مجمع الأخبار

Une histoire orale des parcours d’historiens

Test ajout dans bloc - 7 February, 2018 - 16:00
Après avoir présenté la méthodologie de la constitution du fonds d’archives orales du programme Histinéraires1, Virginie Huynh-Van-Xuan, qui a catalogué une partie des entretiens dans le cadre de son Master, « Archives numériques » (ENSSIB) propose une synthèse ce ce que nous dévoilent ces sources orales. Dans les entretiens enregistrés dans le cadre du programme Histinéraires2, les témoins reviennent sur leur parcours professionnel et parfois leur jeunesse pour évoquer les éléments qui les ont sensibilisés au passé et à l’histoire. Plusieurs citent l’histoire familiale, racontée parfois … Continuer la lecture de Une histoire orale des parcours d’historiens →
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Le monastère dit de « la source du baptême » dans la région d’Hébron : une enquête de terrain en cours…

Carnets de l’Ifpo - 7 February, 2018 - 15:43

Figure 1 : Cadre environnemental du site (Tous droits réservés Bertrand Riba)

Le monastère de ʿAin el-Maʿmoudiyeh, situé à 8 km à l’ouest d’Hébron, est considéré comme tel en raison d’une inscription grecque gravée sur un linteau monumental découvert à terre, en 1946, qui fait mention d’un certain « Démétrios et sa communauté » (fig. 1). En dehors de ce témoignage, peu d’éléments sur place indiquent l’existence d’un ensemble monastique semblable à ceux que l’on connaît dans les campagnes de Judée, si ce n’est sa situation isolée au fond d’un wādī aux pentes escarpées. On y trouve actuellement, au milieu des champs d’oliviers et des vignes aménagés en terrasse, les ruines d’une chapelle baptismale paléochrétienne et d’un bâtiment médiéval (fig. 2).

Figure 2 : Localisation des vestiges 1 : secteur de la chapelle baptismale ; 2 : secteur du bâtiment médiéval (© Geomolg)

L’enjeu des travaux entrepris sur le site par l’Ifpo, en collaboration avec le ministère du Tourisme et des Antiquités de Palestine, consiste à mettre au jour les différentes composantes architecturales du monastère afin de comprendre l’organisation et la fonction de cette communauté implantée dans ce lieu retiré, non loin d’une ancienne voie de communication reliant Gaza à la vieille cité d’Abraham. Une source souterraine qui jaillit des entrailles de la roche calcaire pourrait constituer l’élément fondateur de cet établissement. C’est elle qui a vraisemblablement dicté l’emplacement du baptistère dont le rôle au sein de cet ensemble pourrait avoir été central. Ces deux composantes, la source et le baptistère, sont à l’origine du nom du site qui nous est parvenu jusqu’à aujourd’hui sous l’appellation ʿAin el-Maʿmoudiyeh (« La source du baptême »,عين المعمودية). Cette association avait permis jadis à Clemens Kopp, fin connaisseur de l’histoire des pèlerinages de Terre sainte, d’évoquer le site comme le lieu du « désert » où saint Jean-Baptiste, dans sa jeunesse, a commencé son ministère avant de faire son entrée sur la scène biblique en se retirant dans la région du Jourdain (Luc. I, 80).

Le baptistère

L’analyse architecturale et l’étude du matériel archéologique permettent de situer la construction du baptistère au cours du ᴠɪe siècle. L’édifice adopte le plan d’une chapelle à nef unique dotée d’une abside inscrite à l’intérieur d’un chevet plat (figs. 3 et 4).

 

Figure 3 : Chapelle baptismale (Tous droits réservés Bertrand Riba)

 

Figure 4 : Plan simplifié de la chapelle et des dispositifs qui lui sont associés (les hachures indiquent l’emplacement du bassin primitif) ; (Tous droits réservés Bertrand Riba)

