Les publications de l’Ifpo assurent la diffusion et la valorisation des recherches menées au sein des territoires scientifiques investis par l’Institut dans les société du Proche-Orient (la Syrie, le Liban, la Jordanie, les territoires palestiniens, l’Iraq) dans l'ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. Le site des collections électroniques de l'Institut français du Proche-Orient offre une sélection d'ouvrages scientifiques accessibles en ligne en texte intégral, en libre accès.
Mis à jour : il y a 18h 5 min
13 mars, 2010 - 22:31
Présentation Phénomènes sociaux de grande ampleur, les pèlerinages ne sauraient être réduits à leur seule dimension religieuse. Ils participent en effet pleinement aux mobilités qui traversent la région, alimentant le développement touristique et les échanges commerciaux. Carrefours éphémères, évènements extraordinaires, les pèlerinages forment un creuset où viennent se croiser non seulement les hommes, mais également les biens et les idées qui essaiment au retour des pèlerins, entraînant des transformations matérielles, politiques, voire psychologiques, importantes et souvent durables. Rassemblant des foules parfois immenses, accompagnés d’intenses activités festives, ils sont à la fois défis à l’ordre public et mises à l’épreuve de l’espace public urbain qu’ils transforment et remodèlent. Les contributions réunies dans ce volume s’attachent à rendre compte, en multipliant les situations observées et les angles d’approche, de cet événement polymorphe qu’est le pèlerinage au Maghreb et au Moyen-Orient. Phénomène universel, il revêt dans cette vaste région maints traits spécifiques et il y demeure l’un des principaux vecteurs de l’intégration communautaire. Sommaire Introduction Sylvia Chiffoleau et Anna Madoeuf DES UNIVERS DE VIRTUALITÉ La présentation de soi au pèlerinage de Rabbi Yahya Lakhdar (Maroc) Hicham DakhamaLe mawsim de Nabî Mûsâ : processions, espace en miettes et mémoire blessée. Territoires palestiniens (1998-2000) Emma Aubin BoltanskiDes pèlerins sé(...)
13 mars, 2010 - 22:31
Présentation (par Denis Gril) Abū ‘Abd al-Rahmān al-Sulamī est avant tout réputé historien du soufisme et compilateur de traditions, ordonnées selon les genres en usage : dictionnaire biographique, commentaire coranique, monographies sur des sujets variés, telles qu’en a produit dans le registre religieux et éthique, la littérature d’adab. Une telle réputation est largement partagée par les auteurs musulmans, à quelques rares exceptions, et les orientalistes. Il est significatif que Sulamī ait été quasiment exclu de la tradition hagiographique qu’il a contribuée à mettre en place. Comme le relève avec pertinence l’auteur de ce livre, il faut voir là l’efficacité d’une stratégie d’écriture, dans la tradition des Malāmatis (les Hommes du Blâme) dont Sulamī s’est fait l’héritier et le continuateur. Cependant, loin de s’enfermer dans une tradition particulière, en choisissant de fonder son oeuvre sur la transmission de l’enseignement spirituel du Prophète et des maîtres de la Voie, il joue un rôle décisif dans l’élaboration du soufisme, en faisant converger vers un même but l’enseignement des représentants de la spiritualité musulmane du IIe au IVe siècle de l’Hégire. Il contribue ainsi discrètement mais efficacement à la défense d’un soufisme empreint de sobriété et de rigueur, ainsi qu’à l’énoncé d’une doctrine de la sainteté où se révèlent ses affinités avec al-'akīm al-Tirmidī et plus tard Ibn ‘Arabī, par delà les différences de style. Il joue donc un rôle charnière entre l(...)
