarité pour Gaza). Ici, à Avignon, c’était plus difficile à cause des surtitres. Je me suis rendu compte que mes interventions ralentissaient le rythme du spectacle que je devais tenir. Je les ai réduites au minimum.

Considérez-vous la musique comme un partenaire du processus de création, au sens brookien, c’est-à-dire « rattachée à l’idéologie de l’ensemble vivant et, dans l’esprit des formes traditionnelles, elle stimule le jeu, le rythme, le dialogue avec les comédiens » (Banu, p. 99) ?

Même dans le spectacle de théâtre nous faisons un travail sur la musique et le son. Je suis très sensible aux voix. Celle de Zayn Maḥmūd, grand maddâh (panégyriste) égyptien me transporte. Son fils, qui racontait la geste hilalienne (Sīrat Banī Hilāl, épopée de la tribu des Hilaliens, ou Banū Hilal), a la même voix que lui. La musique, ou d’autres partenaires, sont les moyens d’accéder à la poétique de l’œuvre, même pour raconter le quotidien. C’est pour cette raison que je n’accepte pas que l’on qualifie mon travail de « théâtre documentaire » en raison du choix des personnages, des témoignages. C’est un travail affectif même s’il est méthodique.

Dans ces conditions (personnage, rôle pédagogique entre théorie et pratique, comédiens et non comédiens, rapport oralité-litéralité), quel est le statut du texte ?

Ce travail, présenté au Festival d’Avignon, est en cours depuis 1992. Il s’attache à tester les différents champs de recherche qui nous intéressent, toujours dans la perspective de l’expérience du public. La formation de l’acteur passe par le rapport au public. C’est de là que sont nées ces Nuits qui sont très demandées du public égyptien et qui sont devenues une forme à part entière, un « petit genre ». Parfois, c’est en exposant le travail au public que les choses mûrissent.

D’où ma question du texte : l’exigence textuelle du genre théâtral n’a-t-elle pas fermé le champ des possibles de l’expression des dramaturges arabes ?

C’est pour cela que les œuvres de Tawfīq Al-Ḥakīm s’inscrivent dans un rapport plus hiérarchique à la langue, à l’instar de Saʿd Allah Wannūs que j’ai rencontré avant qu’il ne tombe malade. Il suivait nos travaux et semblait les apprécier pour ce travail sur le vernaculaire et l’oralité.

Vous partez de l’oral, d’une culture orale, pour consigner à l’écrit le texte qui n’est que support d’oralité, à l’inverse de Wannūs qui écrit une langue destinée à oralisée, être jouée.

Il s’est efforcé d’écrire dans une langue propice à l’oralité. Le texte ne tient pas la même place. Au cours de nos discussions, j’ai compris que ça l’intéressait. Il semble que cette troisième langue, même oralisée, reste une langue de texte. Sa force réside dans sa capacité d’adaptation aux différents dialectes en vue de l’oralité.

Vous, c’est le processus inverse. Il me semble qu’ici un travail est réalisé de l’oral vers l’écrit, contrairement aux précédentes tentatives, dans le sens de la littérature dialectale : écrire pour être lu, joué.

Oui, l’idée n’est pas d’essayer d’anoblir le dialecte, mais de combler le manque de richesse littéraire de l’oral, sous estimée à cause de la hiérarchie et du hiatus qui existe entre les différents registres de langue. La culture arabe est coupée entre la culture vernaculaire et celle de la langue savante. Voilà pourquoi j’apprécie le travail ethnologique de Futūḥ Aḥmad Farag de collecte d’histoires populaires publié dans les années soixante-dix. Son génie est de ne pas avoir changé un mot ou corrigé ce qui semble être des fautes de langage, des confusions. Les acteurs me disent parfois : « C’est une erreur, le paysan n’a pas pu dire ça comme ça ». Je réponds : « Nous allons travailler des semaines et des mois. Si à la fin nous nous rendons compte qu’il n’est pas possible de faire passer le message, nous changerons ». Mais, finalement, nous ne changeons jamais rien car les fautes de langue ne sont généralement pas le fruit du hasard. Elles tiennent de la logique interne de la langue, de la culture, de son contexte, du locuteur…

Quelle place tient l’improvisation dans la représentation ?

Nous sommes dans un processus d’improvisation permanent. Je ne fais pas d’improvisation structurée. Le travail sur la mise en scène, par exemple, est le fruit de cette improvisation. Quant à l’acteur, je ne cherche jamais à le pousser vers quelque chose de spécifique. Je lui propose une direction, une orientation. Je vois où il en est et je l’accompagne. C’est pour cette raison que j’aime le terme muǧāwara (voisinage, proximité) pour désigner notre travail. Nous passons énormément de temps ensemble, quelque chose sort, mais qui a fait quoi ? Quand ? Lors de la représentation, les comédiens jouent des personnages qu’ils avaient rencontrés ou imaginés à partir de la réalité, ou ils jouent et racontent leurs personnages à partir de leur statut particulier d’acteur-récitant. Mais aucun, j’espère, n’a joué à être un conteur. Ils jouent à des degrés différents les personnages qu’ils racontent. Le conte connaît en Occident un regain d’intérêt, avec une certaine forme de nostalgie. Moi, je ne suis nostalgique que de ce qui va advenir.

Comment définissez-vous Les Oiseaux du Fayyum ? Peut-on parler de théâtre ? Quelle est votre définition du théâtre ?

