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La granulation en Méditerranée orientale à l'âge du Bronze

8 mars, 2010 - 20:29
La bijouterie d'or apparaît au cours du IIIe millénaire dans l'ensemble de la Méditerranée orientale comme un artisanat de luxe essentiellement contrôlé par les élites pour affirmer leur pouvoir. Considérés comme une valeur d'échange et de commerce, les bijoux ont circulé, véhiculant ainsi des messages iconographiques, des styles mais aussi des savoirs et des procédés techniques tels que la granulation. L'approche technique consistera ici à retracer l'évolution des procédés de granulation, leur utilisation et leur diffusion dans les centres du bassin oriental de la Méditerranée à travers quelques études de cas significatifs.
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À propos d'une inscription grecque de la Hisma

19 février, 2010 - 16:35
L'inscription grecque de Sahl Abû al-Suwwâna (IGLS 21, [IGLJ] 4, 138) résulte en fait de deux graffites distincts, signés de deux scripteurs différents : Laurikios et Zénon. On ne saurait la rapprocher du texte nabatéen de Hdeibit al-Falâ, comme y ont songé les premiers éditeurs. La phrase de Laurikios constitue une acclamation caractéristique, dont il faut sûrement descendre la date à partir du IVe s. Il est probable que Zénon l'ait ensuite paraphée. Ce document, qu'il faut comprendre d'abord comme un témoignage sur la société militaire, illustre la question, toujours débattue, du « limes Arabicus ».
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À propos d'une inscription grecque de la Hisma

19 février, 2010 - 16:35
L'inscription grecque de Sahl Abû al-Suwwâna (IGLS 21, [IGLJ] 4, 138) résulte en fait de deux graffites distincts, signés de deux scripteurs différents : Laurikios et Zénon. On ne saurait la rapprocher du texte nabatéen de Hdeibit al-Falâ, comme y ont songé les premiers éditeurs. La phrase de Laurikios constitue une acclamation caractéristique, dont il faut sûrement descendre la date à partir du IVe s. Il est probable que Zénon l'ait ensuite paraphée. Ce document, qu'il faut comprendre d'abord comme un témoignage sur la société militaire, illustre la question, toujours débattue, du « limes Arabicus ».
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Le rôle de la Syrie dans l'accueil des réfugiés irakiens depuis 2003 : espace de transit, espace d'installation

10 février, 2010 - 17:01
La Syrie accueille depuis 2003 l'essentiel des Irakiens qui fuient leur pays en proie à l'insécurité et aux difficultés économiques. Les Irakiens s'installent par eux-mêmes dans les quartiers périphériques de la capitale syrienne, où ils se mêlent à la population locale et développe leurs espaces de vie sociale et économiques en exil, bénéficiant d'un statut de résidents temporaires, qui leur offre un asile temporaire, mais les prive de perspectives sur le long terme. Nombre d'Irakiens tentent d'émigrer depuis la Syrie vers l'Europe, l'Australie ou l'Amérique du nord, mais pour beaucoup le séjour en Syrie, à l'origine conçu comme temporaire se prolonge.
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Le rôle de la Syrie dans l'accueil des réfugiés irakiens depuis 2003 : espace de transit, espace d'installation

10 février, 2010 - 17:01
La Syrie accueille depuis 2003 l'essentiel des Irakiens qui fuient leur pays en proie à l'insécurité et aux difficultés économiques. Les Irakiens s'installent par eux-mêmes dans les quartiers périphériques de la capitale syrienne, où ils se mêlent à la population locale et développe leurs espaces de vie sociale et économiques en exil, bénéficiant d'un statut de résidents temporaires, qui leur offre un asile temporaire, mais les prive de perspectives sur le long terme. Nombre d'Irakiens tentent d'émigrer depuis la Syrie vers l'Europe, l'Australie ou l'Amérique du nord, mais pour beaucoup le séjour en Syrie, à l'origine conçu comme temporaire se prolonge.
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Le Moyen-Orient, principal espace d'accueil des réfugiés irakiens

