Appel à candidatures : aides à la mobilité internationale (AMI)

Erbil

L'Ifpo offre cette année quatre AMI (Aides à la mobilité internationale) à des étudiants inscrits en doctorat en France.

Ces AMI sont attribuées pour une période de 12 mois à partir du 1er octobre 2018.

Les dossiers sont à renvoyer au plus tard le 31 mai 2018

Informations et candidatures

 

Études contemporaines en sciences humaines et sociales sur le Proche-Orient

Sciences humaines et sociales sur le Proche-Orient

Archéologie et histoire de l’Antiquité au Proche-Orient

Crédits photographiques

Erbil, Creator(s): Matson (G. Eric and Edith) Photograph Collection, Date Created/Published: Taken between Sept. 26 and Oct. 12, 1932, No known restrictions on publication, http://hdl.loc.gov/loc.pnp/matpc.13156

Appel à candidatures : bourse post-doctorale dans le domaine des études contemporaines

Date: 
15 April, 2018 - 12:15 - 30 April, 2018 - 23:45
Amman, The Town

Bourse post-doctorale dans le domaine des études contemporaines

En résidence à l’IFPO – Amman (Jordanie)

L’Ambassade de France à Amman et l'Institut français du Proche-Orient (Ifpo) proposent une allocation post-doctorale pour un séjour de recherche de 4 mois en Jordanie, sur l'une des deux thématiques suivantes :

  1. La Jordanie et la question palestinienne au miroir des récentes tensions israélo-palestiniennes
  2. Économie politique de la Jordanie, acteurs et principes des réformes dans un contexte régional contraint

Le lauréat aura l’obligation de résidence en Jordanie durant toute la durée de la bourse. Il sera accueilli à l’Ifpo où il est attendu qu’il participe aux activités scientifiques en lien avec les chercheurs et étudiants en résidence, et avec les partenaires jordaniens de l’institut.

Il sera demandé au lauréat de remettre à l'Ifpo un rapport de 25 pages sur les résultats de sa recherche menée en Jordanie, dans le mois qui suivra le terme de la bourse. Un texte d’entre 10 000 et 20 000 signes (espaces et notes compris) résumant ces résultats lui sera aussi demandé, qui sera publié dans les Carnets de l'Ifpo.

Le montant total de l’allocation est de 10 000 euros.

Elle est destinée à couvrir l’ensemble des frais de séjour, ainsi que le transport et l’assurance voyage médicale obligatoire incluant une option de rapatriement.

Critères d’éligibilité

Nationalité/résidence :

Être ressortissant d’un pays de l’Union européenne et résider en France

Diplôme/statut :

Doctorat délivré entre 2013 et 2018.

Être associé à un centre de recherche / laboratoire en France.

Discipline :

Disciplines des sciences humaines et sociales relevant du Département des études contemporaines

Langue :

Maîtriser l’anglais ou l’arabe en fonction du sujet de recherches proposé.

Comment postuler

Les candidats doivent soumettre un projet de recherche de 5 pages maximum qui réponde à une des deux thématiques indiquées, ainsi qu'un CV et une lettre de motivation.

Les dossiers peuvent être rédigés en français ou en anglais.

Ils sont à envoyer avant le 30 avril 2018 par courriel à : secretariat.directeur@ifporient.org

Crédits photographiques

Amman, the Town, Creator(s): Matson Photo Service, photographer , Date Created/Published: 1946, July, No known restrictions on publication, http://hdl.loc.gov/loc.pnp/matpc.02831

Grande braderie des Presses de l’Ifpo du 15 avril au 15 juin 2018

Date: 
15 April, 2018 - 09:00 - 15 June, 2018 - 23:00

PRIX EXCEPTIONNELS sur les grandes collections !!!