13 mars, 2010 - 22:31
Conçu à partir de la fin du XIXe siècle, le pôle urbain de Sanayeh valorisait la modernité au sein de l’Empire ottoman. Construit sur des dunes de sable, il représentait un défi de l’homme sur la nature. Ce livre, accompagné d’une série de films, propose une vision du quartier des arts et métiers, Sanayeh, tel qu’il est vécu aujourd’hui. Bien que situé au cœur de Beyrouth, Sanayeh dévoile, derrière les immeubles modernes qui entourent désormais le jardin public, un espace plus traditionnel. Une vie rythmée par les cérémonies rituelles et un esprit du lieu marqué par la présence du jardin. En effet, c’est autour du jardin, poumon du quartier, que les connexions à la ville s’opèrent : lieu de rencontre, d’exposition et de camouflage, il permet à ses occupants réguliers de se créer une vie. Ce livre propose un itinéraire de découverte dont les repères sont les pratiques sociales des habitants de Sanayeh - notables du quartier ou gens de peu -, leurs usages de l’espace et leurs rapports au lieu. Cette quatrième édition des Cahiers de l’Ifpo allie le texte à l’image pour faire découvrir, à travers une exploration filmique, un portrait éclaté et vivant du quartier de Sanayeh.
13 mars, 2010 - 22:31
Le Canon de la médecine d’Avicenne (m. 1037) est un des monuments de la littérature scientifique médiévale. Dans ce traité de 1500 pages environ, l’auteur se propose de systématiser le savoir médical et de le structurer grâce à des concepts philosophiques majeurs. C’est cette interaction entre médecine et philosophie que nous avons mise en évidence dans le présent ouvrage. Il appert ainsi que le Canon de la médecine s’inscrit dans une vision universelle de la connaissance chère aux grands philosophes arabes médiévaux. Cet aspect systématique n’échappa pas aux savants de l’Occident latin qui disposèrent, dès la fin du XIIe siècle, soit moins de cent cinquante ans après sa rédaction, de la traduction latine qu’en donna Gérard de Crémone. Avec la fondation des universités européennes, cette oeuvre majeure devint la base de l’enseignement médical et philosophique, les maîtres ès arts s’appuyant sur l’un ou l’autre des cinq livres la composant.
13 mars, 2010 - 22:31
En 132/750, les Abbassides s’emparèrent du pouvoir au terme d’un mouvement dénonçant l’injustice des Umayyades. La réforme de l’appareil judiciaire, contribuant à affermir leur légitimité, fut une des réalisations majeures de la nouvelle dynastie. La centralisation de la justice, l’uniformisation juridique et l’étroite association des cadis au souverain firent de la judicature un instrument politique essentiel aux yeux du califat. Les Abbassides ne pouvaient pourtant prévoir les conséquences de cette réforme qui devait, à terme, fragiliser les fondements de leur autorité. En diminuant la dépendance des cadis vis-à-vis des pouvoirs locaux, ils ouvrirent la voie à de nouvelles revendications. Il n’allait plus de soi, désormais, que les cadis tenaient leur autorité judiciaire du calife. Ce livre retrace l’évolution de la judicature et de sa place au sein de l’État abbasside, en restituant les dimensions spatiales, temporelles et sociales de l’administration judiciaire, ainsi que la dynamique des relations entre les cadis d’Iraq et le califat. Lorsque les Abbassides perdirent la réalité du pouvoir au profit des Būyides, en 334/945, la judicature était métamorphosée. D’un fonctionnaire au service de son délégant, le cadi était devenu un magistrat capable de défendre son autonomie judiciaire.
13 mars, 2010 - 22:31
L’Orient-Express : du nom d’« un train qui se hâte lentement ». Dès sa naissance, le magazine jouait l’effronterie et la contradiction. Il affichait des ambitions assumées : « être un journal arabe en français », en renouant le lien rompu entre le Liban réel, « arabe d’identité et d’appartenance » comme le formule le texte constitutionnel, et un public francophone volontairement ou non ignorant de faits politiques, sociaux, culturels qui traversent le pays. Faire de la langue française un outil d’ouverture plutôt que d’exclusion. Faire qu’au sein du Liban, sédimenté de mémoires concurrentes et d’affrontements guerriers, un terreau commun se cultive, et que vers le reste du monde, les regards, rendus curieux, se tournent. Être « ici et ailleurs ». Créer des « transcultures » où se côtoieraient Fayruz et Patti Smith, Gilles Deleuze et Tayeb Salih, Portishead et Edward Saïd, Salman Rushdie et NTM, Allen Ginsberg et Ounsi El Hage. Cette identité multipliant les lignes, les facettes, n’empêchait nullement des prises de position continuellement réaffirmées. D’un mois à l’autre, L’Orient-Express n’a eu de cesse d’appeler de ses vœux un Liban démocratique, laïc et indépendant, dans le maintien des solidarités interarabes. La tragédie palestinienne est rappelée chaque fois que la ponctue un nouvel espoir, rare, ou un nouveau crime. C’est en priorité aux jeunes que L’Orient-Express désirait faire entendre ses appels au réveil politique, pour qu’ils se battent pour une individuation de(...)