10 février, 2010 - 11:03
La guerre déclenchée en 2003 en Irak a donné naissance à l'un des mouvements forcés de populations les plus importants de ces dernières années. La Syrie et la Jordanie, comme la majeure partie des Etats de la région, ne sont signataires ni de la convention de Genève de 1951 ni du protocole de New York de 1967 relatifs au statut des réfugiés. Ils accueillent pourtant l'essentiel des réfugiés irakiens aujourd'hui. Au regard du nombre d'Irakiens accueillis dans les pays voisins, le majeure partie des pays industrialisés – à l'exception notable de la Suède jusqu'en 2008 – ont majoritairement fermé leurs portes aux réfugiés et demandeurs d'asile irakiens, en leur octroyant au compte-gouttes le statut de réfugié. L'Union européenne est la principale destination des réfugiés irakiens (plus de la moitié des demandes d'asile dans les pays industrialisés), même si des pays comme l'Australie, les Etats-Unis ou le Canada en accueillent également quelques milliers sous divers statuts.
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Le Moyen-Orient, principal espace d'accueil des réfugiés irakiens

10 février, 2010 - 11:03
La guerre déclenchée en 2003 en Irak a donné naissance à l'un des mouvements forcés de populations les plus importants de ces dernières années. La Syrie et la Jordanie, comme la majeure partie des Etats de la région, ne sont signataires ni de la convention de Genève de 1951 ni du protocole de New York de 1967 relatifs au statut des réfugiés. Ils accueillent pourtant l'essentiel des réfugiés irakiens aujourd'hui. Au regard du nombre d'Irakiens accueillis dans les pays voisins, le majeure partie des pays industrialisés – à l'exception notable de la Suède jusqu'en 2008 – ont majoritairement fermé leurs portes aux réfugiés et demandeurs d'asile irakiens, en leur octroyant au compte-gouttes le statut de réfugié. L'Union européenne est la principale destination des réfugiés irakiens (plus de la moitié des demandes d'asile dans les pays industrialisés), même si des pays comme l'Australie, les Etats-Unis ou le Canada en accueillent également quelques milliers sous divers statuts.
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Les Maronites, de la marginalité au destin historique

15 janvier, 2010 - 12:24
L'histoire de la communauté maronite a donné prise à toutes sortes de reconstructions et de controverses, y compris sur l'origine même du nom « maronite ». Cet article vise à brosser le tableau de l'histoire millénaire d'une petite communauté chrétienne, qui a progressivement construit « a history of success » unique dans les annales des Chrétiens du monde musulman. Jusqu'au XIXe siècle, il y aura de fait deux pôles maronites dans l'espace syrien : celui d'Alep et celui du Mont Liban. Mais ce sont les Maronites de la montagne, qui ont identifié leur destin à celui du Mont Liban, qui sont alors projetés sous les projecteurs de l'avant-scène locale et internationale. Leur expansion géographique dans la montagne s'accompagne d'une vitalité religieuse, culturelle et économique entretenue par les contacts avec l'Europe. Elle voit en parallèle l'affirmation politique des Maronites. Des crises et conflits communautaires du XIXe siècle, entre Maronites et Druses, sortiront la relation de clientèle entre la France et les Maronites, l'autonomie de la montagne dans l'Empire ottoman et, à terme, la création de l'État du Liban en 1920. Les Maronites qui sont les promoteurs de cet État avec la France, portent désormais la responsabilité historique de construire une nation. L'histoire du XXe siècle montre ce que fut, chez leurs élites, la conscience de cette responsabilité.
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Les Maronites, de la marginalité au destin historique

15 janvier, 2010 - 12:24
L'histoire de la communauté maronite a donné prise à toutes sortes de reconstructions et de controverses, y compris sur l'origine même du nom « maronite ». Cet article vise à brosser le tableau de l'histoire millénaire d'une petite communauté chrétienne, qui a progressivement construit « a history of success » unique dans les annales des Chrétiens du monde musulman. Jusqu'au XIXe siècle, il y aura de fait deux pôles maronites dans l'espace syrien : celui d'Alep et celui du Mont Liban. Mais ce sont les Maronites de la montagne, qui ont identifié leur destin à celui du Mont Liban, qui sont alors projetés sous les projecteurs de l'avant-scène locale et internationale. Leur expansion géographique dans la montagne s'accompagne d'une vitalité religieuse, culturelle et économique entretenue par les contacts avec l'Europe. Elle voit en parallèle l'affirmation politique des Maronites. Des crises et conflits communautaires du XIXe siècle, entre Maronites et Druses, sortiront la relation de clientèle entre la France et les Maronites, l'autonomie de la montagne dans l'Empire ottoman et, à terme, la création de l'État du Liban en 1920. Les Maronites qui sont les promoteurs de cet État avec la France, portent désormais la responsabilité historique de construire une nation. L'histoire du XXe siècle montre ce que fut, chez leurs élites, la conscience de cette responsabilité.
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La conception du pouvoir en islam. Miroirs des princes persans et théories sunnites (XIe-XIVe siècles)