35 lots sélectionnés dans 3 domaines

  • Archéologie et histoire de l’Antiquité
  • Études arabes, médiévales et modernes
  • Études contemporaines

Télécharger le catalogue de la braderie

Informations pratiques

  • choix de son ou ses lot(s)
  • commande et/ou information : diffusion-ifpo@ifporient.org
  • paiement par chèque ou par virement bancaire après réception de la facture

C'est dans les vieilles marmites ... Quelques réflexions autours de la céramique de cuisson du Ier au VIIIe s. dans le sud du Levant

Date: 
28 March, 2018 - 19:00 - 21:00

C'est dans les vieilles marmites ... Quelques réflexions autours de la céramique de cuisson du Ier au VIIIe s. dans le sud du Levant

Conférence organisée en partenariat avec l'Institut Français de Jérusalem et Hosh al-Syrian

 

C'est dans les vieilles marmites ... Quelques réflexions autours de la céramique de cuisson du Ier au VIIIe s. dans le sud du Levant

Conférencière

Laura Vié (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

À propos de la conférencière

Laura Vié est spécialiste de la céramique des époques romaine, byzantine et omeyyade, pour la région englobant les Territoires Palestiniens et la Jordanie. Elle a notamment procédé à l’étude des jarres de stockage du Levant de la période byzantine. Ces activités au Proche-Orient en tant que céramologue se poursuivent dans le cadre de différentes missions archéologiques franco-palestiniennes (Samarie-Sebasté, Kherbet el-Khalil/Mambré et ‘Ain el-Ma'moudiyeh) et franco-jordanienne (Khirbet edh-Dharih). Elle achève actuellement une thèse de doctorat qui porte sur l’étude de la céramique culinaire du sud du Levant du Ier au VIIIe siècle de notre ère.

Tell Kazel au Bronze récent

tell-Tell Kazell au Bronze Récent

Tell Kazel au Bronze récent
Études céramiques

Leila Badre, Emmanuelle Capet et Barbara Vitale

Bibliothèque archéologique et historique (BAH) 211

ISBN : 978-2-35159-740-8

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Presses de l'Ifpo

Prix : 45 €

Résumés

Tell Kazel était au Bronze récent au centre d’un petit royaume de la côte syrienne, à la frontière des empires égyptien, mittanien et hittite. La cité était en relation avec les autres cités côtières, tels Ougarit, Byblos ou Tyr, et se trouvait sur la route du commerce de la Méditerranée orientale auquel participaient Mycènes et Chypre.

Les deux études de céramique proposées ici reflètent cette situation, aussi bien par sa céramique locale qui s’inscrit dans les traditions syro-palestiniennes que par un abondant répertoire de céramiques importées de l’Ouest. La dernière période, autour de 1180, période qui est aussi la mieux représentée sur le site, témoigne par ses productions céramiques des grands changements en cours dans le Bassin méditerranéen.

La première étude présente un corpus de plus de cinq cents vases, essentiellement locaux, classés par types morphologiques avec des éclaircissements sur les évolutions chronologiques au cours des trois siècles et demi envisagés. La deuxième fournit un inventaire raisonné des importations chypriotes sur le site.

Abstract

During the Late Bronze Age, Tell Kazel was in the center of a small kingdom on the Syrian coast, and at the borders of the Egyptian, Mittanian and Hittite empires. The city-state had relations with the other coastal states, such as Ugarit, Byblos and Tyre. In addition, it was on the trade route of the eastern Mediterranean, with which Cyprus and Mycenae also participated.

The pottery analyses reflect this situation: a) by the local pottery which is relevant to the Syro-Palestinian tradition, b) it also includes an abundant repertoire of imported pottery from the West. The last period, dated to ca. 1180 BC, which is the best represented on the site, is the richest in pottery production. It is a testimony to the important changes taking place in the Mediterranean basin.

The first part of this publication presents a corpus of 500 vases, mainly locally made and classified according to morphological types with indications to their chronological evolution during the three and a half centuries in the present study.

The second part of the publication is an inventory of the Cypriot imports to the site.

تل كزل في عصر البرونز الحديث: دراسة للمنتجات الخزفية

ليلى بدر، إيمانويل كابيه
وبربارة فيتال

ملخص

كانت تل كزل في العصر البرونز الحديث محوراً للمملكة الواقعة على الساحل السوري وعلى حدود الامبراطوريات المصرية والميسنية والحثية. وكانت المدينة على علاقة مع باقي المدن الساحلية كأوغاريت وجبيل وصور وهي تقع على الطريق التجاري لشرقي البحر المتوسط الذي يصلها بقبرص وميسينا.

وتتضح هذه العلاقات من دراستنا هذه للخزف المحلي ضمن التقاليد السورية – الفلسطينية من جهة وللخزف المستورد من الغرب من جهة أخرى. وتتميز الحقبة الاخيرة في الموقع حوالي  1180، وهي االأوفر صناعة للفخار بتغيرات ملحوظة في حوض المتوسط.