La cuve maçonnée, insérée dans le sol dallé devant l’abside, est l’une des plus grandes de Palestine avec un diamètre de 1,80 m et une profondeur de 1,30 m. Le système hydraulique mis en œuvre est conçu de manière à ce qu’elle soit alimentée en permanence : un souterrain creusé dans la paroi sud du wādī permet de capter la source 11 m plus loin afin d’acheminer l’eau vers la cuve par le biais d’un chenal creusé dans la roche. Un second orifice était destiné à évacuer l’eau par le nord vers l’extérieur du monument. Ce système ingénieux permettait d’obtenir une eau courante, sans cesse renouvelée, et non souillée. Ces fonts baptismaux se distinguent ainsi de la grande majorité des baptistères palestiniens dont les cuves étaient reliées à un réservoir par un conduit ou bien simplement remplies au moyen de récipients et vidées de la même façon. Cette conception peu commune renvoie aux premiers temps du christianisme, à une période où certains écrits, tels que la Didachè, préconisent de pratiquer le baptême dans une eau courante, « vivante », en mouvement, à l’image de celle du Jourdain où fut baptisé le Christ, ou de celles des sources sanctifiées par des baptêmes évangéliques. La chapelle de ʿAin el-Maʿmoudiyeh semble donc témoigner de la volonté de renouer avec une pratique attachée au souvenir d’épisodes bibliques liés à l’origine de ce sacrement. Rappelons également que le souci de conserver l’eau vive à l’état de pureté naturelle et l’aménagement de la cuve dans le sol correspondent aux conditions requises en ce qui concerne la pratique du bain rituel dans le judaïsme. Ainsi, la conception de la chapelle, inspirée des formes classiques issues du monde gréco-romain, telle que l’architecture thermale, paraît ici se conjuguer à une organisation particulière prévue pour répondre aux besoins de rites judéo-chrétiens précis.

Récemment, les fouilles archéologiques ont mis au jour un état antérieur au baptistère. Le monastère n’a donc pas été édifié d’un seul tenant au ᴠɪe siècle pour célébrer une tradition naissante, comme on a pu le supposer, mais il s’inscrit dans une histoire plus ancienne. C’est ce qu’indique un bassin quadrangulaire dont le seul côté entièrement conservé présente une longueur de 2,10 m (fig. 5).

Figure 5 : Bassin primitif en cours de fouille découvert sous l’abside (Tous droits réservés Bertrand Riba)

La profondeur exacte demeure inconnue puisque l’installation a été tronquée au moment de la construction de l’abside et de la pose d’un dallage, mais les parties restantes montrent que celle-ci dépassait 1,40 m. Le sol est pavé d’une mosaïque monochrome, tandis que les parois sont recouvertes d’un enduit hydraulique contenant des tessons qui ne semblent pas antérieurs au ᴠe siècle. Dans l’état actuel de la recherche, la fonction de ce bassin primitif doit être précisée. Il pourrait s’agir d’un simple réservoir d’eau, mais sa situation à l’emplacement de la chapelle baptismale actuelle joue plutôt en faveur d’une installation destinée dès le départ à l’accomplissement de rites. L’hypothèse d’un baptistère plus ancien n’est pas à exclure.

Par ailleurs, l’édifice se distingue par le système d’évacuation mis en oeuvre et le parcours de l’eau à l’extérieur de l’édifice. Le liquide était d’abord récupéré par un bassin circulaire, de 0,54 m de profondeur pour 1 m de diamètre, surmonté d’une margelle de facture identique à celle de la grande cuve intérieure. Les dimensions de ce dispositif conviendraient parfaitement au baptême des enfants, mais rien pour le moment ne permet de s’en assurer. Cette petite cuve bénéficiait également d’une eau courante évacuée par deux orifices dont l’un seulement conserve un conduit de terre cuite par lequel le liquide s’écoulait vers une seconde cuve quadrangulaire juxtaposée à une troisième partiellement dégagée. Ce dispositif peu ordinaire de récupération et de redistribution de l’eau par l’emploi de trois bassins distincts soulève diverses interrogations sur la fonction de ces différents contenants et le statut de l’eau après son passage à l’intérieur de la chapelle. Si la première cuve était bien associée au baptême d’enfants, quel était le rôle des deux autres ? Ces installations étaient-elles liées d’une quelconque manière à la liturgie baptismale ou bien jouaient-elles un rôle d’ordre strictement pratique ? Les prochaines campagnes de fouilles permettront sans doute une meilleure compréhension de cette organisation particulière.