14 janvier, 2010 - 19:02
Cet article constitue une synthèse utile pour les chercheurs qui s'intéressent aux traités d'éthique gouvernementale dans le monde musulman médiéval, et particulièrement en Iran. Après avoir présenté les plus grands traités en la matière, depuis l'époque sassanide, dans la dernière partie l'auteur ouvre quelques pistes de recherche sur le statut, la fonction et l'ancrage historique de ces traités à l'époque médiévale. D. A. met en relation les textes persans avec quelques textes traitant de la théorie du pouvoir dans le monde arabe : en particulier al-Mâwardi, Ibn Taymiyya et Badr al-Dîn b. Jamâ‘a (m. 1333). L'A. montre comment la modélisation du prince idéal puise à deux sources : l'héritage sassanide persan et l'islam. Par sa démarche historienne, D. A. met en lumière l'ancrage de ces textes normatifs dans la réalité historique dont ils sont issus. Elle relie ainsi l'évolution que connaît le prince idéal des Mirois des princes avec les transformations politiques qui ont secoué le monde musulman médiéval, en particulier avec la prise de pouvoir par des dynasties d'origine nomade et même non musulmanes avec les Mongols. Les articulations entre la réalité historique et le discours sur le prince idéal sont mises en perspective grâce à une utile comparaison avec les Miroirs des princes en Occident latin. L'A. montre enfin comment ces textes privilégient l'immuabilité de l'ordre politique et social pour éviter d'introduire dans la réflexion politique toute notion de fitna. Les événements qui se sont produits pendant les débuts de l'islam, en particulier pendant le califat de ‘Ali b. Abî Tâlib sont restés bien ancrés dans les mémoires, encore au XIVe siècle. Les savants en sciences religieuses, en particulier sunnites et dans le monde arabe Proche-Oriental, ont préféré soutenir un pouvoir despotique pour éviter toute idée de chaos social et politique.
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La conception du pouvoir en islam. Miroirs des princes persans et théories sunnites (XIe-XIVe siècles)

14 janvier, 2010 - 19:02
Cet article constitue une synthèse utile pour les chercheurs qui s'intéressent aux traités d'éthique gouvernementale dans le monde musulman médiéval, et particulièrement en Iran. Après avoir présenté les plus grands traités en la matière, depuis l'époque sassanide, dans la dernière partie l'auteur ouvre quelques pistes de recherche sur le statut, la fonction et l'ancrage historique de ces traités à l'époque médiévale. D. A. met en relation les textes persans avec quelques textes traitant de la théorie du pouvoir dans le monde arabe : en particulier al-Mâwardi, Ibn Taymiyya et Badr al-Dîn b. Jamâ‘a (m. 1333). L'A. montre comment la modélisation du prince idéal puise à deux sources : l'héritage sassanide persan et l'islam. Par sa démarche historienne, D. A. met en lumière l'ancrage de ces textes normatifs dans la réalité historique dont ils sont issus. Elle relie ainsi l'évolution que connaît le prince idéal des Mirois des princes avec les transformations politiques qui ont secoué le monde musulman médiéval, en particulier avec la prise de pouvoir par des dynasties d'origine nomade et même non musulmanes avec les Mongols. Les articulations entre la réalité historique et le discours sur le prince idéal sont mises en perspective grâce à une utile comparaison avec les Miroirs des princes en Occident latin. L'A. montre enfin comment ces textes privilégient l'immuabilité de l'ordre politique et social pour éviter d'introduire dans la réflexion politique toute notion de fitna. Les événements qui se sont produits pendant les débuts de l'islam, en particulier pendant le califat de ‘Ali b. Abî Tâlib sont restés bien ancrés dans les mémoires, encore au XIVe siècle. Les savants en sciences religieuses, en particulier sunnites et dans le monde arabe Proche-Oriental, ont préféré soutenir un pouvoir despotique pour éviter toute idée de chaos social et politique.
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Retour sur les traces d'un conflit