تحتوي الدراسة الأولى على مجمع يضم ما يقارب ٥٠٠ آنية معظمها محلية، مصنفة حسب فئاتها التقنية مع ايضاحات على تطوراتها عبر تسلسلها التاريخي في القرون الثلاثة والنصف الأخيرة. وتحتوي الدراسة الثانية على المجموعة المستوردة من قبرص الى تل كزل.

Travail rural et commerces urbains : approches ethnographiques du travail

Date: 
23 March, 2018 - 18:00 - 20:00
Travail rural et commerces urbains : approches ethnographiques du travail

Séance du séminaire commun du Département des études contemporaines de l'Ifpo, de l'Observatoire des compétences et métiers de l'USJ, et de l'Orient Institut Beirut (OIB) : « Aux marges du salariat ? Travailler et contester au Liban : du travail migrant à la grande distribution

Programme

‘Ummal, Mou’allim w Shawîsh : Travailler dans le tabac : ressources et contraintes, Emma Aubin-Boltanski (CESOR-EHESS, Ifpo)

Le 27 juillet 2016, en pleine récolte du tabac, des ouvriers agricoles syriens de Dayr al-Ahmar (nord de la Bekaa) décident de faire grève. Ils entendent protester contre une série de mesures prises à leur encontre par le gouverneur de Baalbek-Hermel et appliquées avec zèle par la municipalité. La « crise » fait les gros titres de la presse nationale. Un retour sur cette affaire permettra d’explorer les relations complexes et réversibles entre trois acteurs essentiels de l’économie agricole locale : les « ‘ummâl» (travailleurs syriens), le « mu’allim » (le fermier  libanais) et le « shawîsh » (chef d’équipe (« warsha ») de travail).

Lieux et liens du commerce de rue à Beyrouth. Ethnographie ambulante auprès de vendeurs syriens, Emmanuelle Durand, (Doctorante IRIS-EHESS, CNRS)

Cette intervention propose de revisiter les résultats d'un mémoire de Master 2, réalisé en 2015 sous la direction de Kamel Doraï (CNRS, IFPO), interrogeant les expériences syriennes au Liban sur le temps long des migrations : de la figure de l’ouvrier à celle du réfugié. Le regard porté sur les pratiques de la vente de rue éclaire les insertions urbaines des réfugiés syriens à Beyrouth, au moment-même où le cadre juridique régulant leur séjour passe d’un régime préférentiel à un régime discriminatoire. Dans un contexte de restriction de l’usage de l’espace public, l’enquête ethnographique met en lumière les logiques spatio-temporelles et compétences de vendeurs de rue syriens. "Vente de rue", "commerce ambulant", "vente à la sauvette », le champs lexical qui désigne cette réalité urbaine protéiforme est vaste. Chacun des termes, néanmoins, renvoie au triangle dichotomique suivant : informel/formel, public/privé, ambulant/fixe. Activité économique ordinaire dans les villes - si ce n’est traditionnelle à Beyrouth, la vente de rue se définit paradoxalement par la négation de la normativité. Elle serait donc hors-norme en ce qu’elle s’oppose aux activités commerciales caractérisées par leur formalité, leur localisation dans un espace privé et intérieur. Cette intervention suggère de définir ces pratiques d’échanges marchands par l’affirmative. Résultat d’une enquête ethnographique auprès de vendeurs de rue syriens, notre propos vise à esquisser les liens étroits, les solidarités intimes, les articulations - si ce n’est l’interdépendance - entre les secteurs dits « formel » et « informel » qu’illustrent les logiques commerciales ambulantes observées.

Les commerçants syriens de Nabaa, pratiques et stratégies, Thierry Boissière (Université Lumière Lyon 2, Ifpo)

Une autre histoire : archéologie des techniques et de l’économie dans le monde gréco-romain

Date: 
21 March, 2018 - 11:00 - 12:30
Une autre histoire : archéologie des techniques et de l’économie dans le monde gréco-romain

Conférence organisée en collaboration avec le Département d’histoire de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph (USJ)

Conférencier

Jean-Pierre Brun, profeseur au Collège de France - Chaire Techniques et économies de la Méditerranée antique