13 mars, 2010 - 22:31
Depuis plusieurs années, les démographes attirent notre attention sur la montée du célibat, la réduction de l’écart d’âge entre partenaires et les fluctuations du taux de divorce dans le Moyen-Orient contemporain. Cet ouvrage rassemble diverses contributions visant à rendre compte des implications de tous ces phénomènes sur les idées et les pratiques sous-jacentes aux données quantitatives. Mariages collectifs, mariages civils, mariages temporaires ou secrets : autant de nouveaux paradigmes matrimoniaux qui semblent progressivement s’imposer. Mais sont-ils vraiment nouveaux, et à quels besoins viennent-ils répondre ? Qu’en est-il de l’intervalle croissant qui sépare l’adolescence du mariage ? Que dire du célibat comme choix mais aussi comme réalité imposée par des contraintes socio-économiques ? Où en sont la politique du mariage et la promotion de l’unité familiale stable comme fondement de l’ordre social ? Les différents chapitres de cet ouvrage ne forment qu’un point de départ pour l’exploration des possibles réponses à ces questions.
13 mars, 2010 - 22:31
Des sociabilités de l’écrit aux créations plastiques en passant par les paysages musicaux, les scènes théâtrales ou les itinéraires de cinéastes, la production culturelle au Proche-Orient est riche de ses spécificités et de ses diversités. Elle est intimement liée aux contextes politiques nationaux qui l’encadrent plus ou moins étroitement et à l’horizon conflictuel de la région. L’expérience de la guerre civile au Liban, le conflit israélo-arabe constituent des enjeux de mémoire dont s’emparent les artistes pour dénoncer les silences, les occultations et les non-dits. Les formes de leur engagement sont différenciées et convoquent des registres pluriels : contestation, participation politique, modes d’allégeance multiples, voire repli, parfois revendiqué, sur la subjectivité. Le Liban et la Syrie présentent des situations dissemblables du point de vue du rôle de l’État et du secteur privé, de l’atmosphère politique, du poids de la censure et de l’institutionnalisation des domaines artistiques. De même, les armatures urbaines de la création diffèrent entre Damas et Beyrouth, deux villes proches aux destins divergents. En développant une démarche d’analyse des productions culturelles en relation avec des contextes sociaux plutôt qu’en s’attachant à la description des œuvres d’art en elles-mêmes, les auteurs de cet ouvrage rappellent que l’art et la création artistique sont aussi des performances sociales.
13 mars, 2010 - 22:31
Most studies on Islamic, Arab, and Ottoman societies and civilizations are trapped into the evidentiary role of the texts that researchers have at their disposal, considerably reducing the role of text and language to a mimetic description of what happened. This book argues that an understanding of social relations primarily implies taking into consideration the textual production of society in terms of the meanings that could be ascribed to the texts themselves, and, second, that the analysis of texts, whatever their societal and institutional contexts, should look at its sources as discursive practices, in order not to reduce them to their preliminary role of bearers of factual evidence. Drawing from a large variety of Ottoman “legal” texts from nineteenth-century Beirut and Damascus, this book avoids ascribing such texts to the normative values of “Islamic law,” by documenting instead how various discursive practices concretely operate within a particular terrain. Different levels of practises therefore emerge, all of which documented by the social actors that made their existence possible.
La plupart des études sur les sociétés islamiques, arabes et ottomanes se contentent du rôle de témoignage que peuvent jouer les textes à disposition des chercheurs, réduisant ainsi le rôle du texte et du langage à une description mimétique des événements passés. Il s’agit ici de montrer que toute compréhension des relations sociales implique, d’abord, de considérer la production textuelle d’une société en interrogeant le sens assignable aux textes eux-mêmes. Elle suppose également que l’analyse des textes, quel que soit leur contexte sociétal et institutionnel, doit considérer ses sources en tant que pratiques discursives, afin de ne pas les réduire à leur fonction préliminaire de témoignage factuel. S’appuyant sur une grande variété de textes « juridiques » ottomans produits à Beyrouth et Damas au XIXe siècle, ce livre évite de lier ces textes aux valeurs normatives du « droit islamique », mais documente au contraire la manière dont des pratiques discursives opèrent concrètement sur un terrain spécifique. Émergent alors différents niveaux de pratiques, toutes documentées par les acteurs sociaux qui ont rendu possible leur existence même.