La quête des bâtiments communautaires

Si leur place varie dans les provinces de Palestine, les baptistères intègrent toujours un ensemble architectural cohérent destiné à répondre au mieux aux besoins de la liturgie. L’église, dans laquelle se déroule l’eucharistie, était rarement éloignée du lieu du baptême de façon à ce que les différentes étapes de la cérémonie de l’initiation puissent s’enchaîner. Les baptistères se placent donc tantôt dans l’une des annexes qui longent les collatéraux des basiliques, tantôt dans l’une des salles qui flanquent l’abside. D’autres, un peu plus éloignés du côté ouest, étaient accessibles par l’atrium ou le narthex. À ʿAin el-Maʿmoudiyeh, les travaux archéologiques n’ont pas permis de mettre en évidence le contexte architectural dans lequel s’inscrivait le baptistère en dehors d’une cour où se trouvaient les bassins évoqués plus haut. En revanche, les fouilles programmées dans le secteur du bâtiment médiéval, sur les premières hauteurs du versant septentrional du wādī, ont révélé les traces d’installations contemporaines du baptistère. La découverte d’un pavement de mosaïque soigné, malheureusement très endommagé par les constructeurs médiévaux et les pilleurs, indique l’emplacement d’un bâtiment paléochrétien adossé à la paroi rocheuse. Ce témoignage, malgré son aspect très fragmentaire, permet d’envisager l’existence d’une chapelle semi-rupestre semblable à celle que l’on trouve dans certains monastères établis dans les wādīs du désert de Judée. Les fouilles ont aussi mis au jour un second pan de mosaïque associé au même niveau de sol, caractérisé par un tapis de fleurettes comparable à ceux fréquemment employés dans les ensembles religieux du ᴠɪe siècle (fig. 6).

Figure 6 : Pavement de mosaïque d’un édifice protobyzantin (Tous droits réservés Bertrand Riba)

Ce sol est connecté à la façade occidentale d’un bâtiment dont seul l’angle sud-ouest a été dégagé, dévoilant un nouveau sol de mosaïque situé à une hauteur supérieure et auquel correspond un conduit destiné à l’évacuation de l’eau depuis l’intérieur du bâtiment. La poursuite des travaux dans ce secteur devrait permettre de préciser le plan et la fonction de ce monument inédit.

L’occupation du site à partir de la période médiévale

Il est trop tôt pour préciser les modalités de l’occupation du site à partir de la conquête arabo-musulmane de la région survenue au ᴠɪɪe siècle. En revanche, la période franque est bien représentée par le matériel céramique et les vestiges de l’édifice qui s’élèvent actuellement contre le flanc nord du wādī, dans la zone des bâtiments protobyzantins évoqués ci-dessus (fig. 7).

Figure 7 : Ruine du bâtiment médiéval (Tous droits réservés Bertrand Riba)

Un mur massif, large de 2 m, est relié à la paroi rocheuse par une voûte en arc brisé surbaissé. La construction se distingue par la présence d’un oculus quadrilobé typique de l’architecture latine. Cette ouverture zénithale, singulière par son emplacement dans la voûte à l’aplomb du passage entre la paroi rocheuse taillée et le mur (fig. 8), s’explique par le besoin d’aérer et d’éclairer l’espace qu’il surplombe.

Figure 8 : Oculus quadrilobé (Tous droits réservés Bertrand Riba)

L’attestation ou non d’un étage permettra de préciser si l’oculus captait directement la lumière du soleil ou bien s’il était inséré dans le sol d’une pièce supérieure. Le labour des cultures situées devant ces ruines n’a laissé aucun vestige en place, mais les tranchées réalisées à cet endroit ont permis d’observer des entailles dans le substrat dont la présence indique l’emplacement d’un mur parallèle, également épais de 2 m. L’amorce d’une voûte visible à la hauteur de la dernière assise du mur conservé témoigne du type de couverture autrefois mis en œuvre entre les deux constructions. Par ailleurs, du côté ouest, le départ d’un grand arc brisé aplati perpendiculaire aux vestiges en place révèle l’existence d’un second corps de bâtiment aujourd’hui disparu. Ce constat permet d’envisager une croisée de voûte au niveau du coude dessiné par les deux ailes du bâtiment. Ainsi, malgré le caractère très mal préservé des ruines, l’analyse architecturale en cours donne l’occasion de mieux comprendre le plan initial de l’édifice. Enfin, l’occupation du site se poursuit au-delà du retrait des Croisés. La période mamelouke est particulièrement bien représentée par des foyers, de la vaisselle et quelques monnaies. Cette population se contente de réoccuper les lieux en y apportant quelques remaniements mineurs.