12 janvier, 2010 - 16:23
Ce retour sur les traces du conflit qui opposa entre 1988 et 1990 le mouvement Amal au Hezbollah, s'attache d'en saisir son inscription temporelle et territoriale et de déceler son intelligibilité sociale. Articulé autour de trois parties, l'article propose d'abord une exploration rapide des sources disponibles sur cette période et des enjeux qu'elles recouvrent. Il s'attache ensuite à restituer les événements dans leur enchaînement chronologique et leur contexte régional en se référant notamment à la presse de l'époque. Il tente, enfin d'esquisser les dynamiques politiques et sociales incarnées par ce conflit, en ayant recours aux organes de presse de ses deux principaux protagonistes, les hebdomadaires Amal et al-‘Ahd.
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Retour sur les traces d'un conflit

12 janvier, 2010 - 16:23
Ce retour sur les traces du conflit qui opposa entre 1988 et 1990 le mouvement Amal au Hezbollah, s'attache d'en saisir son inscription temporelle et territoriale et de déceler son intelligibilité sociale. Articulé autour de trois parties, l'article propose d'abord une exploration rapide des sources disponibles sur cette période et des enjeux qu'elles recouvrent. Il s'attache ensuite à restituer les événements dans leur enchaînement chronologique et leur contexte régional en se référant notamment à la presse de l'époque. Il tente, enfin d'esquisser les dynamiques politiques et sociales incarnées par ce conflit, en ayant recours aux organes de presse de ses deux principaux protagonistes, les hebdomadaires Amal et al-‘Ahd.
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La parole et l'écrit: Baybars et le califat abbaside au Caire

11 janvier, 2010 - 10:48
Le sultan Baybars (658-676/1260-1277), réel fondateur du pouvoir mamelouk en Égypte et en Syrie, issu comme tous les mamelouks de conditions serviles, s'est hissé à la tête du monde musulman et est devenu un héros légendaire. Il a soigneusement forgé sa légitimité en instaurant au Caire un nouveau califat abbaside. L'auteur étudie les différentes modalités d'investiture des deux califes inaugurés par Baybars. L'inverstiture du premier, Amîr Abû l-Qâsim Ahmad, en juin 1261, était destinée à donner une légitimité au sultan mamelouk, monté sur le trône après avoir commis deux régicides, tandis que celle du second, Amîr Abû l-Abbâs Ahmad, en 1262, avait une portée politique évidente afin de présenter Baybars comme le chef de l'umma, face au souverain mongol de la Horde d'Or, converti à l'islam. L'auteur étudie minutieusement les documents d'investiture, la description des cérémonies t montre de manière convainquante à quel point l'oralité et l'écrit sont imbriquées dans les différentes modalités de reconnaissance respective de la légitimité du calife et du sultan. La parole ne peut avoir de valeur irréfutable qu'en passant par l'écrit, mais l'acte écrit ne peurt fonder sa légitimité qu'en passant à son tour par le canal de l'oralité.
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La parole et l'écrit: Baybars et le califat abbaside au Caire

11 janvier, 2010 - 10:48
Le sultan Baybars (658-676/1260-1277), réel fondateur du pouvoir mamelouk en Égypte et en Syrie, issu comme tous les mamelouks de conditions serviles, s'est hissé à la tête du monde musulman et est devenu un héros légendaire. Il a soigneusement forgé sa légitimité en instaurant au Caire un nouveau califat abbaside. L'auteur étudie les différentes modalités d'investiture des deux califes inaugurés par Baybars. L'inverstiture du premier, Amîr Abû l-Qâsim Ahmad, en juin 1261, était destinée à donner une légitimité au sultan mamelouk, monté sur le trône après avoir commis deux régicides, tandis que celle du second, Amîr Abû l-Abbâs Ahmad, en 1262, avait une portée politique évidente afin de présenter Baybars comme le chef de l'umma, face au souverain mongol de la Horde d'Or, converti à l'islam. L'auteur étudie minutieusement les documents d'investiture, la description des cérémonies t montre de manière convainquante à quel point l'oralité et l'écrit sont imbriquées dans les différentes modalités de reconnaissance respective de la légitimité du calife et du sultan. La parole ne peut avoir de valeur irréfutable qu'en passant par l'écrit, mais l'acte écrit ne peurt fonder sa légitimité qu'en passant à son tour par le canal de l'oralité.
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L'État syrien à l'épreuve des organisations non gouvernementales depuis l'arrivée au pouvoir de Bachar al- Assad