13 mars, 2010 - 22:31
Quartiers « illégaux », « informels », « irréguliers » : les études sur l’urbanisme proche-oriental s’intéressent de plus en plus à ces lieux de la ville où l’habitat contrevient aux règles de la construction et de l’urbanisme. Ces désignations recouvrent en réalité une grande diversité dans les histoires et les enjeux socio-politiques présidant au développement de ces quartiers. Ce livre en étudie un exemple particulièrement révélateur. La banlieue sud-ouest de Beyrouth concentre la grande majorité des quartiers irréguliers du Liban : ceux-ci participent de la stigmatisation sociale de cette périphérie de la capitale, et les grands projets de reconstruction de l’après-guerre ont par ailleurs fait de l’irrégularité urbaine une question d’actualité. Les occupations de terrains pendant la guerre ou encore les extensions des camps de réfugiés sont liées à l’histoire récente du Liban. Mais en se plongeant dans l’histoire foncière des parcelles irrégulièrement construites et occupées, ce livre révèle que leur sort a également été marqué par des ambiguïtés juridiques remontant à l’époque ottomane ou au Mandat français. Cette profondeur historique remet en perspective le phénomène de l’irrégularité foncière. S’ajoutent des histoires particulières, celles de propriétaires plus ou moins bien placés pour protéger leur bien, qui montrent que les stratégies individuelles ou collectives sont souvent un facteur important pour expliquer la localisation et l’ampleur des irrégularités. Plan,(...)
8 mars, 2010 - 21:35
Cet ouvrage est une recherche collective diverse et dynamique, qui analyse les données symboliques, discursives, archivales, orales et archéologiques de la formation sociale palestinienne à travers le temps et les lieux. Il comprend des chapitres en français (certains traduits de l’arabe) et d’autres en anglais. Ses auteurs, qui comptent des autorités reconnues mondialement ainsi que de jeunes spécialistes des territoires occupés, ont ceci en commun qu’ils soumettent les paradigmes reçus à une critique issue de la lecture/relecture des données, à la lumière des avancées théoriques contemporaines. Les textes ont été rassemblés par Roger Heacock, professeur d’histoire à l’université de Birzeit, auteur de Towards a New Tricontinental? Shifting Perspectives and Realities in the International System (Birzeit, Institut Ibrahim Abu-Lughod), de la série «Internationaliste en Palestine», et de «Ma zilna huna : nous sommes toujours là» (Confluences-Méditerranée).
This volume, containing chapters in French (some translated from Arabic) and others in English, is a collective work, diverse and dynamic, analyzing symbolic, discursive, archival, oral and archaeological data regarding the Palestinian social formation through time and space. Its authors, who include internationally recognized specialists as well as young scholars from the occupied territories, have in common their critique of established paradigms, based on a reading of data in the light of contemporary theoretical breakthroughs. The contributions were edited by Roger Heacock, professor of history at Birzeit University, author of Towards a New Tricontinental? Shifting Perspectives and Realities in the International System (Birzeit, Ibrahim Abu-Lughod Institute), of the series “Internationaliste en Palestine” and of “Ma zilna huna: nous sommes toujours là” (Confluences-Méditerranée). Avec la collaboration de l’Université de Birzeit et le soutien du programme CORUS (ministère des Affaires étrangères)
4 mars, 2010 - 20:50
Offrir une vision nouvelle du territoire libanais et mettre en évidence ses transformations depuis une trentaine d’années : tel est le projet de cet atlas, produit d’une collaboration franco-libanaise. L’ouvrage repose sur une large collecte d’informations spatialisées à une échelle fine ; sa cartographie riche et inédite permet d’appréhender les dynamiques complexes à l’œuvre dans un pays qui, souvent, semble défier la compréhension. C’est donc une lecture originale du territoire libanais qui est proposée, indissociable d’une réflexion sur l’insertion du Liban dans la mondialisation et l’évolution de son rôle dans l’ensemble moyen-oriental. Les troubles qui secouent le Liban depuis 2005 sont une nouvelle expression de sa situation de nœud des tensions régionales et des difficultés que rencontre sa construction nationale et étatique. La période de la guerre et celle de la reconstruction ont provoqué des mutations territoriales majeures : déplacements de population, urbanisation, dégradation de l’environnement, réorganisation de l’économie. Beyrouth, divisée et endommagée par la guerre civile, a été largement reconstruite et sa domination sur l’économie du pays s’est renforcée. Mais les clivages régionaux, signes de la différenciation socio-économique et des divisions confessionnelles, marquent toujours l’organisation du pays, constituant un facteur persistant de la fragmentation politique, que l’émergence récente de nouvelles collectivités territoriales n’a pas contrecarré. L(...)