Conclusion

Cette brève présentation a pour but de mettre en lumière l’importance qu’il convient d’accorder au site de ʿAin el-Maʿmoudiyeh. À ce jour, les récents travaux engagés sur le terrain ont permis de mieux saisir les caractéristiques particulières du baptistère, de localiser certaines composantes architecturales inédites et de préciser l’histoire du lieu. Le site est aussi l’un des rares ensembles archéologiques conservés à offrir l’occasion d’étudier le développement d’un établissement monastique à partir d’une source sanctifiée. La conception de la chapelle et sa relation avec l’eau naturelle appuient en effet l’hypothèse formulée par Clemens Kopp selon laquelle il convient d’enraciner dès l’Antiquité une tradition médiévale relative à la jeunesse de saint Jean-Baptiste administrant le sacrement du baptême à cet endroit. L’ancrage de cette tradition pourrait être le fait de la communauté religieuse soucieuse de hisser le site, en termes de notoriété, au niveau des lieux bibliques renommés attachés à la pratique du baptême. Cette stratégie a pu constituer un bon moyen de susciter l’attrait des fidèles qui sillonnaient les routes de Palestine, et si de prime abord la situation isolée du site à l’écart des axes principaux ne semble guère propice à la pratique du pèlerinage, les prospections récentes ont mis en évidence son accessibilité. Il était relativement aisé, en réalité, d’emprunter cet itinéraire bis par l’embouchure ouest du wādī et de suivre celui-ci jusqu’au monastère avant de remonter ses pentes vers l’est en direction de la prestigieuse cité des patriarches (Hébron) située à quelques kilomètres de là. La présence d’un petit fortin protobyzantin au point culminant d’une colline qui domine le site, renforce l’idée d’un lieu de passage fréquenté. Au cours de la période médiévale, le site continue d’être occupé, mais son rôle à cette époque reste encore à préciser.

Bibliographie
  • C. Kopp et A.-M. Steve, “Le désert de Saint Jean près d’Hébron”, Revue Biblique n° 53, p. 547-575, 1946. Consultable sur JSTOR : http://www.jstor.org/stable/44091167

Pour citer ce billet : Bertrand Riba, « Le monastère dit de « la source du baptême » dans la région d’Hébron : une enquête de terrain en cours… », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), le 07 février 2018. [En  ligne] http://ifpo.hypotheses.org/7573

Betrand Riba

Bertrand Riba est chercheur à l’Ifpo, Territoires palestiniens. Il dirige les travaux archéologiques sur le site de ʿAin el-Maʿmoudiyeh, dans la région d’Hébron, en collaboration avec le ministère du Tourisme et des Antiquités de Palestine. Son domaine de recherche se concentre sur le phénomène du pèlerinage chrétien au cours de la période protobyzantine au témoignage de l’archéologie.

Page personnelle et bibliographie sur le site de l’Ifpo : http://www.ifporient.org/bertrand-riba

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No country for anthropologists?

Calenda Proche-Orient - 5 February, 2018 - 02:00
Many parts of the contemporary Middle East are confronted with war, sectarianism, transnational interferences, uprisings, and a comeback of authoritarian regimes. This brings about various difficulties for ethnographic research as a practice of knowledge production based on the immersion of researchers in given social contexts and the subsequent writing up and publishing of texts. The international conference No country for anthropologists? Contemporary ethnographic research in the Middle East explores the obstacles to do ethnography in the Middle East and take them as the starting point for reflection upon the role of anthropology with a view to the Middle East of today.
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No country for anthropologists?

Calenda Proche-Orient - 5 February, 2018 - 02:00
Many parts of the contemporary Middle East are confronted with war, sectarianism, transnational interferences, uprisings, and a comeback of authoritarian regimes. This brings about various difficulties for ethnographic research as a practice of knowledge production based on the immersion of researchers in given social contexts and the subsequent writing up and publishing of texts. The international conference No country for anthropologists? Contemporary ethnographic research in the Middle East explores the obstacles to do ethnography in the Middle East and take them as the starting point for reflection upon the role of anthropology with a view to the Middle East of today.
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[halshs-01698131] Une huilerie des époques byzantine et omeyyade à Dharih, Description et fonctionnement. Fouilles de Dharih, V, 1