10 janvier, 2010 - 14:24
Dans un contexte de libéralisation économique, la réforme de l'État social prend progressivement en Syrie la voie d'une « décharge » partielle. Cet article cherche à mettre en évidence la manière dont ce processus – fondamentalement justifié par le tarissement des ressources publiques – se traduit dans la pratique par un recours grandissant des autorités aux acteurs non étatiques (le secteur privé et le secteur associatif). Le processus de redéfinition de l'action publique – basé sur le « partenariat » et la « responsabilité » – a comme effet la revitalisation d'une « société civile » sélectionnée, promue et contrôlée. La situation inédite d'interaction et de négociation entre les autorités syriennes et les organisations non gouvernementales a un double impact sur le champ associatif : d'une part la multiplication du nombre d'associations autorisées par le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, et d'autre part le renouvellement des acteurs et des projets mis en œuvre. Dans ce cadre, les associations caritatives – bien ancrées, de plus en plus nombreuses, et avec un fonctionnement communautaire – constituent la pierre de touche du nouvel édifice associatif.
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L'État syrien à l'épreuve des organisations non gouvernementales depuis l'arrivée au pouvoir de Bachar al- Assad

10 janvier, 2010 - 14:24
Dans un contexte de libéralisation économique, la réforme de l'État social prend progressivement en Syrie la voie d'une « décharge » partielle. Cet article cherche à mettre en évidence la manière dont ce processus – fondamentalement justifié par le tarissement des ressources publiques – se traduit dans la pratique par un recours grandissant des autorités aux acteurs non étatiques (le secteur privé et le secteur associatif). Le processus de redéfinition de l'action publique – basé sur le « partenariat » et la « responsabilité » – a comme effet la revitalisation d'une « société civile » sélectionnée, promue et contrôlée. La situation inédite d'interaction et de négociation entre les autorités syriennes et les organisations non gouvernementales a un double impact sur le champ associatif : d'une part la multiplication du nombre d'associations autorisées par le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, et d'autre part le renouvellement des acteurs et des projets mis en œuvre. Dans ce cadre, les associations caritatives – bien ancrées, de plus en plus nombreuses, et avec un fonctionnement communautaire – constituent la pierre de touche du nouvel édifice associatif.
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La légitimité islamique des invasions de la Syrie par Ghazan Khan

9 janvier, 2010 - 17:15
Dans ce article, l'auteur explore le contenu et la transmission de deux documents émanant du sultan mongol Ghazan Khan : le firman (amān) à la population de Damas, accordé en 699/1300 lors de l'occupation mongole, et une lettre adressée au sultan mamelouk al-Malik al-Nâsir Muhammad, en 700/1301. Seule la copie arabe de ces textes à été conservée, dans les chroniques mameloukes syriennes et égyptiennes. L'analyse du contenu de ces documents porte principalement sur les arguments religieux qui légitiment l'invasion de la Syrie et sa soumission au pouvoir mongol, et ce, alors que le Ghazan s'était converti à l'islam. Le souverain mongol veut y apparaître comme chef de l'umma, et dénoncer l'illégitimité de la domination mamelouke afin de faire accepter son invasion de la Syrie. L'A. montre que finalement, malgré la conversion de Ghazan à l'islam, le discours mongol est en continuité avec la tradition antérieure : demande de soumission et affirmation de la supériorité du souverain mongol. L'analyse de la transmission de de la lettre est l'un des grands apports de l'article. En effet, les différentes versions de la lettre à al-Malik al-Nâsir Muhammad attestent de l'existence de deux transmissions distinctes : une version A, plus agressive, et une version B, plus conciliante, mais qui affirme davantage la supériorité de l'Ilkhan. L'auteur remet en cause l'interprétation de T. Raff (Remarks on an anti-mongol fatwa by Ibn Taymiya, Leiden, 1973, p. 34) pour lequel la version B était une forgerie mamelouke, rédigée tardivement pour en faire une offre de paix. Comme le fait remarquer l'auteur, le fait que Baybars al-Mansûrî, un contemporain des événements, transmette la version A montre que ces deux versions ont circulé simultanément. La version A serait la traduction arabe de l'original en mongol, envoyé par Ghazan, comme m'atteste la phraséologie officielle utilisée par les Mongols. La version B pourrait être une copie arabe du texte, effectuée au sein de l'État ilkhanide. Tandis que la version A a sans doute été établie à partir de l'original mongol par les services de la chancellerie mamelouke du Caire. L'auteur démontre de manière convaincante que les deux versions sont en fait des demandes de soumission adressées au sultan mamelouk. Cette demande de soumission implicite est justifiée par de nombreux versets de Coran, cités à l'appui de l'argumentation.
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La légitimité islamique des invasions de la Syrie par Ghazan Khan