3 mars, 2010 - 20:40
Dès leur arrivée en Syrie, les Francs firent preuve d’une adaptabilité multiforme. Ils intégrèrent des éléments locaux dans leurs armées, palliant ainsi leurs difficultés démographiques, même s’il faut revenir sur l’idée d’une supériorité musulmane systématique. Les armées musulmanes souffrirent longtemps d’un déficit de commandement et ne devinrent cohésives, disciplinées et correctement équipées qu’à partir de Zankī. La guerre, très présente, s’était alors déjà réglée, au moins en partie. Les coups de main rapides et la guerre de siège constituaient la majorité des affrontements. Les Francs comblèrent leur retard en matière de poliorcétique. Sur les champs de bataille, servis par un équipement lourd de qualité, leurs cavaliers perfectionnèrent leur charge massive et leur technique de la charge lance couchée; les cavaliers turcs, polyvalents, y répondirent par une discipline et une mobilité plus grandes encore.
22 février, 2010 - 18:55
Les entretiens franco-allemands de Beyrouth. Nul n'ignore le rôle occulte ou déclaré de ces maîtres à penser que sont devenus les orientalistes occidentaux. Nul n'ignore les implications, louables ou critiquables, de leurs recherches dans la perception du monde arabe et musulman et, chemin faisant, dans la conception des politiques de leurs pays à l'égard de ces deux mondes. Ce livre se propose de fournir un éclairage de la question, à partir de contributions d'orientalistes allemands et français, et d'intellectuels libanais. Beiruter Gespräche-Das deutsch-französiche Forum. Niemand kann den offenen oder verborgenen Einfluß von Vordenkern unter den Orientalisten im Westen leugnen.Niemandem können die anerkennenswerten, aber auch abzulehnenden Folgen und Verwicklungen der orientalistischen Forschung auf die Wahrnehmung der arabischen und islamischen Welt verborgen sein, die letztlich die Einstellung und Absichten der Politik gegenüber diesen beiden Welten beeinflussen. Die hier versammelten Aufsätze deutscher und französischer Orientalisten, kommentiert von libanesischen Intellektuellen, hellen diese Zusammenhänge auf. Cet ouvrage inaugure la série des Entretiens franco-allemands de Beyrouth qui sera consacrée à la collaboration scientifique franco-allemande en Orient et qui transcrira le résultat des conférences, ateliers, rencontres..., conjointement organisés par l'Institut français du Proche-Orient (IFPO) et l'Orient-Institut Beirut. Die neubegründete Reihe Beiruter Gesp(...)