P. PIRAUD-FOURNET et A. de SÉDOUY 2 Résumé – L'huilerie du temenos de Dharih, utilisée entre le VI e et le IX e s. apr. J.-C., est divisée en deux parties : dans la moitié sud en terre battue, le broyage des olives se faisait au moyen d'une meule circulaire dormante et d'un broyeur rayonnant ; dans la moitié nord surélevée et dallée, un système de levier exerçait une pression sur la pâte obtenue par le broyage et en extrayait l'huile. Cette huilerie, contrairement aux deux huileries d'époques nabatéenne et romaine découvertes sur le site, ne présente pas de dispositif de raffinage. Les petites dimensions de l'installation et la faible contenance des cuves laissent penser que la production de l'huile et des résidus de sa production (amurca et grignons) était modeste. Sans doute était-elle exclusivement destinée à nourrir, à chauffer et à éclairer les habitants de la petite agglomération villageoise installée à l'époque byzantine à l'intérieur du dernier temenos de l'ancien sanctuaire nabatéen et romain. Mots-clés – Huile, huilerie, Dharih, époque byzantine, broyage, Jordanie, pressoir. Abstract – The oil press of the temenos, in Dharih, used between the 6th and the 9th cent. AD, is divided into two parts: in the southern part, with a clay floor, olives were crushed through a rotary movement of a stone roller into a round bassin; in the northern part, on a raised and paved floor, a lever system was used to put pressure on the olive paste acquired from olive crushed. This press does not have any refining device, unlike the other two oil presses belonging to the Nabataean and Roman eras discovered on the same site. The small size of the installation and the low capacity of the tanks suggest that the production of oil and residue production (lees-amurca and pomace) was low used for food, heating and lighting of the residents of the small community village installed during the Byzantine and Umayyad eras, in the last temenos of the ancient Nabataean and Roman sanctuary.

[halshs-00350992] Un palais épiscopal à Bosra.

Cette contribution cherche à préciser la place et le rôle d'une grande demeure urbaine d'époque byzantine appelée " Palais de Trajan ", située au cœur de quartier est de Bosra. Une vaste salle de réception triconque, une loggia, des bains privés confèrent à ce bâtiment remarquablement bien conservé un caractère palatial. Les premières recherches archéologiques en septembre 2007 ont porté sur les bains, un ensemble complexe et inédit dont la taille et le raffinement relancent les interrogations sur la fonction de ce monument. En effet, par sa situation à proximité de l'un des plus importants sanctuaires chrétiens de la ville, ses aménagements et son envergure, le " Palais de Trajan " présente les qualités requises pour briguer la fonction de palais épiscopal.

[halshs-00350992] Un palais épiscopal à Bosra.

Archives ouvertes de l'Ifpo - 4 February, 2018 - 04:11
Cette contribution cherche à préciser la place et le rôle d'une grande demeure urbaine d'époque byzantine appelée " Palais de Trajan ", située au cœur de quartier est de Bosra. Une vaste salle de réception triconque, une loggia, des bains privés confèrent à ce bâtiment remarquablement bien conservé un caractère palatial. Les premières recherches archéologiques en septembre 2007 ont porté sur les bains, un ensemble complexe et inédit dont la taille et le raffinement relancent les interrogations sur la fonction de ce monument. En effet, par sa situation à proximité de l'un des plus importants sanctuaires chrétiens de la ville, ses aménagements et son envergure, le " Palais de Trajan " présente les qualités requises pour briguer la fonction de palais épiscopal.
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[halshs-00861998] Les fouilles du "Palais de Trajan" à Bosra (2007-2009). Rapport préliminaire et perspectives de recherche

Trois campagnes de fouilles ont été menées entre septembre 2007 et octobre 2009 dans le dit " Palais de Trajan ", grande demeure urbaine de Bosra, en Syrie du Sud. L'étude architecturale du bâtiment qui a mis en évidence ses éléments remarquables telle qu'une salle de réception de forme triconque, ainsi que la fouille de la tranchée de fondation d'une façade, permettent à première vue de dater sa construction de la fin du Ve ou du début du VIe s. apr. J.-C. Mais c'est sur le bain privé qui occupe une partie importante de la maison que la fouille s'est principalement concentrée. Ce petit ensemble s'est révélé trop complexe et luxueux pour n'avoir eu qu'un usage domestique et cette observation vient à l'appui des autres éléments distinctifs qui soulignent le caractère palatial de cette maison. L'aménagement de ces bains et les rares éléments de décor retrouvés laissent penser que le Palais de Trajan a été occupé depuis son édification, à la fin de l'Antiquité, jusqu'à son abandon à la toute fin de l'époque omeyyade par un riche notable chrétien.