Date et horaire

21 mars de 11h à 12h30

Lieu

Bibliothèque de l’Ifpo, Bâtiment I, rez-de-chaussée, Espace des Lettres, rue de Damas, Beyrouth

Contact

contact@ifporient.org

Palmyre : passé, présent, futur

Date: 
20 March, 2018 - 19:00 - 21:00
Palmyre : passé, présent, futur

Conférence organisée en partenarait avec l'IFJ dans le cadre des Rendez-vous de l'Ifpo

تدمر: الماضي، الحاضر والمستقبل

Résumé

La cité antique de Palmyre a été, ces dernières années, rattrapée par une actualité tragique. L’exposition médiatique s'est concentrée sur la destruction de ses monuments majeurs, sur l'inventaire des pertes irréparables, oubliant souvent d’expliquer en quoi ces vestiges archéologiques sont exceptionnels. L'objet de la conférence sera de retracer l’histoire de cette cité caravanière, élevée entre Orient et Occident, et d’expliquer pourquoi, après plus d’un siècle d’exploration archéologique et de recherche scientifique, Palmyre reste aujourd'hui plus vivante que jamais.

Conférencier

Thibaud Fournet est architecte et archéologue au CNRS, actuellement affecté à l’Ifpo en Jordanie. Ses travaux portent principalement sur l’architecture et l’urbanisme du monde antique méditerranéen et, plus particulièrement, sur le Proche-Orient gréco-romain (Syrie, Liban, Jordanie, Egypte). Il collabore depuis de nombreuses années aux missions archéologiques françaises en Syrie du Sud et à Palmyre, et participe depuis 2011 aux travaux de la Mission Archéologique française à Pétra. Il a notamment travaillé, à Palmyre, à l’étude et la publication des « bains de Zénobie » et de l’Agora.

Date et horaire

Le Mardi 20 mars 2018 à 19h00

Lieu

Institut français de Jordanie (Amman, Jabal al-Weibdeh)

Contact

contact.amman@ifporient.org

Informations complémentaires

Conférence en langue française

محاضرة باللغة الفرنسية

Appel à candidatures bourses de courts séjours de recherche scientifique « SAFAR »

Date: 
1 March, 2017 - 01:00 - 12 March, 2018 - 23:45
Safar

Programme de bourses de courts séjours de recherche scientifique « SAFAR »

Présentation

Lancé l’an dernier, le programme SAFAR de l’Ambassade de France au Liban, en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), offre aux étudiants de master 2, doctorants, post-doctorants, chercheurs, ingénieurs et techniciens rattachés à des institutions d’enseignement supérieur et de recherche libanais des bourses de courts séjours de recherche scientifique pour effectuer une mobilité en France dès le mois de juin 2018, pour une durée de 2 semaines à 6 mois maximum. Il couvre les domaines de recherche suivants : sciences humaines et sociales, santé, environnement, développement et innovation, archéologie.

Ces bourses favoriseront l’acquisition des compétences nécessaires au développement des travaux des bénéficiaires et l’accès aux ressources intellectuelles et logistiques requises pour la maîtrise de techniques ou méthodologies spécifiques. Ces séjours de recherche s’inscriront idéalement dans le cadre de partenariats existants ou contribueront à la mise en œuvre de tels partenariats.

Par le biais de ce programme, l’Ambassade de France au Liban se veut plus que jamais au service du renforcement durable des universités libanaises et de la recherche bilatérale franco-libanaise. La France a toujours consacré des moyens importants aux financements des échanges universitaires franco-libanais et on compte à ce jour près de 500 partenariats actifs, toutes disciplines confondues. Ces échanges contribuent chaque jour à tisser un réseau humain et intellectuel de tout premier ordre entre la France et le Liban.

Pour en savoir plus sur le programme SAFAR, télécharger l’appel à candidatures 2018 :
- Formulaire de candidature en français
- Formulaire de candidature en arabe

Modalités et critères de sélection

Télécharger en langue française

تحميل باللغة العربية

Date limite

Les candidatures doivent être envoyées avant le 12 mars 2018.

Le travail des déplacés syriens : de la migration forcée au travail sans-droits

Date: 
9 March, 2018 - 14:00 - 18:00
Le travail des déplacés syriens : de la migration forcée au travail sans-droits

Journée d'études organisée dans le cadre du séminaire commun du Département des études contemporaines de l'Ifpo, de l'Observatoire des compétences et métiers de l'USJ, et de l'Orient Institut Beirut (OIB) : « Aux marges du salariat ? Travailler et contester au Liban : du travail migrant à la grande distribution » et avec la participatin de l'ANR Lajeh.