Avec Les Oiseaux du Fayyum, nous réfléchissons aux causes de la mise à l’écart de tout un pan de la culture égyptienne. La question qui nous anime est de savoir pourquoi, dans un pays si riche de traditions et des arts de la représentation, aucune place n’a été faite à l’héritage populaire. Ni la dramaturgie égyptienne ni les méthodes utilisées dans la formation des acteurs n’ont pris en compte les pratiques présentes bien avant l’arrivée du théâtre français avec Bonaparte et ensuite les syro-libanais. Notre travail explore l’ancrage local, voire l’exotisme et l’esprit, les langages, les formes qui en sont le produit. Je n’ai pas de conclusion à apporter sur le plan théorique. Je pense qu’un grand travail reste à faire sur ce que voulaient dire nos prédécesseurs qui nourrissent nos créations, que ce soit Tawfīq Al-Ḥakīm, Saʿd Allah Wannūs et bien d’autres. Je suis fasciné par ce que véhicule cette culture égyptienne populaire depuis les chants d’amour pharaoniques aux slogans de la place Tahrir. Je suis étonné que le théâtre ne s’en empare pas plus. La révolution a rendu au pays sa normalité dans le chaos et par la liberté d’expression. C’est une révolution par l’art dans un pays où les gens considèrent encore que la communication est la valeur suprême. Et l’expression artistique première, la pratique artistique première en Égypte, c’est la parole.

Extraits du spectacle

Références

Pour citer ce billet : Najla Nakhlé-Cerruti, « L’art de raconter et l’art de jouer, entretien avec Hassan El-Geretly, artiste et homme de théâtre égyptien », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), 14 octobre  2014. [En ligne] http://ifpo.hypotheses.org/6213

Najla Nakhlé-Cerruti est agrégée d’arabe et doctorante à l’INALCO (Institut National des Langues et des Civilisations Orientales) sous la direction de Luc Deheuvels, et boursière AMI à l’Ifpo-Territoires palestiniens. Sa thèse en préparation porte sur le théâtre palestinien contemporain, et particulièrement les représentations de l’identité.

Page web : http://www.ifporient.org/najla-nakhle-cerruti

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Des printemps arabes à la remise en cause des États

Calenda Proche-Orient - 8 October, 2014 - 00:00
Ce colloque vise à analyser les processus de remise en cause de l’autorité et/ou de la légitimité de l’État dans cinq pays arabes touchés par ce phénomène : Irak, Syrie, Liban, Libye, Yémen. Il s’agira de comparer les différents processus en cours en les rattachant à un temps plus long et d'identifier dans les racines historiques des processus de construction nationale arabes les causes possibles du délitement des institutions étatiques auquel nous assistons dans les pays considérés, face à la tenue, réelle ou apparente, d’autres pays de la région, où l’Etat s’appuie sur des identités plus anciennes, y compris coloniales, et/ou sur des appareils sécuritaires omniprésents. La démarche s’appuie sur une dimension internationale et interdisciplinaire et s'adresse à l'ensemble des sciences sociales (anthropologie, histoire, sciences politiques et sociologie notamment).
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[halshs-01070008] Les ménageries arabes et ottomanes

Archives ouvertes de Thierry Buquet - 1 October, 2014 - 12:29
Cette courte étude se propose de présenter quelques éléments sur l'histoire des ménageries dans le monde arabe, jusqu'à la période ottomane. Nous évoquons quelques sources décrivant ces ménageries au Caire, à Bagdad et dans d'autres capitales, notamment à l'époque mamelouk.

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Archives ouvertes de l'Ifpo - 1 October, 2014 - 12:29
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Les opinions publiques arabes à l’épreuve des révolutions

Calenda Proche-Orient - 26 September, 2014 - 00:00
Ce colloque porte sur les opinions publiques arabes à l’épreuve des révolutions. Il a pour ambition de réunir, dans une perspective multidisciplinaire, des chercheurs et des professionnels qui s’intéressent aux nouvelles dynamiques politiques, sociales et culturelles dans le monde arabe. Cet intérêt pour l’objet « opinion publique » est l’occasion, non seulement d’interroger ce concept méconnu et de le remettre au centre de l’analyse mais également d’explorer les stratégies déployées par les acteurs (production de discours) pour l’influencer et de connaitre ses spécificités (le clivage féminin / masculin). L’idée est de jeter un regard nouveau, par le bas, sur les processus révolutionnaires qui secouent le monde arabe et de tenir compte de cette variable souvent ignorée pour une meilleure compréhension du phénomène dans sa globalité.
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Les formations Lodel utilisateurs

Ces formations sont organisées régulièrement à Paris, dans les locaux de l’École des hautes études en sciences sociales, ou à Marseille, à l’université d’Aix-Marseille sur le site Saint-Charles, et comptent environ 15 participants à chaque session. La formation Lodel utilisateurs se déroule sur deux jours. Attention : ces formations sont destinées à des utilisateurs du logiciel Lodel et non à des concepteurs de sites Web. L’installation du logiciel et le développement des maquettes de sites avec Lodel ne sont pas abordés au cours de cette formation. Par ailleurs, les salles informatiques à disposition pour les formations sont uniquement équipées de PC. Programme de la formation Présentation du logiciel Lodel : principes, objets éditoriaux et mode de fonctionnement Présentation de l’interface du logiciel Création et édition des publications et des documents Fonctions avancées : gestion des index, des documents annexes, des images, des utilisateurs, la syndication d’information par flux RSS Apprentissage du stylage des documents dans les logiciels de traitement de texte en vue de leur importation dans Lodel Trucs et astuces de stylage. Le logiciel Orphan Notes. Calendrier 18 - 19 octobre 2012, Paris 22 - 23 novembre 2012, Paris 13 - 14 décembre 2012, Paris 10 - 11 janvier 2013, Marseille 24 - 25 janvier 2013, Paris 8 février 2013, Paris (formation avancée) (annulée) 21 - 22 mars 2013, Paris 4 - 5 avril 2013, Paris 23 - 24 mai 2013, Marseille (complet) 30
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