Matières sonores : recherche, archive et création

Test ajout dans bloc - 30 January, 2018 - 22:26
Dans le cadre de la semaine du son qui aura lieu du 20 janvier au 4 février dans toute la France, le son sera dans tous ses états dans un programme qui mettra en en écoute et en lumière de nombreuses initiatives illustrant la résolution 39C/49 qui a été adoptée par l’UNESCO le 31 octobre 2017 « L’importance du son dans le monde actuel : promouvoir les bonnes pratiques ». Cécile Regnault, architecte EVS-LAURe, de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Lyon (ENSAL) et Olivier Givre … Continuer la lecture de Matières sonores : recherche, archive et création →
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[medihal-00560903] Façade principale (sud) des bains romains de Sleim (Syrie du Sud)

Photographie redressée de la façade sud des bains romains de Sleim (Syrie du Sud). Aujourd'hui habités et entretenus, les bains de Sleim sont presque intégralement conservé. Leur plan " en ligne " présente la succession canonique des salles du bain romain, alignées le long d'une cour : vestiaire, salle froide, salle tiède, salle chaude et salle du bain chaud occupent une surface totale d'env. 250m2. Les vestiges, éloquents, permettent de restituer les dispositifs de chauffage, de chaudière, des bassins ou des fenêtres de l'édifice. En l'absence de fouilles archéologiques, la date de construction de ce monument n'est pas connue. Les bains sont cependant antérieurs au vaste édifice à façade monumentale qui s'installe et les englobe dans le courant du IIIe siècle. Au regard de son architecture, des dispositifs techniques mis en œuvre, du contexte archéologique et épigraphique, un faisceau d'indices convergents nous incitent cependant à proposer à titre d'hypothèse une datation précoce de l'édifice, dès la fin du Ier siècle apr. J.-C. Bibliographie : Fournet Th, "Les bains romains de Sleim (Selœma), analyse architecturale et proposition de chronologie", dans Hauran V. La Syrie du Sud du néolithique à l'Antiquité tardive. Recherches récentes. Actes du colloque de Damas 2007, Sous la direction de Michel al-Maqdissi, Frank Braemer, Jean-Marie Dentzer, Damas, Ifpo, 2010, p. 318, fig. 2 (voir en ligne une présentation de l'ouvrage : http://www.ifporient.org/node/850)

[medihal-00560898] Bains romains de Sleim (Syrie du Sud) – 2

Vue perspective ouverte des bains de Sleim (Syrie du Sud). Aujourd'hui habités et entretenus, les bains de Sleim sont presque intégralement conservé. Leur plan « en ligne » présente la succession canonique des salles du bain romain, alignées le long d'une cour : vestiaire, salle froide, salle tiède, salle chaude et salle du bain chaud occupent une surface totale d'env. 250m2. Les vestiges, éloquents, permettent de restituer les dispositifs de chauffage, de chaudière, des bassins ou des fenêtres de l'édifice. En l'absence de fouilles archéologiques, la date de construction de ce monument n'est pas connue. Les bains sont cependant antérieurs au vaste édifice à façade monumentale qui s'installe et les englobe dans le courant du IIIe siècle. Au regard de son architecture, des dispositifs techniques mis en œuvre, du contexte archéologique et épigraphique, un faisceau d'indices convergents nous incitent cependant à proposer à titre d'hypothèse une datation précoce de l'édifice, dès la fin du Ier siècle apr. J.-C. Bibliographie : Fournet Th, "Les bains romains de Sleim (Selœma), analyse architecturale et proposition de chronologie", dans Hauran V. La Syrie du Sud du néolithique à l'Antiquité tardive. Recherches récentes. Actes du colloque de Damas 2007, Sous la direction de Michel al-Maqdissi, Frank Braemer, Jean-Marie Dentzer, Damas, Ifpo, 2010, p. 323, fig. 8 (voir en ligne une présentation de l'ouvrage : http://www.ifporient.org/node/850