Programme

"L'encampement" des réfugiés syriens au Moyen Orient : déborder les frontières de la vulnérabilité par le travail »

Delphine Mercier, (Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (LEST), Aix-en-Provence) ; Mustapha El Miri (LEST)

Résumé

Alors que les débats sur l’accueil des réfugiés ont animé principalement les arènes politiques en Europe et en Amérique du Nord, c’est massivement vers les pays limitrophes que les réfugiés syriens se sont dirigés. Le Liban, la Jordanie et la Turquie accueillent aujourd’hui près de cinq millions d’exilés qui vivent dans des conditions de forte vulnérabilité. L’aide internationale qui arrive dans cette région rétribue essentiellement ces pays pour leur rôle de sous-traitants de l’Europe et de l’Amérique du Nord dans la gestion du maintien du flux d’exilés et ne profite que très peu aux exilés eux-mêmes. D’ailleurs, pour empêcher une installation définitive de ces réfugiés sur leurs territoires, ces États limitent les aides et développent des politiques publiques de criminalisation assimilables aux logiques des centres de rétention. Face à cette vulnérabilité, les réfugiés n’ont d’autres choix que de survivre par leurs propres moyens. Les moins pauvres se tournent vers « l’industrie des passeurs » et « empruntent » les longues routes, périlleuses et couteuses, de l’exil vers l’Europe. Les autres partent en quête de moyens de subsistance stables, qui ne dépendent pas de l’aide internationale ou locale et investissent les marges du marché du travail, déjà occupées par les populations pauvres locales ou d’anciens migrants. Cette quête de travail emprunte souvent les chemins des réseaux familiaux, des intermédiaires du secteur informel et se concentre dans quelques secteurs de l’économie. C’est à ces stratégies de survie au quotidien des réfugiés que nous nous sommes intéressés lors de notre enquête ethnographique au Moyen Orient.

A propos des intervenant·e·s

Mustapha El Miri is a Senior Lecturer in Sociology at the University of Aix-Marseille. His latest researches focus on migrations and on their social effects in the Mediterranean basin. In his most recent works, he analyses the social qualification of migrants in the home countries; the  beginning of the undocumented migrants’ phenomenon; the integration modes, and the transformation relationships at the border in the light of migration in transnational areas integrated in the economic globalization (the Hispanic-Moroccan case).

Delphine Mercier is a Work Sociologist affiliated to the Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST) in Aix en Provence. Her works focus on free industrial export zones in the borders, namely in Mexico and in Central America, but also in Europe, North Africa and South America. She has analysed relocated subcontracted companies operating in border areas characterised by strong economic differences, particularly on the production systems and on the technical circulations in conjunction with work conditions. During the last few years, she has focused on labour and migration in the frame of “globalization from the bottom”, and “globalization on the field”.

Travail des enfants : ethnographie d’un c(h)amp du Akkar, Liban

Sofia Agosta (Doctorante Centre Population et Développement (CEPED), Paris Descartes) ; Michele Scala (Doctorant Orient Institut Beirut (OIB), Institut de Recherches sur les Mondes arabes et Musulmans (Iremam), Aix-Marseille Université, associé à l’Ifpo)