9 janvier, 2010 - 17:15
Dans ce article, l'auteur explore le contenu et la transmission de deux documents émanant du sultan mongol Ghazan Khan : le firman (amān) à la population de Damas, accordé en 699/1300 lors de l'occupation mongole, et une lettre adressée au sultan mamelouk al-Malik al-Nâsir Muhammad, en 700/1301. Seule la copie arabe de ces textes à été conservée, dans les chroniques mameloukes syriennes et égyptiennes. L'analyse du contenu de ces documents porte principalement sur les arguments religieux qui légitiment l'invasion de la Syrie et sa soumission au pouvoir mongol, et ce, alors que le Ghazan s'était converti à l'islam. Le souverain mongol veut y apparaître comme chef de l'umma, et dénoncer l'illégitimité de la domination mamelouke afin de faire accepter son invasion de la Syrie. L'A. montre que finalement, malgré la conversion de Ghazan à l'islam, le discours mongol est en continuité avec la tradition antérieure : demande de soumission et affirmation de la supériorité du souverain mongol. L'analyse de la transmission de de la lettre est l'un des grands apports de l'article. En effet, les différentes versions de la lettre à al-Malik al-Nâsir Muhammad attestent de l'existence de deux transmissions distinctes : une version A, plus agressive, et une version B, plus conciliante, mais qui affirme davantage la supériorité de l'Ilkhan. L'auteur remet en cause l'interprétation de T. Raff (Remarks on an anti-mongol fatwa by Ibn Taymiya, Leiden, 1973, p. 34) pour lequel la version B était une forgerie mamelouke, rédigée tardivement pour en faire une offre de paix. Comme le fait remarquer l'auteur, le fait que Baybars al-Mansûrî, un contemporain des événements, transmette la version A montre que ces deux versions ont circulé simultanément. La version A serait la traduction arabe de l'original en mongol, envoyé par Ghazan, comme m'atteste la phraséologie officielle utilisée par les Mongols. La version B pourrait être une copie arabe du texte, effectuée au sein de l'État ilkhanide. Tandis que la version A a sans doute été établie à partir de l'original mongol par les services de la chancellerie mamelouke du Caire. L'auteur démontre de manière convaincante que les deux versions sont en fait des demandes de soumission adressées au sultan mamelouk. Cette demande de soumission implicite est justifiée par de nombreux versets de Coran, cités à l'appui de l'argumentation.
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Trente ans après ‘L'Orientalisme' : Docteur Edouard, Monsieur Saïd et « la double expulsion »

4 janvier, 2010 - 20:52
Saïd est l'un de ceux qui ont déconstruit le plus rationnellement et explicité le plus efficacement les ressorts idéologiques et les mécanismes de l'idéologie de la domination coloniale d'abord, de l'occupation israélienne de la Palestine ensuite. Si, après la victoire du Hamas palestinien aux élections parlementaires de janvier 2006, le soutien occidental aux représentants palestiniens élus s'est spectaculairement réduit, cela n'est pourtant pas totalement étranger au fait que, pas plus que ses homologues intellectuels « nationalistes arabes laïques », Edward Saïd n'a voulu participer à la normalisation intellectuelle de ses challengers islamistes. En tant qu'élite (palestinienne ou arabe) dominée, il a produit le meilleur des dispositifs analytiques de la domination politique. En tant qu'élite dominante, l'auteur de « Out of place» n'a pas toujours écrit ou milité « à contre courant » : il est demeuré dans le rang de l'immense majorité des intellectuels de son époque face à une génération islamiste qui remettait en cause l'hégémonie de la famille politique à laquelle il s'identifiait le plus intuitivement.
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