[medihal-00560893] Bains romains de Sleim (Syrie du Sud) - 1

Vue perspective fermée des bains de Sleim (Syrie du Sud). Aujourd'hui habités et entretenus, les bains de Sleim sont presque intégralement conservé. Leur plan « en ligne » présente la succession canonique des salles du bain romain, alignées le long d'une cour : vestiaire, salle froide, salle tiède, salle chaude et salle du bain chaud occupent une surface totale d'env. 250m2. Les vestiges, éloquents, permettent de restituer les dispositifs de chauffage, de chaudière, des bassins ou des fenêtres de l'édifice. En l'absence de fouilles archéologiques, la date de construction de ce monument n'est pas connue. Les bains sont cependant antérieurs au vaste édifice à façade monumentale qui s'installe et les englobe dans le courant du IIIe siècle. Au regard de son architecture, des dispositifs techniques mis en œuvre, du contexte archéologique et épigraphique, un faisceau d'indices convergents nous incitent cependant à proposer à titre d'hypothèse une datation précoce de l'édifice, dès la fin du Ier siècle apr. J.-C. Bibliographie : Fournet Th, "Les bains romains de Sleim (Selœma), analyse architecturale et proposition de chronologie", dans Hauran V. La Syrie du Sud du néolithique à l'Antiquité tardive. Recherches récentes. Actes du colloque de Damas 2007, Sous la direction de Michel al-Maqdissi, Frank Braemer, Jean-Marie Dentzer, Damas, Ifpo, 2010, p. 322, fig. 7 (voir en ligne une présentation de l'ouvrage : http://www.ifporient.org/node/850)

La recette du mois : la couronne des rois provençale briochée

Test ajout dans bloc - 29 January, 2018 - 02:00
Pour mieux faire connaître les archives sonores de la phonothèque de la MMSH, une fois par mois le dernier lundi, nous vous faisons découvrir des recettes de cuisine enregistrées et révélées par les informateurs sur le terrain mais pour Noël, exceptionnellement, nous anticipons la parution d’une semaine. Le choix de ce mois-ci s’est porté sur la couronne  des rois briochée, telle qu’elle se fait en Provence. La recette de la semaine est celle d’une couronne des rois provençale  briochée. Elle est évoquée dans l’enquête 386, enregistrée … Continuer la lecture de La recette du mois : la couronne des rois provençale briochée →
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La notation musicale à l’épreuve de la recherche dans l’étude et la sauvegarde des musiques traditionnelles dans le Maghreb

Test ajout dans bloc - 28 January, 2018 - 20:33
Colloque international La notation musicale à l’épreuve de la recherche dans l’étude et la sauvegarde des musiques traditionnelles dans le Maghreb Bou Saâda, 30 et 31 janvier 2018 Téléchargement du programme La notation musicale a de tout temps interpelé musiciens, théoriciens et chercheurs en ethnomusicologie/anthropologie de la musique. Ainsi, à l’instar de la théorie des açâbi° wal madjarî (sorte de tablature) développée à partir du huitième siècle à Baghdad sous la dynastie abbasside par l’école des °udistes ou la sculpture musicale des rythmiques ou … Continuer la lecture de La notation musicale à l’épreuve de la recherche dans l’étude et la sauvegarde des musiques traditionnelles dans le Maghreb →
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Le plâtre peint

Calenda Proche-Orient - 26 January, 2018 - 02:00
Après « Le plâtre teinté dans la masse » étudié en 2016, le GRPA (Groupe de Recherche sur le Plâtre dans l’Art) invite à ouvrir une nouvelle page sur le sujet du « Plâtre et la Couleur » à travers les époques et les techniques. La deuxième session est consacrée au « plâtre peint ». Artistes, architectes, conservateurs du Patrimoine, restaurateurs, mouleurs, praticiens, archéologues, historiens de l’art, scientifiques et tous les amoureux du matériau plâtre sont conviés à participer sujet pluridisciplinaire.
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Le plâtre peint

Calenda Proche-Orient - 26 January, 2018 - 02:00
Après « Le plâtre teinté dans la masse » étudié en 2016, le GRPA (Groupe de Recherche sur le Plâtre dans l’Art) invite à ouvrir une nouvelle page sur le sujet du « Plâtre et la Couleur » à travers les époques et les techniques. La deuxième session est consacrée au « plâtre peint ». Artistes, architectes, conservateurs du Patrimoine, restaurateurs, mouleurs, praticiens, archéologues, historiens de l’art, scientifiques et tous les amoureux du matériau plâtre sont conviés à participer sujet pluridisciplinaire.
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