26 janvier, 2010 - 04:38
En 132/750, les Abbassides s’emparèrent du pouvoir au terme d’un mouvement dénonçant l’injustice des Umayyades. La réforme de l’appareil judiciaire, contribuant à affermir leur légitimité, fut une des réalisations majeures de la nouvelle dynastie. La centralisation de la justice, l’uniformisation juridique et l’étroite association des cadis au souverain firent de la judicature un instrument politique essentiel aux yeux du califat. Les Abbassides ne pouvaient pourtant prévoir les conséquences de cette réforme qui devait, à terme, fragiliser les fondements de leur autorité. En diminuant la dépendance des cadis vis-à-vis des pouvoirs locaux, ils ouvrirent la voie à de nouvelles revendications. Il n’allait plus de soi, désormais, que les cadis tenaient leur autorité judiciaire du calife. Ce livre retrace l’évolution de la judicature et de sa place au sein de l’État abbasside, en restituant les dimensions spatiales, temporelles et sociales de l’administration judiciaire, ainsi que la dynamique des relations entre les cadis d’Iraq et le califat. Lorsque les Abbassides perdirent la réalité du pouvoir au profit des Būyides, en 334/945, la judicature était métamorphosée. D’un fonctionnaire au service de son délégant, le cadi était devenu un magistrat capable de défendre son autonomie judiciaire.
26 janvier, 2010 - 04:38
L’Orient-Express : du nom d’« un train qui se hâte lentement ». Dès sa naissance, le magazine jouait l’effronterie et la contradiction. Il affichait des ambitions assumées : « être un journal arabe en français », en renouant le lien rompu entre le Liban réel, « arabe d’identité et d’appartenance » comme le formule le texte constitutionnel, et un public francophone volontairement ou non ignorant de faits politiques, sociaux, culturels qui traversent le pays. Faire de la langue française un outil d’ouverture plutôt que d’exclusion. Faire qu’au sein du Liban, sédimenté de mémoires concurrentes et d’affrontements guerriers, un terreau commun se cultive, et que vers le reste du monde, les regards, rendus curieux, se tournent. Être « ici et ailleurs ». Créer des « transcultures » où se côtoieraient Fayruz et Patti Smith, Gilles Deleuze et Tayeb Salih, Portishead et Edward Saïd, Salman Rushdie et NTM, Allen Ginsberg et Ounsi El Hage. Cette identité multipliant les lignes, les facettes, n’empêchait nullement des prises de position continuellement réaffirmées. D’un mois à l’autre, L’Orient-Express n’a eu de cesse d’appeler de ses vœux un Liban démocratique, laïc et indépendant, dans le maintien des solidarités interarabes. La tragédie palestinienne est rappelée chaque fois que la ponctue un nouvel espoir, rare, ou un nouveau crime. C’est en priorité aux jeunes que L’Orient-Express désirait faire entendre ses appels au réveil politique, pour qu’ils se battent pour une individuation de(...)
26 janvier, 2010 - 04:38
Depuis plusieurs années, les démographes attirent notre attention sur la montée du célibat, la réduction de l’écart d’âge entre partenaires et les fluctuations du taux de divorce dans le Moyen-Orient contemporain. Cet ouvrage rassemble diverses contributions visant à rendre compte des implications de tous ces phénomènes sur les idées et les pratiques sous-jacentes aux données quantitatives. Mariages collectifs, mariages civils, mariages temporaires ou secrets : autant de nouveaux paradigmes matrimoniaux qui semblent progressivement s’imposer. Mais sont-ils vraiment nouveaux, et à quels besoins viennent-ils répondre ? Qu’en est-il de l’intervalle croissant qui sépare l’adolescence du mariage ? Que dire du célibat comme choix mais aussi comme réalité imposée par des contraintes socio-économiques ? Où en sont la politique du mariage et la promotion de l’unité familiale stable comme fondement de l’ordre social ? Les différents chapitres de cet ouvrage ne forment qu’un point de départ pour l’exploration des possibles réponses à ces questions.
26 janvier, 2010 - 04:38
Des sociabilités de l’écrit aux créations plastiques en passant par les paysages musicaux, les scènes théâtrales ou les itinéraires de cinéastes, la production culturelle au Proche-Orient est riche de ses spécificités et de ses diversités. Elle est intimement liée aux contextes politiques nationaux qui l’encadrent plus ou moins étroitement et à l’horizon conflictuel de la région. L’expérience de la guerre civile au Liban, le conflit israélo-arabe constituent des enjeux de mémoire dont s’emparent les artistes pour dénoncer les silences, les occultations et les non-dits. Les formes de leur engagement sont différenciées et convoquent des registres pluriels : contestation, participation politique, modes d’allégeance multiples, voire repli, parfois revendiqué, sur la subjectivité. Le Liban et la Syrie présentent des situations dissemblables du point de vue du rôle de l’État et du secteur privé, de l’atmosphère politique, du poids de la censure et de l’institutionnalisation des domaines artistiques. De même, les armatures urbaines de la création diffèrent entre Damas et Beyrouth, deux villes proches aux destins divergents. En développant une démarche d’analyse des productions culturelles en relation avec des contextes sociaux plutôt qu’en s’attachant à la description des œuvres d’art en elles-mêmes, les auteurs de cet ouvrage rappellent que l’art et la création artistique sont aussi des performances sociales.