Résumé

Cette étude est le fruit d’une recherche ethnographique portant sur la mise au travail de mineurs œuvrant en milieu rural dans la région du Sahel au Nord du Liban. Avec l’afflux de réfugiés syriens au Liban, la recherche d’un logement (et puis d’un travail) a engendré des formes très diverses d’installation et d’organisation : des camps informels en passant par les garages et jusqu’aux champs agricoles. Dans ce dernier cas de figure, le champ devient aussi un campement. En échange de logement et d’un quota sur le vendu de la production, le chef de famille négocie un arrangement avec le propriétaire terrien qui s’avère indispensable au fonctionnement de l’économie rurale de la région. Le pseudo salaire tiré du vendu sur la production ne suffit pas à subvenir aux besoins des familles qui sont contraintes à s’endetter auprès du commanditaire et des magasins de proximité. Les prêts contractés sont pensés de manière à qu’ils ne puissent pas être rendus avec le revenu perçu, et les familles se retrouvent bridées dans une condition de servage pour dette vis-à-vis de leurs créditeurs. Assimilable au métayage et au péonage agricoles, cet arrangement comporte l’accomplissement du travail à tout prix sans limites d’heures, et la mise au travail du plus grand nombre de main d’œuvre possible sans limite d’âge. Pris dans un engrenage plus large, le travail des enfants apparaît comme le résultat ultime d’une chaîne d’exploitation impliquant des entières familles de déplacés syriens employées dans le travail de la terre. Dans ce contexte, bien que les mineurs accomplissent plusieurs tâches indispensables à la production, leur statut de travailleurs est loin d’être reconnu comme tel. D’une part les adultes forcés de les employer, déclassent leurs activités au rang de « tâches d’accompagnement ». D’autre part, en interdisant le travail des enfants, la loi participe à la création « d’une économie non règlementée aux multiples avantages » (Morice) où le travail des mineurs résulte comme une pathologie à soigner, mais qui s’avère essentielle aux logiques du marché. En remontant la chaîne de la production du dernier bout (les enfants) jusqu’aux distributeurs, en passant par des simsar et des médiateurs de toute sorte, on s’aperçoit vite d’une donnée : les ultimes bénéficiaires du travail des enfants c’est nous qui achetons nos fraises chez les dakâkîn ou au supermarché.

A propos des intervenant·e·s

Sofia Agosta : doctorante au Centre Population et Développement (Ceped), Paris Descartes, elle prépare une thèse portant sur le statut des mineurs non accompagnées en Sicile sous la direction de Fred Eboko (Ceped) et Nelly Robin (Ceped) après une carrière dans l’humanitaire (Palerme, Rome, Tchad, Sénégal, Liban).

Michele Scala : doctoral fellow à l’Orient Institut Beirut (OIB), associé à l’Ifpo, il prépare une thèse à Aix-Marseille Université (Iremam) sur les rapports entre clientélisme et travail au Liban sous la direction de Richard Jacquememond (Amu, Iremam) et Myriam Catusse (Cnrs, Iremam). Parmi ses publications : « Clientélisme et contestation : l'exemple de la mobilisation des travailleurs de Spinneys au Liban », dans Confluences Méditerranée, 2015/1, n° 92, pp. 113-123. Voir aussi : http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article4029&lang=fr.

"Les réfugiés volontaires" : travailleurs invisibles des dispositifs d’intervention de l’aide internationale ? »

Leila Drif (Doctorante EHESS-IRIS, associée à l'Ifpo)

Résumé

L’aide internationale, plus qu’une simple dépendance à l’égard de ses ressources, génère, dans l’organisation même de son entreprise de redistribution, des formes de « mise au travail » de certains de ses bénéficiaires, basées sur du volontariat rémunéré. Au Liban, dans le contexte d’accès contraint au marché du travail, le phénomène s’est popularisé auprès des réfugiés syriens, comme des acteurs de l’aide ; qu’il s’agisse du Haut- Commissariat aux Réfugiés de l’ONU ou de ses partenaires locaux. A Beyrouth ou Tripoli, le caractère urbain et disséminé de la présence de ces déplacés syriens a, en effet, rendu centrale la question de l’accès aux bénéficiaires, et ce, d’autant plus dans certaines marges où l’accès aux espaces est lui-même contraint pour les agents humanitaires. Nouveau maillon du dispositif de délégation de l’aide, des réfugiés syriens, bénéficiaires de ces organisations, se voient alors confiés des tâches incombant à l’organisation du travail interne des ONG, excédant ainsi les catégories d’empowerment ou d’activité génératrice de revenus (AGR). Cette communication interroge cet aspect du travail informel des réfugiés syriens, à partir du profil de ses acteurs et de leurs parcours, entre économie de la survie et/ou professionnalisation à la marge.

A propos de l'intervenante

Leila Drif, doctorante de l’EHESS-IRIS associée à l’Ifpo. Elle prépare une thèse en anthropologie, sur la production et l’organisation des territoires d’accueil des réfugiés syriens dans les marges de la banlieue sud de Beyrouth. Dans ce cadre, elle enquête sur les reconfigurations du champ associatif local, produites par l’aide internationale du Plan de Réponse à la Crise au Liban, et ses effets sur les économies domestiques des déplacés syriens.

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