26 janvier, 2010 - 04:38
Most studies on Islamic, Arab, and Ottoman societies and civilizations are trapped into the evidentiary role of the texts that researchers have at their disposal, considerably reducing the role of text and language to a mimetic description of what happened. This book argues that an understanding of social relations primarily implies taking into consideration the textual production of society in terms of the meanings that could be ascribed to the texts themselves, and, second, that the analysis of texts, whatever their societal and institutional contexts, should look at its sources as discursive practices, in order not to reduce them to their preliminary role of bearers of factual evidence. Drawing from a large variety of Ottoman “legal” texts from nineteenth-century Beirut and Damascus, this book avoids ascribing such texts to the normative values of “Islamic law,” by documenting instead how various discursive practices concretely operate within a particular terrain. Different levels of practises therefore emerge, all of which documented by the social actors that made their existence possible.
La plupart des études sur les sociétés islamiques, arabes et ottomanes se contentent du rôle de témoignage que peuvent jouer les textes à disposition des chercheurs, réduisant ainsi le rôle du texte et du langage à une description mimétique des événements passés. Il s’agit ici de montrer que toute compréhension des relations sociales implique, d’abord, de considérer la production textuelle d’une société en interrogeant le sens assignable aux textes eux-mêmes. Elle suppose également que l’analyse des textes, quel que soit leur contexte sociétal et institutionnel, doit considérer ses sources en tant que pratiques discursives, afin de ne pas les réduire à leur fonction préliminaire de témoignage factuel. S’appuyant sur une grande variété de textes « juridiques » ottomans produits à Beyrouth et Damas au XIXe siècle, ce livre évite de lier ces textes aux valeurs normatives du « droit islamique », mais documente au contraire la manière dont des pratiques discursives opèrent concrètement sur un terrain spécifique. Émergent alors différents niveaux de pratiques, toutes documentées par les acteurs sociaux qui ont rendu possible leur existence même.
26 janvier, 2010 - 04:38
Cet ouvrage est une recherche collective diverse et dynamique, qui analyse les données symboliques, discursives, archivales, orales et archéologiques de la formation sociale palestinienne à travers le temps et les lieux. Il comprend des chapitres en français (certains traduits de l’arabe) et d’autres en anglais. Ses auteurs, qui comptent des autorités reconnues mondialement ainsi que de jeunes spécialistes des territoires occupés, ont ceci en commun qu’ils soumettent les paradigmes reçus à une critique issue de la lecture/relecture des données, à la lumière des avancées théoriques contemporaines. Les textes ont été rassemblés par Roger Heacock, professeur d’histoire à l’université de Birzeit, auteur de Towards a New Tricontinental? Shifting Perspectives and Realities in the International System (Birzeit, Institut Ibrahim Abu-Lughod), de la série «Internationaliste en Palestine», et de «Ma zilna huna : nous sommes toujours là» (Confluences-Méditerranée).
This volume, containing chapters in French (some translated from Arabic) and others in English, is a collective work, diverse and dynamic, analyzing symbolic, discursive, archival, oral and archaeological data regarding the Palestinian social formation through time and space. Its authors, who include internationally recognized specialists as well as young scholars from the occupied territories, have in common their critique of established paradigms, based on a reading of data in the light of contemporary theoretical breakthroughs. The contributions were edited by Roger Heacock, professor of history at Birzeit University, author of Towards a New Tricontinental? Shifting Perspectives and Realities in the International System (Birzeit, Ibrahim Abu-Lughod Institute), of the series “Internationaliste en Palestine” and of “Ma zilna huna: nous sommes toujours là” (Confluences-Méditerranée). Avec la collaboration de l’Université de Birzeit et le soutien du programme CORUS (ministère des Affaires étrangères)